PRÉAMBULE : Je remercie tout d’abord très sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité.
Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique contient une spoiler zone sur l’histoire que tu peux éviter facilement. Bonne lecture à toi !

Réalisé par : Christian RIVERS
Sorti le : 12/12/2018
Durée : 2H08

EN BREF :
8 ème attente de mon classement 2018, Mortal Engines m’avait tout simplement fait rêver lors de ses premières images d’ailleurs très présente dans ma bannière vidéo Facebook. Produit et co-écrit par nul autre que Peter JACKSON à qui l’on doit Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, c’est ici son responsable des effets spéciaux Christian RIVERS, présent sur ces deux trilogies qui s’empare pour la première fois de la caméra. Adaptation du premier des quatre romans de la saga Tom et Hester écrite par le britannique Philip REEVE et sorti en 2001, Universal se lance à son tour dans une (éventuelle) nouvelle franchise. Après l’excellent Ready Player One porté à l’écran en début d’année, la nouveauté parvient à pointer le bout de son nez dans cet océan de suites, reboots, et univers étendu. Que vaut donc Mortal Engines… Verdict.

Mortal Engines critique avec du recul blog avitique

LE PITCH :
Au XXIIème siècle, le monde que l’on connaît n’est plus, anéanti par un holocauste nucléaire. Les Hommes sont ainsi redevenus nomades tout en restant citadins… puisque c’est désormais les villes entières qui se déplacent. Alors que les plus grosses cités avalent littéralement les plus petites en guise de combustible, l’arrivé d’Hester va subitement bouleverser Londres tout entier…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Un potentiel énorme…

Prends l’univers post-apocalyptique du Labyrinthe, le girl power d’Hunger Games, les vaisseaux de Stars Wars et quelques paysages du Seigneurs des Anneaux, mélange le tout : Mortal Engines. Bien évidemment cette analogie est une exagération puisque l’oeuvre de REEVE est paru bien avant les livres des 2 sagas pour adolescents mentionnées. Néanmoins, avec ce que nous connaissons aujourd’hui, la ressemblance est amusante à souligner. Mais ce n’est finalement pas si négatif, puisqu’avec autant de connotations si symboliques, Mortal Engines nous emmène dans un monde qui invite à rêver. La démesure des cités ambulantes est filmée à la perfection et il est évident que l’histoire ne fait qu’effleurer les nombreux détails de ce monde futur. La relation qu’ils ont avec notre civilisation qu’ils nomment « Les Anciens » est particulièrement intéressante. Nos technologies qu’ils décrivent comme la « génération des écrans » en nous montrant un iPhone en vitrine est assez sarcastique et Universal s’offre même un clin d’oeil en évoquant directement l’une de ses franchises phares…

Mortal Engines critique avec du recul blog avitique
Londres, ville-machine, impose le respect et fourmille de détails.

Du côté des personnages, l’héroïne Hester est interprétée par l’islandaise Hera HILMAR qui du haut de ses 29 ans fait aisément 10 ans de moins. Charismatique comme il faut, elle donne la réplique à l’irlandais Robert SHEEHAN dans la peau de Tom, lui aussi dissimulant étonnamment ses 30 ans. Mais c’est évidemment Hugo WEAVING (Matrix, Le Seigneur des Anneaux) qui tire Mortal Engines vers le haut. Les costumes de Bob BUCK (Le Hobbit) sont excellents et uniques car c’est tout une charte visuelle qui a dû être créée pour ce futur dystopique. L’immersion est donc réussi.

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Pour une première, RIVERS nous offre un film honorable.

… qui s’égare

Malheureusement se potentiel si riche ne va pas plus loin qu’une simple histoire pour adolescents. Plus problématique encore, Mortal Engines porterai presque mal son titre puisque le concept n’est pas vraiment poussé au point qu’on ne voit réellement, au final, qu’une seule ville-machine. Si l’on pouvait légitimement s’attendre à des affrontements de villes comme le ferait de redoutables bateaux pirates, il n’en est rien et le grand final n’a en soit rien d’époustouflant. Mais in fine, ce problème n’est pas dû au film de RIVERS mais directement au roman qui ne va pas au fond de son concept à mes yeux.

Mortal Engines critique avec du recul blog avitique
Hugo WEAVING remplit son contrat en rehaussant un personnage qui n’a au fond, rien de très original.

Je ne t’apprends rien en disant qu’adapté une histoire en script est loin d’être chose facile. Le film nous esquisse ainsi une partie du passé d’Hester dans le but de nous faire comprendre ses motivations et de nombreuses clefs du scénario. Malheureusement là encore, ce que l’on nous montre n’est que trop vague et manque d’approfondissement pour construire une véritable histoire forte. Je fais ici allusion au mystérieux et excellent Shrike qui représente un réel intérêt mais qui malgré l’interprétation de Stephen LANG (Hostiles, Avatar), manque d’impact concret dans toute cette histoire.

Mortal Engines critique avec du recul blog avitique
Chaque personnage fait preuve d’un charisme notable mais l’histoire reste globalement insuffisante.

SPOILER ZONE :
En effet, on ne sait quasiment rien sur l’espèce intrigante de Shrike et alors qu’on le pense invincible, sa mort intervient plutôt rapidement et… bêtement. D’ailleurs la fameuse promesse non tenue qui est à l’origine de sa traque parait dérisoire face à tant de hargne pour celle qu’il a élevé. Alors oui, il ne ressent rien et il est binaire : promesse tenue, ou pas tenue. Néanmoins il manque clairement quelque chose de consistant dans cette partie de l’histoire et preuve en est, si on la retire du film, rien ne change dans son final.
OVER

AVEC DU RECUL…
Mortal Engines placé dans mes attentes possédait, et l’histoire me l’a confirmé, un grand potentiel de par son cadre, ses personnages et ses visuels. Néanmoins je ne peux caché une légère déception au regard de ce qui aurait pu être fait. Le roman d’origine semble ainsi lancer une conventionnelle épopée destinée au jeunes ados et l’on est alors très loin du prestige d’un Seigneur des Anneaux. Par conséquent, et en dépit de ses nombreux bon points, le film ne fait que respecté son support d’origine. Malgré cela, Mortal Engines reste un divertissement de SF qui vaut le détour et ce tout simplement grâce à son univers qui donne, quand même, envie d’en voir plus…

Mortal Engines critique avec du recul blog avitique
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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)