PRÉAMBULE :
Je remercie tout d’abord sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité. Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique ne contient pas de spoiler zone. Bonne lecture à toi !

Réalisé par : Jean-François RICHET (Mesrine)
Sorti le : 19/12/18
Durée : 1H50

EN BREF :
Sans que je ne possède une réelle affection pour Vincent CASSEL qui fait tout de même partie des figures les plus emblématiques du cinéma français, je fus néanmoins attiré par le style de son nouveau film. Fasciné par l’Histoire, toutes époques confondues, et plus encore par les XVII, XVIII et XIXème siècles, ce film retraçant la vie de Vidocq m’intriguait dès ma découverte de l’affiche. Rares sont les films français qui osent investir pour des oeuvres du genre, mais il en existe néanmoins et cela fait plaisir à voir. Aussi, raison de plus pour soutenir cette belle initiative et se faire un avis concret sur la question. Verdict…

L'empereur de Paris critique film avitique avec du recul blog cinéma

LE PITCH :
Dans les premières années du XIXème siècle, Eugène-François Vidocq souhaite racheter sa liberté après que ses nombreuses frasques et évasions lui est forgées un nom dans toute la province jusqu’à Paris. Dans sa quête pour la réhabilitation, sa fine connaissance de la pègre parisienne va s’avérer très efficace auprès de la brigade de sûreté. Mais ce nouveau rôle va attirer les foudres des autres policiers, jaloux de sa réussite, mais également mettre sa tête à prix dans les bas-fonds de la capitale.

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Une première partie laborieuse

Bercée par les flots, l’histoire débute doucement sur une galère en nous introduisant le personnage de Vidocq par l’intermédiaire de la réputation qui le précède. Enigmatique et intelligent, Vincent CASSEL et son faciès atypique correspond parfaitement au personnage fatigué par cette célébrité peu glorieuse. Si les bagnards l’admire, il n’est en aucun cas fière de cette reconnaissance. Il veut juste être seul, et dans cet optique, CASSEL campe avec justesse son personnage. Néanmoins le film prend du temps à se mettre en place dans le sens ou les événements s’enchaînent sans que l’on ne comprenne vraiment où l’on veut en venir. La première partie est ainsi assez ennuyante. Pour autant, ce qui suit peut justifier une partie de tout cela. 

L'empereur de Paris critique film avitique avec du recul blog cinéma
La reconstitution du Paris de l’époque est loin d’être bâclée

Des personnages inégaux

Malgré sa beauté, Anette est un personnage totalement inutile qui ne sert que de point faible à Vidocq, cliché absolu de la jouvencelle en détresse. Interprété par la belle britannique Freya MAYOR, nous saurons au moins qu’elle maîtrise le jeu des situations de détresse. Dommage pour elle car un investissement plus prononcé auprès de l’entreprise de son amant aurait été intéressant à suivre. Autrement, notre James Bond du Premier Empire Français bénéficie de plusieurs facilités scénaristiques qui sont parfois un peu trop poussées (la libération du boulet sous l’eau) ainsi que d’une résistance à toute épreuve contre les blessures et balles de pistolet, là ou d’autres succombent en quelques secondes.

L'empereur de Paris critique film avitique avec du recul blog cinéma
Les scènes d’actions ne sont pas ridicules, simples sur le fond mais efficaces.

Tandis que certains événements sont étrangement passés sous silence après qu’ils aient eu lieu (la mort de certains), on remarquera la prestation de James THIÉRRÉE. Dans le peau du Duc napoléoniste, le petit fils de Charlie CHAPLIN nous montre une nouvelle fois l’étendue de ses talents. Très théâtral dans un rôle qui lui va comme un gant, certains pourront y voir un sur-jeu dérangeant mais au final, cette exubérance colle bien à son personnage. Toujours côté casting, LUCHINI est incritiquable pour moi, ce qui n’est pas le cas du personnage de la Baronne. En dépit du bel accent ukrainien d’Olga KURYLENKO (L’homme qui tua Don Quichotte), l’utilité de sa présence interroge. Ses petites manigances de Baronne n’ont aucun intérêt dans tout le récit et son probable faible pour Vidocq ne fait même pas frémir ce dernier. La lettre qu’elle lui écrira en est d’ailleurs le symbole criant. Ainsi, à quoi bon. 

L'empereur de Paris critique film avitique avec du recul blog cinéma
Toute séquence de dialogue devient prenante avec cet homme.

Mais !

Outre ces éléments problématiques, la mise en scène de Jean-François RICHET est une superbe plus-value. Très travaillée, fluide et originale avec de nombreux cadrages en diagonales et divers travellings, le réalisateur fait tout pour limiter ses cuts. De nombreuses séquences sont ainsi très plaisantes et intéressantes à découvrir lors de dialogues ou instants d’actions. Le Paris de l’époque est également fort bien représenté grâce aux beaux panoramas qui nous invitent à deviner la vie grouillante de chaque ruelle.

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James THIÉRRÉE s’investit à 100% dans son personnage haut en couleur.

Autrement, l’affrontement final se déroulant dans la cathédrale est une belle idée mais l’absence de musique à ce moment-là fait défaut à mon sens. Enfin, même si le plan final prend une nouvelle fois son temps pour nous permettre d’apprécier le paysage, j’aurais trouvé judicieux la présence d’un écran titre afin de nous expliquer ce qui arriva au fameux personnage.

 

AVEC DU RECUL…
L’Empereur de Paris s’avère faire plaisir dans le paysage des films français. Sans être exempt de défauts loin de là, principalement dans sa première partie, la seconde a la bonne idée de renverser subitement ce qui semblait se dessiner depuis le début. Assez surprenant pour raviver un intérêt qui s’émancipait, Vincent CASSEL campe comme il le faut le célèbre bagnard. Aussi, en dépit d’un casting de personnages inégal dans leur utilité à l’histoire, certains acteurs brillent par leur talents à l’instar de THIÉRRÉE et LUCHINI. En somme, Jean-François RICHET signe une oeuvre intéressante et divertissante avec son Empereur de Paris.

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps – Chef d’oeuvre


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)