Si tu me suis sur Instagram, tu sais sans doute que j’ai participé au marathon du film organisé par la Kritikeuse dont voici le lien du site juste ici. Romans, BD, mangas, séries et films, tout y passe avec elle ! N’hésite pas à lui rendre visite.

Ainsi, grâce à ce sympathique événement qu’elle organisait pour la 5ème fois, je me suis joins à l’exercice et ai regardé 7 films en 7 jours. L’affiche représente ainsi mes 7 élus, du lundi au dimanche ! (Un peu comme Seven au final …). Je remercie également tous ceux qui ont voté pour les « duels de films » que je proposais chaque jour en Instastory pour savoir quel serait mon prochain film. Voici donc les 7 films en questions avec un bref avis sur chacun d’entre eux. Attention SPOILER précisé pour certaines parties.

Bonne lecture l’ami !


 

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RÉALITÉ
(Quentin DUPIEUX – 2014)

LUNDI :
Quelques jours après avoir enfin découvert Quentin DUPIEUX avec Au Poste, l’œuvre la plus adulée du réalisateur français m’attendait de pied ferme. Si je m’étais retrouvé déboussolé après son dernier film, ce n’était rien comparé à Réalité. Le spécialiste du « No reason », comme il commente souvent ses films, semble être ici au paroxysme de son art. D’un point de vue personnel, je ne m’avoue pas transcendé par le concept mais je ne peux que reconnaître l’expérience que représente le long-métrage. Alain CHABAT et Jonathan LAMBERT sont fabuleux (particulièrement ce dernier) au sein d’une histoire qui fera des nœuds à tes neurones en jouant avec la très approximative mais fascinante, distinction entre rêve et réalité.

Mon analyse (SPOILER) : DUPIEUX s’amuse comme jamais à perdre son spectateur tout autant qu’il le fait avec son protagoniste. En plus d’une touche satirique sur le monde du cinéma, celui que l’on appelle également Mr Oizo prend un malin plaisir à entremêler ses réalités parallèles face à nos esprits égarés qui ne cherchent qu’une seule chose : la réalité. Pourtant elle nous apparaît à l’écran dès le début du film avec la petite fille du même nom… alors oui, à mon sens Quentin se joue délicieusement de nous à l’aide de sa musique redondante et psychédélique. Démêler le vrai du faux est perpétuellement l’un des objectifs de l’être humain qui aime savoir, tout savoir, connaitre la vérité. Pourtant à l’image d’un rêve ou d’un cauchemar et tout comme le dit le patient d’Alice sur son divan : « I just woke up, there’s no reason » …


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MEMENTO
(Christopher NOLAN – 2000)

MARDI :
Quelques jours après avoir (enfin) découvert Le Prestige de NOLAN, j’ai décidé de poursuivre dans cet univers en visionnant un autre classique du réalisateur, Memento. La coïncidence fait qu’a l’image de Jason dans Réalité, Leonard se retrouve aussi complètement perdu tout au long du film. En effet, il souffre de profonds troubles de la mémoire affectant profondément tous ses souvenirs immédiats, ce qui le freine dans son envie de vengeance… Car oui, sa femme a été violée puis tuée et c’est en tentant de la sauver qu’un choc à la tête fut fatal à sa mémoire. A l’aide de tatouages sur son corps et de son polaroîd (principe que je trouve génial), il inscrit et photographie les événements qu’il juge important avant de les oublier. Le film écrit par les frères NOLAN image à merveille le style familial et la mise en scène du réalisateur n’est autre que du pur Christopher dans toute sa splendeur. A l’aide de ces moyens mnémotechniques, le spectateur tente de comprendre avec Léonard tout ce qui se passe dans sa vie troublée. Comme évoqué pour le film de DUPIEUX, nous cherchons la vérité, la réalité dans cette histoire. Dans cet objectif, Memento réussit son pari haut la main et brouille tous nos repères du début à la fin, de la fin au début.

Mon analyse (SPOILER) : Avec un générique d’ouverture aux allures de crédits de fin, NOLAN donne finalement la réponse avant même le début de son histoire. Nous allons remonter le temps, voir le film dans le sens antéchronologique tout en alternant, lors de scènes noires et blancs, une narration qui elle est bien chronologique. Pour nous perdre un peu plus, le réalisateur de Dunkerque uniformise les prénoms de ses protagonistes. On retrouve ainsi Sammy, Teddy, Nathalie, Jimmy et Lenny. Evidemment, cette fausse coïncidence contribue à ralentir notre réflexion jusqu’à ce que John/Teddy livre la vérité à Léonard/à nous. Une vérité qui peut également être un mensonge… car après tout « Don’t believe his lies » et ce n’est pas NOLAN qui dira le contraire.


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SEVEN
(David FINCHER – 1995)

MERCREDI : 
Sevenou Se7enréunit pour notre plus grand plaisir plusieurs acteurs de renoms que j’affectionne Brad PITT, Morgan FREEMAN et Kevin SPACEY. Dans un thriller noir et effrayant, le vieux flic prêt à se retirer doit enquêter une dernière fois avec son successeur le jeune fougueux. Second film du grand David FINCHER, Seven nous embarque dans la sombre folie d’un tueur en série qui, se prenant pour la main de Dieu, se prend à punir un auteur de chacun des 7 péchés capitaux. Chacun de ses crimes est donc une sorte de tableau reflétant le péché de son auteur faisant de ce film une œuvre visuelle à part entière. S’ajoute à cela une mise en scène aux petits oignons du réalisateur guidant alors le long-métrage dans une ambiance aussi froide que mémorable. Mémorable en effet, tout comme son final qui bien que prévisible dans ces derniers instants ne manque pas de faire son effet. Enfin, mention spéciale à Kevin SPACEY, grandiose dans la peau du psychopathe et qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’interprétation tout aussi remarquée de James MCAVOY dans Split. Ce dernier c’est peut-être inspiré de M. SPACEY après tout…


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LES AUTRES
(Alejandro AMENÁBAR – 2001)

JEUDI :
Ecrit et réalisé par l’hispano-chilien AMENÁBAR, The Others en VO rencontra un vif succès à sa sortie remportant pas moins de 7 Goyas (le chiffre 7 est de partout décidément). Si je précise ici le titre original c’est parce que le titre français (en plus de son doublage calamiteux) dénature totalement l’un des éléments clef du film. Cela étant dit, ce film à frisson ne fait pas partie de ceux qui sont simplement créé pour faire peur, mais bel et bien pour nous raconter une histoire. Une histoire qui t’emmène en 1945 où une mère élève difficilement ces 2 jeunes enfants dans leur maison immense. Heureusement 3 nouveaux intendants qui frappent un jour à la porte vont aider cette pauvre mère en proie à des événements plus qu’étranges dans sa demeure.

Aimant traité la mort et la solitude dans ses films, AMENÁBAR poursuit son travail dans Les Autres avec une mise en scène aux plans souvent très serrés ce qui a pour effet d’étouffer le personnage dans le cadre et de transmettre son sentiment d’oppression permanent. Par ailleurs, la maison et ses nombreuses pièces ne sont jamais vraiment montrés dans son ensemble, puisque toujours dans la pénombre, nous empêchant ainsi de marqué certains repères rassurants. Nicole KIDMAN porte le film d’une main de maître puisqu’elle est à l’écran dans 90% des scènes et nous livre une performance de haut vol. Quant aux deux jeunes enfants, je ne peux que saluer leur prestations dans des rôles aussi déterminants. Pour finir, le film n’est pas sans rappelé de par sa tonalité un autre long-métrage espagnol découvert cette année « Le secret des Marrowbone« … Je n’en dis pas plus, a bon entendeur, amateur de l’un, ou de l’autre !


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GONE GIRL
(David FINCHER – 2014)

VENDREDI :
Deuxième film de ce marathon réalisé par David FINCHER et son dernier en date, Gone Girl fait partie des films les plus lucratifs de l’année 2014. Thriller perturbant en raison de son côté satirique acerbe de la société médiatique moderne basée sur les apparences, Gone Girl est mon coup cœur de ce Filmarathon. Long de près de 2h30, l’adaptation du roman de Gillian FLYNN nous entraîne dans une histoire dont les incessantes et régulières révélations remettent sans cesse les enjeux des personnages en question. Un rythme bercé par une musique tout simplement majestueuse qui s’ajoute à des couleurs soignées et parfaitement maîtrisées à l’image de l’omniprésence du bleu. Rosamund PIKE est géniale et en tant que rare adepte de Ben AFFLECK je souligne sa belle interprétation.

(SPOILER) Selon moi néanmoins, le film aurait peut-être gagné à ce terminé plus tôt. Je pensais à l’image ou le couple rentre main dans la main et pour la première fois dans la maison après s’être retrouvé. Le mystère en aurait été que sublimé bien que l’on aurait pu y voir une forme de facilité je l’admets. Ou alors, les suivre dans la maison, les observer en train de se dévisager tour à tour, et noir. (Cette fin aurait fait bondir le film en ultra coup de cœur je pense !) En revanche ce qui s’en suit avec l’annonce du bébé est un nouveau (bon) rebondissement mais moins bien géré par la suite à mon sens puisqu’il n’aboutit sur rien de bien concret. Oui, c’est du chipotage.


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FIGHT CLUB
(David FINCHER – 1999)

SAMEDI :
Troisième film de FINCHER, sur 7, l’américain aura définitivement marqué ce premier filmarathon. Classique et incontournable dans l’histoire du cinéma de nos jours, Fight Club fait pourtant parti des films les plus controversé à sa sortie. Les propos du protagoniste promulguant l’anti-consumérisme et la remise en question des véritables libertés individuelles au sein du capitalisme n’ont pas manqué de perturbées plus d’une âme sensible. Néanmoins, avec son histoire bien écrite et bien mise en scène grâce à quelques procédés originaux, chaque péripétie s’enchaîne sans longueur. Intense, violent et parfois touchant dans sa relation entre le narrateur et Marla, Fight Club alterne ses styles avec maîtrise.

Un film culte désormais rattrapé pour moi qui, je le confirme, mérite son titre tant par son scénario digne de M. FINCHER que la mise en scène de ce dernier.


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PULP FICTION
(Quentin TARANTINO – 1994)

DIMANCHE :
Second film de TARANTINO et que tu l’aies vu ou non, tout le monde connait Pulp Fiction. A l’image de Fight Club, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en découvrant un film dont j’avais tant entendu parler. Comédie noire à l’univers Tarantinesque complètement barré, le réalisateur nous offre 2h30 de dialogues paradoxalement insensés et remplis de vérités à la fois. Si les sujets de discussions interloquent, c’est à cause du cadre dans lesquels ils sont évoqués et des personnages qui les abordent. Pulp Fiction possède donc une atmosphère, une identité unique en son genre qui fait de ce film une histoire hors du commun puisque mélange de genres. Très musicale (cf le twist cultissime), TARANTINO nous montre également son talent incontestable de réalisateur au travers des nombreux plans-séquence et de la gestion des enjeux (Overdose, Butch dans son appartement, l’entrée en scène de Wallace…)

Pulp Fiction est donc un très bon film qui n’est pas une révélation pour moi (contrairement à mon coup de cœur pour Les 8 salopards) en raison de sa tonalité et tout simplement de son histoire. Bien qu’originale, et très bien traitée notamment grâce à des personnages toujours aussi réussis, le long-métrage, en dépit de toutes ces qualités, ne sera pas le meilleur TARANTINO à mes yeux. (Désolé !)


Voilà donc mon avis sur les 7 films de cette première édition du Filmarathon ! N’hésites pas à me dire ce que tu penses de ce nouveau concept. Tu peux également me donner ton avis sur l’un de ces films où tout simplement à me dire si tu as désormais envie de découvrir l’un d’eux !

(Pour rappel, mon article est totalement subjectif ! C’est pour cela que je t’invites vivement à me donner le tiens en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)