PRÉAMBULE : Salut l’ami ! Merci d’être là ! Retrouve moi sur Instagram et Facebook juste ici ! D’autre part cet avitique ne contient pas de partie SPOILER, tu peux lire tranquille… Bonne lecture !

Réalisé par : Drew GODDARD (La Cabane dans les bois)
Sorti le : 7 novembre 2018
Durée : 2h22

EN BREF :
Arrivé avec une communication relativement faible, Sale temps à l’hôtel El Royale n’était pas non plus aidé par la forte concurrence qui sévit en cette fin d’année. Pourtant la découverte de sa bande annonce en salle fut une véritable claque. Avec un casting alléchant et un visuel très intéressant, il me tardait de découvrir cette oeuvre arrivée de nul part. Réalisé et écrit par Drew GODDARD, scénariste sur les séries Netflix The Defenders et Daredevil ainsi que sur certains épisodes de Lost et Buffy contre les Vampires, son expérience derrière la caméra au cinéma est pourtant plus limitée avec une seule expérience en 2012 : « La Cabane dans les bois« . Alors cette hype provoquée par le trailer signifiait-elle la qualité du film ? Verdict…

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique

LE PITCH :
En 1969, l’hôtel El Royale construit sur la frontière entre le Nevada et la Californie accueil subitement plusieurs clients. Alors que le lieu ne reçoit étrangement plus personnes depuis longtemps malgré ses bons services, cette réunion d’étrangers va faire revivre l’El Royale le temps d’une nuit pluvieuse et pour le moins agitée…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Un accueil alléchant

Film à suspens relativement long , Sale temps à l’hôtel El Royale nous fait découvrir ses personnages, leur raison d’être ici et leurs ambitions, un par un en découpant l’histoire en plusieurs parties. Dès lors, la comparaison avec le génialissime « Les 8 Salopards » de TARANTINO saute aux yeux et l’inspiration semble évidente. Le suivi de chacun des clients nous permet d’en apprendre plus sur ce qu’il ce passe dans l’hôtel puisque si tout se déroule le temps d’une seule soirée, nous revivons plusieurs fois la même scène à partir d’un point de vue différent. Un procédé que j’apprécie tout particulièrement et qui s’articule ici autour d’une mise en scène très appréciable.

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique
Cette réunion d’étrangers dans ce huis-clos n’est pas sans rappeler les romans d’Agatha CHRISTIE

En effet, la réalisation de Drew GODDARD résulte d’un excellent travail esthétique. Comme j’avais pu le voir dans l’excellent trailer, les visuels sont splendides. S’appuyant sur la pluie torrentielle de la soirée, les décors du hall de l’hôtel ainsi que les néons de l’écriteau El Royale qui illumine la nuit noire, l’ambiance est réussie. C’est d’ailleurs le point le plus fort du film qui permet au casting de nous entrainer dans toute cette sombre histoire.

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique
Indéniablement, l’ambiance du film est magnifique.

Des clients 5 étoiles

Avec Jeff BRIDGES (Kingsman 2), Dakota JOHNSON (50 Nuances), Chris HEMSWORTH (Thor) ou encore Jon HAMM, les personnages nous embarque rapidement avec eux dans leurs préoccupations. Mais finalement, ce ne sont pas ces grosses têtes qui m’ont le plus séduit mais bel et bien deux révélations. Lewis PULLMAN prête ici ses traits à l’innocent réceptionniste du film et livre une prestation remarquable. Une performance de bon augure pour les fans de Top Gun puisqu’il est au casting de la suite prévue pour juillet 2020, la aussi aux côtés de Jon HAMM. Dans la même veine, c’est Cynthia ERIVO et sa voix sublime (audible dans le trailer) qui impressionne et qui ne fait qu’accroître mon envie de découvrir « Les Veuves » de Steve MCQUEEN (12 Years a Slave) en salle fin novembre.

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique
Le regard de Cynthia ERIVO en dit long sur les évènements de la soirée.

Ainsi, devant cette démonstration de talent, le scénario est prenant et les révélations vont de pairs avec la violence de leurs arrivées, au sens figuré comme littéral parfois. La gestion de la tension est bien illustrée, surtout dans la première moitié du film avec la présence de quelques gentils sursauts au rendez-vous. Malheureusement, c’est à partir de là que tout n’est pas égal.

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique
Lewis PULLMAN, ici derrière Dakota JOHNSON, crève l’écran tout au long de l’histoire.

Un séjour qui s’éternise

Frôlant les 2h30, le film de GODDARD tente de relever le défi de tenir son public en haleine pendant aussi longtemps. En dépit de toutes ses qualités, l’histoire possède un ventre mou avec une longue partie qui ne fait rien avancer hormis l’opportunité offerte d’admirer le torse d’HEMSWORTH en continu. Si certain(es) apprécieront, je trouve ce personnage complexe maladroitement amené et trop flou dans ses ambitions ainsi que la raison de sa présence. Figure religieuse évidente comme on peut le voir au travers de plans symboliques ou simplement par la ressemblance voulue entre l’acteur et le Christ, sa présence interroge.

Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique
Malgré l’implication de l’acteur, le personnage d’HEMSWORTH me pose problème.

Analyse : En cela, le réalisateur remet clairement en cause la religion et les dérives qu’elle provoque chez les Hommes. Tout d’abord avec un prêtre qui n’a de religieux que sa soutane, puis avec ce fameux individu qui use de son influence et de la foie des autres pour assouvir ses désirs. Les profanateurs sont donc clairement pointés du doigt tout comme l’implication des États-Unis au Vietnam. Bien que pertinent, le film s’embourbe alors dans un chemin qui ralenti considérablement le rythme et qui, au final, n’intéresse pas vraiment en raison de la manière dont tout cela est introduit.

 

AVEC DU RECUL…
Sale temps à l’hôtel El Royale confirme en partie cette belle surprise que j’avais eu en découvrant les premières images. Ambiance parfaitement maitrisée dans cet hôtel mystérieux, on ne boude pas notre plaisir en voyant évoluer ce groupe d’acteur impliqué et talentueux. Néanmoins en abordant des thématiques intéressantes mais complexes, le film de DREW GODDARD se perd un temps en chemin créant ainsi une longueur dispensable. Malgré cela, les prestations notables de Lewis PULLMAN et Cynthia ERIVO face aux grands noms de l’affiche ajoute du positif au film pour un résultat honorable.

note Sale temps à l'hôtel El Royale critique analyse avec du recul blog avitique

Merci pour ton intérêt à mon blog !
N’hésite pas à t’abonner à celui-ci en cliquant sur « suivre » afin d’être alerté par mail de la parution de mes articles ! Tu peux aussi me suivre sur Instagram et Facebook afin de garder un œil sur mon actualité !

PS : Le trailer ci-dessous n’est malheureusement pas celui découvert en salle qui m’avait fait tant envie et que j’évoque plusieurs fois… Celui-ci étant tout bonnement impossible à trouver sur internet !


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)