PRÉAMBULE :
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Bonne lecture à toi !

Réalisé par : Adam MCKAY (The Big Short)
Sorti le : 13/02/2019
Durée : 2H14

EN BREF :
Grand amateur du talent de Christian BALE et de biopic en tout genre, Vice s’apparente au nouveau drame géo-politique basé sur la vie d’un homme iconique comme nous l’avions eu l’an passé avec Les Heures Sombres (et l’oscar de G. OLDMAN !). Mais la principale différence ici réside dans le fait que si tout un chacun connait Winston CHURCHILL, bien plus rare sont ceux qui pourrait affirmer la même chose quant à Dick CHENEY. En effet, le vice-président des deux mandats de George W. BUSH est encore aujourd’hui réputé pour son extrême discrétion. Un politicien fantôme qui grandit à Casper, dans le Wyoming (cocasse) pour devenir un homme à l’influence et au pouvoir tel, que notre monde porte encore les traces de ces décisions.

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LE PITCH :
Au début des années 60, Dick Cheney abandonne la célèbre université de Yale dans laquelle il passe davantage de temps à faire la fête qu’à étudier. Alors qu’il se destine à une vie peu glorieuse après ça, sa femme Lynne va le remettre sur le droit chemin et après un stage à la maison blanche, il décroche un poste d’assistant sous la présidence de Nixon. Chef de cabinet du président Ford, PDG d’une multinationale puis vice-président de Bush fils, l’ascension de Dick Cheney est aussi vertigineuse que silencieuse… A contrario, son impact sur les décisions politiques du pays est immense.

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Un film unique et profondément maîtrisé

Bien que je n’ai pas (encore) vu The Big Short, j’ai ouï dire que son style narratif et la réalisation  signée Adam MCKAY n’a pas son pareil. Avec Vice, la volonté de proposer quelque chose de différent se perçoit aisément avec des bonds temporels récurrents dès les premières scènes, avant même que le titre nous apparaisse. L’histoire nous offre ainsi l’opportunité de voir Cheney à différents âges charnières de sa vie, la vingtaine, 63 ou encore 71 ans à la fin de sa carrière. Ainsi, le temps passe pour lui mais son entourage témoigne également des années qui défilent. Ainsi Steve CARELL (excellent choix de casting) et Amy ADAMS bénéficient d’un maquillage minutieux en plus bien évidemment de celui de Christian BALE méconnaissable dans le rôle titre. Un travail remarquable qui justifie l’obtention de l’Oscar 2019 des meilleurs maquillages et coiffures.

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Sacré Batman ce Christian…

« Un hameçon, même décoré, reste un hameçon »

Outre ce montage alterné qui n’est au fond pas révolutionnaire, la narration et son style malicieux voire indirectement moqueur frappe juste. Avec un narrateur omniscient dénommé Kurt, un soldat de l’armée américaine, et sans qu’on ne connaisse autre chose que son prénom, l’homme brise le quatrième mur afin de nous interpeller sur ce vice président méconnu. Si le réalisateur – scénariste avait dû endosser un rôle, celui-ci aurait été le plus adapté car en toute sympathie et sans animosité aucune, le soldat nous raconte la vie de celui qui lui a offert son billet pour l’Irak. Son importance à la fin du film possède d’ailleurs un écho tout particulier et diablement bien pensé par le réalisateur.

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Par l’intermédiaire de sa mise en scène, MCKAY parvient à illustrer l’influence du vice-président.

Au final, le ton légèrement sarcastique et narquois de toute cette histoire s’illustre non seulement au travers de son montage : Lorsqu’une session de pêche à la mouche (grande activité de Cheney) est mise visuellement en parallèle avec une discussion de négociation sur son rôle en tant que vice président. À toi de choisir qui du poisson ou de Bush mord le plus à l’hameçon dans cette séquence… Mais aussi grâce à un humour fin très présent et son style.

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Steve CARELL apporte son grain de folie si unique, une petite bouffée d’oxygène.

Comme le faisait magistralement la série House of Cards, la froideur et la complexité éventuelle des échanges politiques est balayée dès l’or que le personnage s’adresse directement à nous. Par ce choix, certaines scènes sont de véritables pépites à l’image de la lecture d’un menu très « particulier » au restaurant énoncée par Alfred MOLINA (Spider-Man 2, Frida) aux hommes de pouvoir de la table. Une petite scène lors d’une interview diffusée après le premier générique nécessite une dernière fois toute ton attention. Dans les derniers mots de l’ancien VP, Sheney nous explique avec froideur et simplicité ce que le film souhaite nous faire comprendre tout au long de son histoire. Si celle-ci ce concentre sur un homme en particulier, le message de MCKAY et ce qu’il dénonce va bien au delà du gouvernement BUSH, et des USA. Au passage le fameux « Et ?/So ? » à la question de la journaliste fut la véritable réponse donnée par le Monsieur.

 

AVEC DU RECUL…
Dans Vice, MCKAY dénonce aussi simplement que subtilement les manipulations tolérées des lois et engagements d’un pays par ses politiciens dans le but d’arriver à leurs fins. Le but étant de donner au peuple capricieux ce qu’il veut, quand bien même il ignore ce qu’il en coûte avant de constater malgré lui les conséquence de son caprice. Avec un début un peu trop rapide à mon goût résumant l’ascension de Sheney en quelques minutes mal agencées, les 2h14 de film n’ont pas laissées échapper mon attention. Aussi, alors qu’il dit lui-même ne pas être un vulgarisateur, Adam MCKAY nous propose avec une grande intelligence d’en apprendre plus sur ce vice-président, cet homme simple qui aimait faire la fête et chérit ses filles, aussi fascinant qu’effrayant. Mais si le cadre du film se limite à cette histoire aussi riche soit elle, la critique va bien au delà de la carrière politique d’un seul homme. Alors en effet, le réalisateur n’est pas un vulgarisateur. Il agit ici comme une grille de lecture nous permettant de comprendre un langage volontairement complexifié, qui n’a en réalité qu’une seule vocation : Limiter l’accès au pouvoir. Vice est à voir.

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)