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Réalisé par : Dario ARGENTO
Sorti le : 14 novembre 2018
Durée : 2H32

EN BREF :
Non, je n’ai pas (encore) vu le film original de Dario ARGENTO (1977). C’est donc simplement par curiosité vis à vis de son casting et de son affiche que je m’aventurai à découvrir Suspiria, version 2018. Amateur du travail de Chloë Grace MORETZ depuis sa révélation dans le premier Kick-Ass en 2010, il me plaisait de la retrouver dans un nouveau film typé « horreur » après un remake oubliable de Carrie en 2013. Mais dans le rôle titre on retrouve surtout Dakota JOHNSON que l’on avait vue il y’a peu séjourner à l’Hôtel El Royale. Aux côtés de ces deux jolis noms, Mia GOTH est de la partie après s’être illustré dans Nymphomaniac, A Cure of Life et plus récemment, Le Secret des Marrowbone. Mais le mystère est avant tout entretenu par l’incroyable Tilda SWINTON (Okja, Doctor Strange, Narnia) qui me fera décidément flipper toute ma vie. Alors, que vaut donc ce Suspiria, 40 ans après sa grande soeur…

Suspiria critique avec du recul blog avitique

LE PITCH :
En 1977, la jeune américaine Susie Bannion arrive à Berlin avec l’ambition d’intégrer la prestigieuse compagnie de danse Helena Markos. Déterminée et talentueuse, la chorégraphe en personne, du nom de Mme Blanc, va la remarquer et lier un lien fort avec sa nouvelle prodige. Mais derrière ces miroirs et la rigueur des entrainements ce cache des secrets qui dépassent de loin les apparences familiales de la compagnie…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Une atmosphère oppressante

Réalisateur du succès critique Call me by your name l’année dernière, Luca GUADAGNINO reprend un classique de l’horreur italienne avec le premier volet de la Trilogie des Enfers de Dario ARGENTO. Méconnaisseur du travail de l’italien, j’entrais alors dans cette longue de histoire sans savoir réellement à quoi m’attendre. Le film s’ouvre avec un semblant de prologue où Chloë MORETZ donne le ton des événements à suivre. Naturellement atteinte de folie ou simplement perturbé par ce qu’elle a vu, telle est donc la question que ce posera son psychologue Joseph Klemperer, également interprété par une Tilda SWINTON méconnaissable (Et oui pas de place pour les hommes ici).

Suspiria critique avec du recul blog avitique
Même lorsqu’elle sourit, Tilda SWINTON est effrayante dans un film.

Avec sa caméra, GUADAGNINO affiche clairement son penchant auteur en s’adonnant à des zooms avants et arrières peu conventionnels mais somme toute fort perturbants. Les cauchemars de Susie s’illustrent quand à eux par un enchainement d’images alternant simplicité et atrocité provocant tantôt le l’interrogation, tantôt l’effroi. Par ailleurs, les miroirs ont une place très importante dans de nombreuses séquences. Bien connu pour illustrer la double personnalité d’un personnage, le réalisateur italien use du difficile concept en particulier dans une salle de danse dont les miroirs ondulés créent une pièce bien singulière. Elle sera d’ailleurs le théâtre d’une « chorégraphie » particulièrement marquante, pour ne pas dire effroyable, dans ce qui est à mon sens la meilleure scène du long-métrage.

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La réalisation nous propose quelques plans intéressants.

La pire séance de ma vie

Si certains avaient été traumatisé devant Climax, voilà à mon tour ce que je pense être la pire séance à laquelle j’ai assisté. Pour contextualiser, c’était lors d’une froide soirée de novembre que je m’approchais du cinéma pour la séance de 21h. Sans réelle surprise, je fus l’unique spectateur présent dans la salle et Suspiria m’était alors comme réservé. Seul face à cette sombre histoire, je n’avais aucun allié pour m’aider à supporter les événements qui allaient se dérouler devant moi.

Suspiria critique avec du recul blog avitique
Les miroirs ont une place très importante dans l’histoire… sans qu’aucune caméra ne soit visible. Un bel effet encore plus perturbant au final.

Il faut le dire, le film ne comporte aucun moment de douceur, de légèreté ou de bonheur. L’histoire, vicieuse, feint même de nous faire respirer un instant avec un simulacre de retrouvailles émouvantes. C’est alors que plus le film avance, plus l’horreur s’intensifie dans cette école de danse qui ne sert que d’enveloppe. Comme évoqué précédemment, les difficiles images nous sont parfois bien amenées, mais le climax final n’est rien d’autre que l’apothéose de l’atrocité dans une séquence interminable. Découpé en 6 chapitres, le point final du dernier se fait attendre avant d’enfin nous délivrer… ou pas, puisqu’un epilogue vient rallonger cette histoire déjà bien assez pesante. Paradoxalement, je ne me suis pas ennuyé car bien trop pris par les évènements, mais comme tu l’auras deviné, il me tardait de quitter Berlin.

Suspiria critique avec du recul blog avitique
Le fameux miroir…

AVEC DU RECUL…
Suspiria s’avère donc une véritable expérience que je ne suis pas prêt de réitérer. En reprenant le film orignal d’ARGENTO, Luca GUADAGNINO nous emmène à la lisière du mur de Berlin pour nous faire rencontrer ses danseuses et leurs tourments. Emmené par un casting idéal, Dakota JOHNSON, Tilda SWINTON et Mia GOTH sont irréprochables mais cela n’empêche rien. Le film est une souffrance pour ses personnages comme pour son public, et malgré quelques bonnes idées, la réalisation ne fait pas le poids pour me faire aimer mon inconfort permanent. Au delà de ça, Suspiria n’est pas un mauvais film, mais ne retiendra certainement plus (jamais) mon attention.

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Voici ce que mes notes signifient :

1/10 = Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, j’ai quitté la salle.
2/10 = Brûle moi cette pellicule.
3/10 = On devrait nous payer pour venir s’assoir dans la salle.
4/10 = Y’avait de l’idée ! Maiiiiiis non, oublie.
5/10 = La moyenne ! Un moment sympa rien de plus, next.
6/10 = Film passable.
7/10 = Bon film.
8/10 = Film intéressant et travaillé qui vaut le détour.
9/10 = Excellent film.
10/10 = Film mémorable qui me marquera pendant longtemps.


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)