PRÉAMBULE : Salut l’ami ! Merci d’être là ! Retrouve moi sur Instagram et Facebook juste ici ! D’autre part cet avitique contient une SPOILER ZONE que tu peux éviter en allant directement au paragraphe du dessous … Bonne lecture !

EN BREF :
Numéro 1 des mes attentes 2018, ce troisième film du prodige Damien CHAZELLE m’avait attiré l’oeil dès que j’en avais entendu parler début 2017. Pour cette adaptation du livre éponyme de James R. HANSEN, le réalisateur franco-américain met de côté la musique alors à l’honneur dans Whiplash et le fameux La La Land. En revanche, il garde avec lui Ryan GOSLING qui tenait déjà l’un des deux rôles principaux dans son dernier film afin de nous faire rencontrer intimement l’un des Hommes les plus connu de notre Histoire, le premier à avoir marché sur la Lune.

affiche First Man critique avec du recul blog avitique

LE PITCH :
En 1961, Neil Armstrong intègre le deuxième groupe d’astronautes de la NASA. A 32 ans, il va ainsi participer indirectement à la course à l’espace entrepris par les USA et l’URSS. Bien loin de ces enjeux politiques, l’astronaute traverse de rudes épreuves familiales dans une période où sa vie est en jeu chaque jour, pendant près de 10 ans… jusqu’à un certain soir de juillet 1969.

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Une mise en scène intimiste à toute épreuve

C’était l’objectif clairement affiché par CHAZELLE, centrer son histoire et sa caméra sur la vie de l’astronaute jusqu’à ce qu’il devienne le First Man. Exit les autres grands hommes d’Apollo 11 et de toutes les missions précédentes qui ont permis à celle-ci de réussir, l’histoire est un biopic avec un grand B. Une direction empruntée par le film qui n’est pas difficile à cerner tant le nombre de très gros plan sur Armstrong est important. Ryan GOSLING s’est énormément investi pour ce rôle et cela se ressent avec un personnage au regard tantôt déterminé dans son travail, tantôt effrayé face à ses responsabilités familiales.

First Man critique avec du recul blog avitique
Les astronautes autour d’Armstrong ne sont que très secondaires, n’en déplaise à Ed White (premier homme à avoir « marché » dans l’espace)

D’un autre côté, le deuxième personnage le plus important du film est inévitablement sa femme Janet. Magistralement interprétée par Claire FOY (The Crown), elle est le vilain petit canard de l’histoire puisque le travail hors du commun de son mari pèse sur son mariage, mais ça, tout le monde l’ignore. Ainsi, la scène où elle s’enferme avec Neil dans son bureau pour lui faire affronter la vérité est la plus prenante du film à mes yeux. Dans son discours, on comprend alors toute la force et le courage dont elle fait preuve en abordant sans langue de bois le risque énorme que représente la mission pour sa famille. La réunion familiale qui s’en suit est alors aussi pesante que réussie.

First Man critique avec du recul blog avitique
Claire FOY prête ses traits à une femme bien plus forte qu’elle n’y parait.

SPOILER – Analyse de la scène – ZONE
Cette séquence est révélatrice de nombreux points. Non sans difficulté, Janet parvient à convaincre son mari d’affronter les événements en disant au revoir à ses enfants. Un rôle de père qui s’avère très particulier à gérer pour l’astronaute puisque quand bien même il voue un amour inconditionnel à ses garçons, la perte de sa fille l’a terriblement affecté. Ainsi autour de cette table, Neil est mal à l’aise face à ce potentiel adieu qu’il fait à sa famille. Il se contente de répondre à leurs quelques questions exactement comme dans une conférence de presse, « Vous avez d’autres questions ? » leur lancera-t-il. Impersonnelle et froide pour une conversation pourtant si symbolique, l’ainé ne lui tend même que sa main à défaut de l’embrassade présumée.
Armstrong est donc complètement démuni dans cette situation et son envie de fuir la maison pour rejoindre sa mission est criante.

Pour en finir avec le spoil, je regrette l’absence d’une petite scène de leur retour sur Terre. La réaction du First Man aurait été intéressante à observer même si ce choix n’est pas une véritable erreur en soit.
OVER

First Man critique avec du recul blog avitique
Il est quand même bon ce Damien…

Le souci du réalisme

Voulant être, à quelques exceptions près, le plus fidèle possible à la réalité, le réalisateur en est aller jusqu’à imposer un agrandissement limité à 10% pour la reconstruction des vaisseaux. Au diable le confort des acteurs et les déplacements facilités de la caméra, le sentiment d’intimité et d’exiguïté est bel et bien présent à chaque scènes spatiales. De très gros plans sont régulièrement portés sur les regards de Neil Armstrong et les scènes de paniques n’en sont que plus oppressante. De plus, la caméra embarquée n’hésite pas à nous secouer dans tous les sens comme le pilote, notamment lorsque son vaisseau part en vrille. La musique de Justin HURWITZ,  (fidèle de CHAZELLE) est alors perturbante et somme toute, un peu extra-terrestre

First Man critique avec du recul blog avitique
Des plans très serrés intensifient le sentiment d’oppression dans le vaisseau.

Ouvrez grands les yeux, et les oreilles…

La musique joue bien évidemment un rôle important dans First Man, en particulier à l’approche de l’alunissage dans une séquence au thème tout simplement épique « The Landing« , qui le devient encore plus à l’instant où les cuivres font leur apparition. Outre la musique en elle-même, la gestion du son est un élément très travaillé dans toute cette longue histoire (2h22). Chaque petit bruit a son importance pour rendre le moment suspendu, et le silence est globalement très présent lors des scènes de tension.

First Man critique avec du recul blog avitique
Les jeux de lumières sont fréquents et apportent un certain cachet à la mise en scène.

Dans le même esprit, l’espace absolument muet nous invite à admirer son immensité et un peu plus tard, le sol encore vierge de la Lune. Les scènes sur le satellite ont d’ailleurs été filmées en IMAX (70 mm) afin de rendre compte les immenses panoramas du lieu contrairement aux moments intimes qui ont fait appel à une pellicule 16 mm, donnant ce côté granuleux et « ancien » à l’image.

First Man critique avec du recul blog avitique
Etre un astronaute est une chose, être un papa en est une autre…

T’as de beaux yeux tu sais

Enfin, la lumière fait elle aussi l’objet d’une attention particulière. Très souvent, le visage de Neil est éclairé de moitié ce qui n’est pas sans rappeler un éclairage similaire lorsqu’il est en orbite autour de la Terre. Dans la même veine, lorsqu’il regarde l’écran de TV, la lumière bleu de l’écran (ça ne s’invente pas) illumine son regard exactement comme si il se retrouvait à admirer la planète bleue. Les yeux sont définitivement au coeur de plusieurs scènes clefs comme lorsque les trois astronautes découvrent pour la première fois la Lune, le reflet de cette dernière nettement visible dans leurs pupilles…

AVEC DU RECUL…
FIrst Man fait honneur aux attentes que j’avais placé en lui. Damien CHAZELLE, dans un registre complètement différent de ses expériences passées, nous donne avec ce film notre ticket pour la Lune. Ryan GOSLING campe un Neil ARMSTRONG tourmenté et captivant tandis que Claire FOY, de son côté, est saisissante. Ce biopic sur le premier homme sur la Lune nous fait décoller pour une histoire aux enjeux intenses dont la mise en scène retranscrit les lourds sacrifices nécessaires à l’aboutissement de l’opération. Ce voyage en terre/lune inconnue s’accompagne également de silences maitrisés de bout en bout mais ne nous prive heureusement pas pour autant des talents d’HURWITZ. En somme, cette 3ème oeuvre du réalisateur est sans surprise de très bonne facture et à voir au plus vite, constituant un beau moyen de passer quelques heures la tête dans les étoiles.

note First Man critique avec du recul blog avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)