PRÉAMBULE :
Je remercie tout d’abord très sincèrement le CINÉ JAUDE de CLERMONT-FERRAND pour l’invitation à ce film, qui me permet de te proposer cet article ! Retrouve le cinéma sur sa page Facebook pour suivre toute leur actualité.
Quant à moi, je suis sur Instagram et Facebook juste ici ! Pour finir, cet avitique contient quelques légers spoilers sur l’histoire. Bonne lecture à toi !

EN BREF :
A l’heure où Marvel et DC se livre un combat (un peu gagné d’avance par l’un des deux) sans merci dans le développement de son Univers respectif, Sony relance son projet intitulé avec originalité « Sony’s Marvel Univers ». Initié, puis abandonné, avec l’échec au box office de la duologie The Amazing Spider-Man de Marc WEBB, le studio californien ne baisse pas les bras et reviens en force avec un super-méchant aussi célèbre qu’apprécié par les fans : Venom.

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique

LE PITCH :
Enquêtant sur les activités douteuses de la richissime société Life Foundation dirigé par Carlton Drake, le célèbre journaliste Eddie Brock pose des questions qui dérangent. C’est alors qu’au cours de son infiltration dans les labos, le reporter va être témoin des atroces expériences entreprises par la société. Une simple observation qui va rapidement mal tournée puisque qu’il va faire la connaissance de très près de l’un de ces aliens…

ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Pas le temps de niaiser

Une chose est sûr, les 20 premières minutes de Venom ne sont pas faites pour nous endormir. Au cours de cette phase introductive, le film nous expose en si peu de temps la société aux projets machiavéliques, la perte d’un des aliens/symbiotes dans la nature, la parfaite gestion d’Eddie Brock entre réussite professionnelle et personnelle jusqu’à, l’effondrement de ce bonheur trop parfait.
Le film ne dure qu’une heure cinquante, une durée plus que raisonnable pour un film du genre. En voyant cette donnée, je me disais avant même de rentrer dans la salle que des impasses seraient faites. Pas manqué, exemple avec la rupture entre Eddie et Anne qui intervient tellement soudainement qu’on aurait presque pu la louper. Tout s’effondre en 10 secondes pour le journaliste (je n’exagère pas) qui nageait dans le bonheur et la réussite jusqu’à lors. Le problème est qu’ici, Eddie semble accepter ces coups du sort sans vraiment tenter de changer quelque chose. Il ne dit mot lorsqu’on lui annonce qu’il est viré, et ne tente même pas de bouger un doigt lorsque SA FIANCEE (j’insiste) le quitte dans une déclaration de 15 secondes.

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique
La relation idyllique des fiancés se brise bien trop facilement.

Les critiques peuvent bien fuser sur Spider-Man 3, la mise en place d’Eddie Brock était pour le coup excellente comparé à celle de Venom aujourd’hui. (Et oui, Spider-Man raison d’être de Venom semble faire défaut). Ici, le film ne commence pas sous de bonnes augures malgré un Tom HARDY qui s’avère plutôt bon dans le rôle, charismatique à souhait. On peut même dire que le personnage lui colle à la peau… (Hm).

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique
Puissant, effrayant et gigantesque, Venom excelle dans son rôle de grand méchant. Enfin « grand »…

Un super-méchant hors pair pour un film ordinaire

Comme de nombreux fans du personnage, l’annonce du film centré sur Venom ne pouvait que motiver. Malheureusement, et Suicide Squad fut le premier à en faire les frais, les films de super-vilains représentent un gros risque. Sans être aussi catastrophique que ce dernier, le film de Ruben FLEISCHER ne propose rien de marquant dans sa mise en scène. Bien que le procédé soit typique de l’univers de l’homme araignée, les nombreux plans aériens de San Francisco ne donnent par conséquent pas d’identité propre au long-métrage. Dans la même veine, les décors et lieux d’action sont souvent conventionnels à l’instar du lieu d’affrontement final qui passe presque inaperçu. Le tout peine à convaincre.

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique
Les décors sont globalement fades et peu marquants.

Néanmoins, la transformation de Venom est bien modélisée et les prouesses physiques de ce dernier son intéressantes à observer. Le combat final donne ainsi lieu à quelques plans assez esthétiques où le symbiote, attaqué, se détache parfois de son hôte. Plus globalement en revanche, les scènes d’actions n’ont rien d’original et la longue course poursuite en moto ne marquera pas ma mémoire en dépit de quelques bonnes idées liées aux habilités du super-hé..vilain !

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique
La trépidante course poursuite en moto expose astucieusement les capacités de l’alien.

Oui, un super-vilain pardon…

C’est un fait, et la question ferait une belle problématique d’un futur article, un super-vilain protagoniste peut-il réellement être un super-vilain ? L’étique d’un film se doit de nous transmettre des valeurs positives et grandissantes, ce qui n’est pas le cas de primes abords d’un personnage tel que Venom. C’est la raison pour laquelle je ne peux qu’avouer ma moquerie lorsque j’entend l’alien aux grandes dents déclarer :

« Allez viens, on va sauver le monde. »

L’effroi et l’intimidation que l’on pouvait avoir face à la créature est détruite par cette casquette de défenseur de l’humanité que prend le symbiote. Pourtant, certaines séquences montrent clairement que le potentiel est là et ce, surtout lorsque l’on se fait tout petit devant la puissance imposée par la créature. Enfin, bien qu’amusante par moment, la touche d’humour n’est pas des plus appréciables au vu de son omniprésence qui dénote avec le reste de l’histoire.

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique
Riz AHMED n’est pas vraiment aidé par un personnage assez plat.

 

AVEC DU RECUL …
Venom n’est pas une catastrophe puisqu’il reste divertissant et sympathique notamment grâce à belle perf de Tom HARDY. Néanmoins, une exposition bâclée et une mise en scène sans grandes envergures de la part du réalisateur de Bienvenue à Zombieland, font de cette expérience un moment presque oubliable. Par ailleurs, malgré mon affection pour Riz AHMED (Rogue One), l’antagoniste de l’histoire ne parvient pas à s’imposer, pas vraiment aidé par un background classique et sans relief. Pour finir, tout n’est pas noir Venom puisque l’affrontement final propose quelques effets spéciaux intéressants et la puissance que développe l’alien dans le corps d’Eddie Brock fascine.

Venom critique film 2018 avec du recul blog avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)