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EN BREF :
Sans aucune attente en entrant dans la salle, je m’asseyais sur mon fauteuil rouge dans la meilleure des positions qui soit : film, séduit moi. Après Wadjda en 2013, il s’agit du second film de la saoudienne Haifaa AL MANSOUR qui n’est autre que la première femme réalisatrice du pays où le cinéma est interdit. Une aberration qui, en partie grâce au premier film de cette femme, a évoluée puisque le premier cinéma du pays a réouvert à Riyad en avril 2018 après 35 ans d’interdiction. Pour Mary Shelley, AL MANSOUR s’éloigne de tout cela, autant par l’histoire que par le cadre de tournage. Le changement de ton est donc radical entre ces deux films mais si l’on fait abstraction des grandes robes et des rues pavées boueuses d’époque… plus tant que cela après tout.

affiche Mary Shelley critique avitique blog avec du recul

LE PITCH :
A tout juste 16 ans, Mary Wollstonecraft Godwin rencontre le poète Percy Shelley qui va devenir l’homme de sa vie. Une relation qui fait l’objet de nombreux scandales dès le début et qui fera connaître à la jeune anglaise une vie mouvementée… Des peines les plus profondes aux joies les plus éphémères, Mary Shelley va grâce à/à cause de ça se forger une personnalité engagée, forte et déterminée, qui la poussera à publier (à 19 ans) son premier roman désormais mondialement connu : Frankenstein ou le Prométhée moderne.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

L’inspiration se fait attendre…

Long de deux heures, Mary Shelley souffre principalement de longueurs et d’un manque de relief. Les 20 premières minutes peinent à lancer un rythme entraînant et son voyage en Ecosse en est l’exemple le plus flagrant. Cette séquence n’a semble-t-il pour seul intérêt uniquement la présence de Maisie WILLIAMS (Aria Stark) en Guest star. Outre la frimousse de cette dernière, le scénario parvient difficilement à nous captiver avant que les protagonistes se retrouve en compagnie de Lord Byron… Un personnage égocentrique et vaniteux très bien campé par Tom STURRIDGE qui dynamise le film à la moindre de ces apparitions.

Mary Shelley critique avitique blog avec du recul
Tom STURRIDGE et son Lord Byron insuffle un appréciable vente de fraîcheur

Néanmoins, je peux comprendre la volonté d’AL MANSOUR à vouloir nous montrer les nombreuses étapes difficiles qui ont composées la jeune vie de Mary. En cela, l’aboutissement à l’écriture de Frankenstein n’en est que plus compréhensible et légitime aux yeux du spectateur. Je ne peux donc pleinement blâmer le film pour cette prise de temps. En effet, d’une certaine manière, elle joue un rôle dans la finalité des deux œuvres à savoir, le roman qu’elle va écrire et le film que nous regardons. Néanmoins, il est évident que bien que mouvementée, le début de la vie de la jeune femme manque d’un objectif concret et par conséquence, cela fait également défaut au public qui se demande ce qu’il attend.

Mary Shelley critique avitique blog avec du recul
La mise en scène m’a néanmoins séduit par son soin et son efficacité.

Randonnée d’ados ?

Porté de nouvelle résidence en nouvelle résidence, nous suivons presque bêtement le périple sans grande saveur de Percy, Mary et sa demi-sœur Claire. Pour cette dernière, je regrette que Bel POWLEY pourtant aussi douée que charmante (malgré son grimage), ne prête ses traits à ce personnage. Au sein du scénario, son potentiel n’est pas pleinement exploité au point d’apparaître comme un banal personnage fonction pour amener Lord Byron dans le récit. Certes il s’agit des faits réels, mais le film ne montre ici qu’une fille dévergondée dépourvue de toute réflexion mature.

Mary Shelley critique avitique blog avec du recul
Portait d’une vie….

Une mise en scène délicate

A l’image de son personnage principale féminin, tantôt raffinée tantôt brut, la mise en scène de la réalisatrice m’a paradoxalement séduit. A plusieurs reprises au cours de son long-métrage, entre deux séquences, la narration se suspend quelques instants au profit d’un enchaînement de plans fixes mettant à l’honneur un objet, une pièce, la lumière… Semblables à des tableaux, ces plans apparaissent comme une pause hors du temps et très esthétique dans la vie des amants.

Mary Shelley critique avitique blog avec du recul
BEL POWLEY (Claire Clermont) n’est pas assez impactante et reste trop anecdotique.

Enfin, la bande originale est composée par Amélia WARNER. L’épouse de Jamie DORMAN (50 nuances de Grey) nous propose ici un accompagnement des plus agréables qui tente péniblement tout au long de l’histoire d’insuffler une véritable âme au film. Si notre oreille s’emballe au fil des notes, nos yeux freinent le tout puisque le scénario peine à décoller dans des scènes marquantes.

AVEC DU RECUL…
Mary Shelley
s’avère être une petite déception au goût amère. Dans les mains d’Haifaa AL MANSOUR, ce biopic avait tout pour être un grand film. Malheureusement, le scénario souffre de multiples longueurs et la réalisation peine à nous marquer ce qui empêche le développement d’une âme au film. Enfin, même si le film résonne un peu trop teenage, Elle FANNING dans le rôle principal, Tom STURRIDGE et BEL POWLEY livrent de belles prestations qui font malgré tout de ce Mary Shelley, un film très instructif que j’ai apprécié découvrir.

note Mary Shelley critique avitique blog avec du recul

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