PRÉAMBULE :
Je remercie tout d’abord très sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité.
Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique ne contient pas de spoilers sur l’histoire. Bonne lecture à toi !

Réalisé par : Kheiron (Nous trois ou rien)
Sorti le : 21 novembre 2018
Durée : 1H40

EN BREF :
Fan de Kheiron depuis 2011 lors de sa révélation avec la série (toujours aussi) géniale BREF, je me dois toujours de rattraper son premier film « Nous trois ou rien » sorti en 2015. A l’époque, l’ancien pensionnaire du Jamel Comedy Club reçoit ainsi les plus belles éloges pour son premier long-métrage avec (ma douce) Leila BEKHTI et Gérard DARMON pour lui donner la réplique. Fort de cette première expérience réussie selon les dires, l’iranien d’origines s’entour à nouveaux, si ce n’est encore plus, de grands noms du cinéma français. Catherine DENEUVE et André DUSSOLLIER accompagne ainsi l’acteur, réalisateur, scénariste et humoriste dans son deuxième film dont le titre est une ébauche de la finesse de l’oeuvre, Mauvaises Herbes.

Mauvaises Herbes critique avitique avec du recul blog

LE PITCH :
Orphelin et livré à lui-même dans son pays d’origine, Waël vit désormais en banlieue parisienne. Enchainant les petites arnaques à l’aide d’une retraité qu’il affectionne, sa vie prend subitement un autre tournant le jour où pour éviter un dépôt de plainte il se retrouve à jouer le rôle d’éducateur pour jeunes en difficultés. Si le deal ne devait durer qu’une seule journée, les choses ne vont pas se passer comme Waël l’imaginait…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Une contextualisation qui alterne standards et bonne idées

Pour nous présenter ses personnages, Kheiron à la malice de perdre son public en débutant son histoire in medias res comme on le dit si joliment en littérature (procédé qui consiste à lancer le spectateur sans préalable dans l’action). Sans qu’on ne comprenne vraiment la relation entre Monique et Waël, les deux compères semblent bien s’entendre et le film nous apprendra peu à peu pourquoi. Tout au long de celui-ci, nous suivons également une autre temporalité sans qu’aucun indice nous soit donné à ce sujet. Pas de date ni de lieu précis, aucun personnage que l’on connaît… Le réalisateur donne de la profondeur à sa comédie dramatique, un effort louable.

Mauvaises Herbes critique avitique avec du recul blog
Kheiron s’offre même la présence de sa femme au casting.

Puis viens le moment où nous rencontrons les jeunes en difficultés, sujet principal de Mauvaises Herbes. Introduire des adolescents dans un film est toujours une tâche très délicate à mes yeux, bien plus que des enfants ou des adultes. Le fait est que cette représentation des jeunes est dirigée et définie par le réalisateur, en d’autres termes, un adulte. En l’occurence, à 36 ans,  Kheiron est loin d’être déconnecté de ce monde ce qui en un sens rassure. Néanmoins ici ce ne sont pas de simples ados qui nous sont présentés, mais bien des jeunes « à histoire » comme le titrerai un banal JT de faits divers. Par conséquent je trouve cette notion encore plus délicate, car comment ne pas se fonder sur les clichés, peu valorisants, pour nous faire comprendre leurs origines.

Mauvaises Herbes critique avitique avec du recul blog
Les ados au cinéma demeure toujours un sujet risqué.

En cela Mauvaises Herbes ne déroge pas à la règle et me met mal à l’aise devant ces jeunes comédiens qui jouent les enfants difficiles. Un langage où les vulgarités s’enchainent, des activités illicites,  le jogging et la sacoche, le franco-arabe devenu classique pour caractériser la banlieue… Bref, « azy t’as compris là ». Alors je devine ton air offusqué, Ahah ! mais comment faire autrement puisque c’est la réalité ? Et bien je n’ai pas la réponse, et c’est pour cela que je ne pointerai évidemment pas du doigt le film là-dessus. Simplement, tout cela sonne encore et toujours faux au cinéma…

Mauvaises Herbes critique avitique avec du recul blog
Le réalisateur sait décidément comment s’entourer.

Une comédie réussie

En dépit de vannes souvent facile à prévoir, Kheiron parvient à nous faire sourire, et rire, via une écriture à dominante pleine de finesse. Grâce à cela, l’humoriste parvient à aborder de nombreux sujets délicats comme l’illettrisme où le viol sur mineur. Dans ce dernier cas, la caméra nous offre une scène aussi surprenante que forte en émotion et qui pour le coup, n’est gênante pour personne. Le metteur en scène fait preuve d’intelligence en utilisant le principe à plusieurs reprises du « show, don’t tell » lors de séquences de base complexes à filmer qu’il fait alors passer sur fond de musiques et de ralentis. De leurs côtés DUSSOLLIER et DENEUVE forment un duo attachant avec une Catherine particulièrement efficace.

AVEC DU RECUL…
Mauvaises Herbes, sans l’ambition de donner sa réponse à toutes les misères du monde, tend ici à faire évoluer les mentalités à son niveau. En citant Victor HUGO, Kheiron, poète à son tour,  nous propose une comédie légère tout en étant implicitement très sérieuse. Par ailleurs, la bonne idée de ne pas verser dans le drama fait que le film s’en sort très bien notamment à l’aide d’acteurs aguerris à l’instar de Catherine DENEUVE et André DUSSOLLIER. En somme, Kheiron, avec ses multiples casquettes, signe un deuxième exercice plus qu’honnête dans un film qui vaut s’en réelle surprise, le détour.

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)