PRÉAMBULE :
Je remercie tout d’abord sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité. Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique ne contient pas de spoiler zone. Bonne lecture à toi !

Réalisé par : Peter FARRELLY (Mary à tout prix, Dumb & Dumber)
Sortit le : 23/01/19
Durée : 2H10

EN BREF :
Lauréat de trois Golden Globes en début d’année sur 5 nominations, l’antichambre des Oscars a encore une fois vu juste puisque le premier film solo de FARRELLY est aussi nommé dans 5 catégories lors de la fameuse cérémonie. Malheureusement plusieurs polémiques entourent Green Book depuis sa sortie et son succès critique… Des imprévus qui pourraient coûter cher au film, ce qui est regrettable, mais ce ne sera pas le sujet ici. En effet, fort d’un bouche à oreille positif, je découvrais cette histoire sans même avoir lu/vu autre chose que son affiche. Verdict…

Green book critique film cinéma avitique avec du recul blog

LE PITCH :
Au début des années 60, Tony Vallelonga se retrouve au chômage technique après que la boîte de nuit dans laquelle il travail ferme pour travaux. L’italo-américain, surnommé La Tchatche pour sa force de conviction, va alors faire la rencontre du musicien afro-américain Don Shirley. A la recherche d’un chauffeur pour sa tournée dans le sud du pays, le pianiste souhaite les services de Tony et personne d’autre en prévision de son voyage dans les états les plus racistes des Etats-Unis. Provenant de mondes opposés, les deux hommes vont pour autant s’apporter chacun bien plus qu’ils ne l’auraient imaginé…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Viggo MORTENSEN saisissant

Adulé pour son rôle dans Le Seigneur des Anneaux, j’avais également beaucoup apprécié son travail dans le reconnu Captain Fantastic en 2016. Plutôt rare au cinéma, le danois d’origine a pourtant immédiatement accepté le rôle proposé par le réalisateur. Dès lors, la transformation était lancée puisque après avoir regardé l’intégrale de la série Les Sopranos (dans lequel jouait Vallelonga) pour étudier son personnage, MORTENSEN prit 20 kg en alternant pâtes italiennes et pizzas. Mais au-delà de toute cette préparation, sa performance nous fait totalement oublier qu’il ne possède pas plus de sang italien que moi. Sa gestuelle et ses grossièretés visuelles ou verbales dignes du rôle rendrons in fine le chauffeur attachant.

Green book critique film cinéma avitique avec du recul blog
MORTENSEN en serait presque méconnaissable

Après Detroit, la nouvelle petite claque

Si le racisme fait toujours des ravages dans le monde et évidemment aux USA, nous n’avons qu’une infime idée, nous jeunes français, des atrocités générées par la ségrégation raciale pendant et même après les Lois Jim Crow (1876-1964). Deux ans après le perturbant Detroit qui revenait sur les violentes émeutes de 67, Green Book dévoile une triste réalité similaire en ajoutant la poésie de la musique et des mots.

Green book critique film cinéma avitique avec du recul blog
Bien que secondaire, la musique prend une place toute particulière tout au long de l’histoire.

Tout au long de l’histoire, Shirley incarne l’élégance, la culture et les bonnes manières et s’oppose directement aux familiarités de son chauffeur. Cliché absolu de l’italien, Tony n’est pas des plus réjouit à l’idée de conduire un afro-américain mais il a besoin d’un travail pour sa famille. Alors, avec une mise en scène comportant quelques bonnes idées et une musique signée Kris BOWERS très intéressante notamment lors de scènes clefs (champs de coton, dispute sous la pluie…) Green Book nous offre plusieurs séquences émotionnellement puissantes et surtout, pleine de sens.

Green book critique film cinéma avitique avec du recul blog
Avec la fausse acceptation de son sort, Shirley renforce l’absurdité du traitement de sa communauté.

Bien que l’oeuvre de Peter FARRELLY porte un titre esthétique, l’histoire ne l’utilise pas autant qu’on le croirait. Dans le cas où tu n’aurais pas vu le film, le Green Book était un guide annuel (publié de 1936 à 1966) destiné aux afro-américains indiquant tous les endroits du pays qui toléraient et acceptaient leur présence. Tout cela dans le but d’éviter toutes complications. S’il fait l’objet d’une utilisation à un moment, les nombreux imprévus que le duo va rencontrer prouve finalement que Tony ne le consulte pas vraiment. En dehors de ça, je finirais par souligner le jeu de Mahershala ALI (House of Cards, Luke Cage) qui campe ce musicien prodige selon les mots de STRAVINSKY, dont l’âme incroyablement et légitiment tourmentée laisse sans mot.

 

AVEC DU RECUL…
Green Book n’a pas volé les bons échos qu’il a reçu. Bien que ce ne soit pas le genre de film qui me marquera à vie en terme cinématographique, l’histoire qu’il relate laissera forcément (au moins) une marque culturelle en chacun des spectateurs. Le duo MORTENSEN associé à ALI fait des étincelles bien que je reproche une complémentarité à l’écran un peu trop discrète pour donner naissance à l’amitié si forte que l’on connaît. En dehors de ça, la musique accompagne idéalement plusieurs scènes très lourdes de sens qui invitent son public à faire la meilleure des choses en sortant de la salle : Réfléchir…

Green book critique film cinéma avitique avec du recul blog

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)