PRÉAMBULE :
Je remercie tout d’abord très sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité.
Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique ne contient pas de spoilers sur l’histoire. Bonne lecture à toi !

EN BREF :
Sorti en 1987, Predator premier du nom nous permettait d’admirer les biceps nervurés d’Arnold SCHWARZENEGGER. Un peu plus de 30 ans plus tard, je découvrais enfin ce classique dans l’attente du nouvel opus de la licence. Pour faire un bref retour à son sujet, je ne m’avoue pas friand de l’oeuvre bien que je puisse reconnaître ses qualités. En l’espace de trois décennies, 3 films sont sortis et 2 crossover avec la saga Alien ont vu le jour. A l’instar de la licence de Ridley SCOTT, 20th Century Fox tente de relancer (tant bien que mal) ces titres phares qui ont marqués le monde de la SF et toute une génération de cinéphile. Une génération à laquelle je n’appartiens pas, et c’est donc avec une appréhension certaine que je m’aventurais à la découverte de The Predator

the predator critique predator avec du recul blog avitique

LE PITCH :
Après la venue des Prédateurs en 1987 et 1997, un nouveau spécimen débarque sur la planète Terre. Le premier à croiser son chemin est un sniper des Forces Spéciales du nom de McKenna qui en profite au passage pour voler certains équipements de l’extraterrestre. Sans surprise, le Prédateur va rapidement s’en rendre compte et traquer le voleur. Mais en réalité, son arrivée sur terre est loin d’être une simple partie de chasse…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

La catastrophe tant attendue…

… n’a pas lieu ! Car oui avec la bande-annonce et l’affiche, tout me poussait à croire que ce nouveau Predator allait être effroyable ou presque. Au final, je te rassures, (et je me suis rassuré aussi) le film de Shane BLACK n’est pas ce que j’ai vu de pire loin de là. Je tiens à rappeler qui plus est que je n’ai pas été particulièrement fan du premier film, et donc cette troisième histoire (puisqu’elle se déroule avant les évènement de Predators en 2010) m’a plutôt fait passer un moment agréable.

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L’équipe fonctionne plutôt bien !

Doté d’un rythme ultra-soutenu et sans temps-mort du début à la fin comme je n’avais pas vu ça depuis longtemps, l’heure 45 du film passe à vive allure. En effet, BLACK aidé de Fred DEKKER (RoboCop 3) sont ici scénaristes et nous propose une histoire très riche… Peut-être même trop au final. The Predator nous emmène ainsi dans un dédale de sous-histoire liées aux personnages qui sont ici très nombreux comparé au 1er film. Ce fouillis empêche donc totalement que l’on s’ennui c’est indéniable. En revanche, plusieurs éléments nous sont présenté sans qu’on sache vraiment ce que ça fait là. Exemple avec le personnage d’Alfie ALLEN (Theon Greyjoy) qui est le plus inutile de l’escouade.

Une mise en scène en demi-teinte

Réalisé par le papa d’Iron-Man 3, la mise en scène de ce 4ème film centré sur les méchants pas beau alterne les bonnes idées et l’insipide. Sans spoiler, quelques scènes s’avèrent intéressantes à suivre de par leur originalité. Une créativité tout relative mais qui est la bienvenue lorsque le prédateur rivalise d’ingéniosité pour démanteler le corps de soldats.
Autrement, il est regrettable que le vice de la créature ne soit pas plus poussé afin de rendre l’alien des plus effrayants. A l’inverse du film de 87 qui ne nous montrait que très peu le chasseur, The Predator nous l’expose sous tous ses angles dès le début et ce, tout au long du métrage. Ainsi, la peur, l’appréhension et la crainte à son égard fond comme neige au soleil. A l’exception d’une séquence plutôt réussie, je rapproche un manque de finesse général à l’oeuvre de Shane BLACK, notion que possédait MCTIERNAN dans son travail il y’a 30 ans.

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Quelques séquences sont bien pensées et originales.

Une équipe « inoubliable »

Comme je l’écrivais précédemment, le casting n’est pas léger. Dans la peau du protagoniste  principal nous retrouvons Boyd HOLBROOK (Narcos, Logan, Gone Girl), ancien marine dans le film, qui ferra la rencontre de 4 autres soldats déchus pour divers fautes graves. Quatre hommes dont la réunification va faire exploser la dose de débilité et de testostérone des dialogues. Ces derniers sont en effet d’une qualité assez médiocre et la touche d’humour que veut mettre en place le film est très laborieuse. A tel point que c’est l’un des hommes qui enchaine les blagues potaches pour nous faire (sous)rire et que l’on semble être invité à se moquer d’un autre atteint du syndrome de la Tourette. Elément sur lequel je vais revenir.

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Les scènes d’actions ne manquent pas d’intensité maiiiis …

En outre, la biologiste interprété par Olivia MUNN (X-Men : Apocalypse) est le personnage le moins crédible du long-métrage. Aussi mignonne soit-elle et sans remettre en cause ses capacités scientifiques, sa présence dans l’histoire n’a pas de sens. Dès le début du film, elle devient aussi habile avec les armes à feu que ses nouveaux amis… qui ne sont que d’anciens soldats après tout. A la suite de quoi, elle deviendra aussi forte que ces derniers en affrontement frontalement le prédateur. Son rôle de femme de science n’a alors plus aucune logique à tel point qu’on l’oubli rapidement, mais le film tente de nous le rappeler un instant lorsqu’elle veut subitement faire un prélèvement du sang alien.

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Cette femme est biologiste. De dos peut-être.

Une approche atypique

Deux des personnages de ce film sont sujet à des troubles importants. L’un est atteint du syndrome de la Tourette et l’autre est autiste. Deux éléments qui ne sont pas un hasard et encore moins dans un tel film. The Predator aborde ainsi au travers de ces personnages une approche pour le moins originale qui fait lien avec l’évolution de notre espèce, un thème majeur ici. Le film nous montre que malgré cette différence notable et importante, les deux individus sont parmi les plus courageux et les plus nécessaires à l’équipe. Un message intéressant bien que servant parfois de prétexte à l’attribution de compétences au petit autiste qui sont tout de même difficilement crédibles. 

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L’approche et la mise en scène autour du prédateur manque de finesse et de d’intelligence (caractéristique de l’alien)

Enfin, The Predator m’a laissé penser que l’un des personnages allait développer certaines capacités traditionnellement propre à l’alien. Une idée que je trouvais fort intéressante dans l’optique d’un affrontement. Hors il n’en est rien et si tu as vu le film tu comprendras. Cette approche intrigante avait du potentiel mais aurait pu déranger plus d’une personne puisque très différente de l’esprit Prédateur Vs Homme. 

 

AVEC DU RECUL…
The Predator n’est donc pas la catastrophe que je m’attendais à voir. Le film de Shane BLACK est pour autant loin de me convaincre avec des dialogues d’une trop grande stupidité, une mise en scène inégale et une approche grossière du prédateur qui perd en conséquence de sa superbe. Néanmoins, la cohésion entre les soldats fonctionne très bien et il est plaisant de suivre ces hommes psychologiquement déglingués. De plus, la violence et le sang sont toujours aussi présent dans la digne continuité de la licence et certaines thématiques du scénario se révèlent originales et osées. Avec ce nouveau film, la 20th se positionne clairement sur ses ambitions de relancer la saga avec une fin ouverte, mais déjà bien orientée sur la suite…

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)