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NETFLIX EN BREF :
Avec ses 137 millions d’abonnés de par le monde, Netflix ne se présente plus. Outre ses séries originales à succès (Narcos, Stranger Things, The Crown, Maniac, etc.), le pionnier du streaming à la demande joue un rôle de plus en plus conséquent dans l’industrie du cinéma.
En proposant ses productions directement sur la plateforme, exit la case cinéma. Une alternative qui fait débat auprès des grandes instances du milieu. Le Festival de Cannes 2018 avait ainsi refusé la participation de films non distribués en salles quand quelques mois plus tard, la 75ème Mostra de Venise récompensait de son côté certains films du site : La Ballade de Buster Scruggs* des Frères COEN et le tant attendu Roma d’Alfonso CUARÓN (Gravity).

Le monde du cinéma est donc en pleine mutation avec cette méthode de distribution inédite. Une formule récente qui parvient pourtant à attirer de grands noms du 7ème Art… à l’image des deux films traiter dans cet article. Après Bright, premier blockbuster Netflix sorti l’an dernier porté par Will SMITH et dont la suite est en préparation, les grands projets prometteurs s’enchainent. En effet dans quelques mois, M. SCORSESE sortira The Irishman, et Michael BAY (Transformers) nous proposera Six Underground avec un certain Ryan REYNOLDS. En attendant tout cela, attardons nous d’abord sur le présent…


Mowgli critique outlaw king critique netflix avec du recul blog
MOWGLI
(Andy SERKIS – 1H44 – 07/12/18)

Si il fallait définir la motion capture en un nom, ce serait inévitablement Andy SERKIS. Gollum, King Kong, César, Capitaine Haddock ou encore Snoke, le britannique est à cette technologie cinématographique ce que Michael JORDAN est au basketball. Depuis 2012 néanmoins, le comédien est aussi derrière la caméra puisqu’il dirigea la 2ème équipe du tournage de la trilogie The Hobbit au côté de Peter JACKSON pour ensuite réaliser son propre film en 2017 : Breathe. Mais aujourd’hui c’est avec une nouvelle adaptation (la 9ème) du roman de Rudyard KIPLING (1894), que SERKIS s’illustre.

LE PITCH :
Bébé, Mowgli est retrouvé dans la jungle par Bagheera après que le tigre Shere Khan est tué ses parents. Accueilli et élevé dans la meute des loups après un débat houleux, l’ours Baloo l’éduquera comme un jeune louveteau destiné à rejoindre la groupe de chasse. Mais sans surprise, Mowgli n’est pas comme ses frères car il reste avant tout un homme. Ses origines vont donc jouer un rôle de plus en plus important tandis que Shere Khan ne souhaite toujours qu’une seule chose : le tuer.

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Warner Bros lance les prémices du projet dès 2012. Alejandro Gonzales IÑÀRRITU (The Revenant)  et Ron HOWARD (Solo) sont successivement annoncé derrière la caméra avant que celui que l’on connaît prenne les commandes en mars 2014. Décalé notamment en raison de la sortie de la version live de Disney en 2016 (Le Livre de la Jungle – John FAVREAU) qui fut un succès, Mowgli se démarque de ses prédécesseurs en étant bien plus sombre, se voulant plus fidèle à l’oeuvre originel. Mais c’est surtout sa technique qui le fait du film une oeuvre à part avec l’utilisation d’acteurs pour jouer les animaux en motion capture. On retrouve ainsi un casting alléchant à l’image de Christian BALE en Bagheera, Cate BLANCHETT en Kaa, Naomie HARRIS en Nisha, nul autre qu’Andy SERKIS en Baloo ou encore un habitué de l’exercice, Benedict CUMBERBATCH sous les poils du terrible tigre.

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Dans cette nouvelle adaptation, Mowgli n’est pas près de chanter et danser avec Baloo.

Les animaux sont donc d’une beauté saisissante tout en étant pourtant étrange. En effet, les visages des acteurs ont forgés ceux des bêtes. Ce mélange donne alors naissance à des créatures hors du temps dans un univers finalement un peu magique. D’autres part la jungle et les paysages sont magnifiques, le tout au sein d’une ambiance définitivement plus adulte. Trainé dans la boue, blessé, capturé, emprisonné, Mowgli n’est par épargné dans cette histoire sans chanson et plus sérieuse que ce à quoi Disney nous avait habitué. Néanmoins, le scénario se laisse aller à certaines facilités à quelques reprises atténuant ainsi la noirceur du long-métrage. Attention cependant le film n’est pas réservé au adultes. Un enfant d’une dizaine d’années pourra tout à fait apprécier voire même dès 8 ans accompagné d’un adulte selon les mots du réalisateur.

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Les animaux sont uniques au point que l’on peut reconnaître le regard et les expressions d’Andy SERKIS avec un peu d’attention.

Enfin, certains éléments demeures énigmatiques à l’instar de la patte blessée de Shere Khan sur laquelle la caméra insiste à plusieurs reprises sans que l’origine n’en soit révélée. Dommage car cet approche du tigre fatigué par ses combats était des plus intéressants.

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La mise en scène nous expose une jungle impériale, hostile, mystérieuse et pleine de vie… bref : de toute beauté.


AVEC DU RECUL…
Mowgli : La Légende de la Jungle s’avère être de bonne facture. Cette approche plus sombre du Livre de la Jungle est véritablement intéressante et aurait même pu faire encore mieux en poussant davantage la profondeur des enjeux. Ici les humains sont les « animaux » puisque très superficiel face aux amis de Mowgli. Par ailleurs, reprendre cette histoire que tout le monde connait ne fait qu’accentuer le plaisir de retrouver Baloo, Bagheera et même Shere Khan, seul le Roi Louie manque à l’appel… Ce qui est normal puisqu’il est une invention pure de Disney pour son dessin animé de 1967. D’autres parts, il n’y a pas d’orang-outan en Inde (Info culturel, c’est cadeau). Mais en somme, le travail d’Andy SERKIS vaut largement le détour et promet de belles choses dans ce domaine à l’avenir. L’acteur réalisateur est d’ailleurs d’ores et déjà en projet pour adapté le roman de George ORWELL : La Ferme des Animaux. Et ce, en motion capture, évidemment.

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OUTLAW KING (David MACKENZIE – 2H01 – 09/11/18) 

LE PITCH :
Face au tyrannique Edouard 1er qui gouverne l’Angleterre, Robert Bruce est couronné premier Roi d’Ecosse par ses partisans en 1306. En quête de liberté pour son peuple soumis à l’oppression sur ses propres terres, le roi du nord va tenter de fédérer le plus d’hommes possible pour lutter face à l’immense armée de Londres dirigée par le Prince de Galles. En jeu, la vie de sa famille et d’un peuple mais surtout, l’avenir de toute L’Écosse…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Avec Game of Thrones, Vikings ou encore The Last Kingdom, le Moyen Âge est plus que jamais revenu au goût du jour. Basée sur l’histoire vrai de Robert Ier, le film de MACKENZIE nous emmène dans une époque l’on commence à bien connaitre ses dernières années. Le challenge est donc d’arriver à proposer une trame prenante sans verser dans la copie de ce qui fonctionne ailleurs. Pour le relever, le réalisateur nous fais directement voyager dans le temps avec une ouverture en plan séquence de plus de 7 minutes… et ça, on adore.

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Le film ne manque pas de mettre en valeur ses personnages.

Si la première partie semble un peu lourde avec une contextualisation pas forcément évidente à saisir dans le cas où l’on a oublié de réviser l’histoire de la monarchie Écossaise, la deuxième se rattrape. Avec un joli budget de 120 millions de dollars, OUTLAW KING propose de nombreuses séquences intenses où la barbarie de l’époque s’illustre. Néanmoins, les sentiments et la fraternité prennent une place tout aussi importantes dans la vie des protagonistes. Ainsi le mariage forcé donnant naissance à une réelle histoire d’amour et de confiance entre Robert (Chris PINEWonder Woman) et Élisabeth (Florence PUGHThe Young Lady) donne du corps à l’histoire. Des personnages comme le saisissant James Douglas (Aaron TAYLOR-JOHNSONNocturnal Animals) ou la présence notable de comédiens guests aux visages bien connus grâce à GOT, Stephen DILLANE (Stannis Baratheon) et James COSMO (Jeor Mormont) contribuent à l’animation du récit.

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Certains visages habitués de l’époque feront sourire certains connaisseurs…


AVEC DU RECUL…

OUTLAW KING n’est pas le film le plus inoubliable du genre mais je ne nierai pas ses nombreuses qualités. De par son traitement centré sur une introspection intéressante du monarque, un casting de qualité et des séquences d’actions très réussies, le film a de plus le mérite de nous faire découvrir cette histoire vraie. La reconstitution de la première bataille pour l’indépendance de l’Écosse à Loudoun Hill convainc et honore, plus de 700 ans plus tard, le courage de ces 600 chevaliers écossais, victorieux face aux 3000 anglais.

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)