Membre du jury FRANCE CULTURE Cinéma Étudiant dans le cadre du 71ème Festival de Cannes, j’ai eu l’opportunité de découvrir une sélection de 5 films indépendants nommés pour ce prix. Comme promis sur mon compte Instagram après le sondage, voici donc de brefs avitiques sur chacun des 5 long-métrages !

Je précise avant tout que ces mini-avitiques sont totalement personnels et sont le fruit de ma perception. Beaucoup d’avis divergeaient au sein du jury comme j’ai pu m’en rendre compte lors de la cérémonie… Et tant mieux !
Tu trouveras en fin d’article le film pour lequel j’ai voté ainsi que le lauréat du prix !

Prix france culture critique avec du recul blog festival de cannes
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Mister Universo 

Réalisé par : Tizza COVI & Rainer FRIMMEL

Nous suivons Tairo, un jeune dompteur de tigre d’un cirque qui se retrouve complètement désemparé le jour où son fer à cheval fétiche disparaît. Au travers de l’Italie, le jeune homme va donc partir en quête de Mister Universo, l’homme le plus fort du monde, qui lui avait jadis tordu une barre de fer afin de former ce porte-bonheur…
Je dois bien avouer que je suis resté complètement hermétique à ce film aux allures de reportage. Des « acteurs » majoritairement, pour ne pas dire trop, souvent dos à la caméra, un jeu très plat et fade du protagoniste, ainsi que d’énormes longueurs dans 75% de l’histoire, font que ce genre de long métrage n’est absolument pas fait pour moi. Je retiens néanmoins quelques idées intéressantes à l’image d’une route mystérieuse, d’une bougie qui remonte étrangement le courant d’une rivière… Des scènes intrigantes mais qui n’ont à mon sens aucun impact, aucune intérêt pour l’histoire.
En somme, je me questionne toujours sur de nombreux éléments qui restent sans réponses et qui me pousse in fine à m’interroger sur l’utilité même de ce film.

Mister universo critique avec du recul blog festival de cannes



Félicité

Réalisé par : Alain GOMIS

Dans une Kinshasa mouvementée, Félicité est une chanteuse talentueuse et pleine de vie dont l’existence bascule le jour où son fils se blesse gravement lors d’un accident de moto. Véronique BAYA MPUTU nous offre une prestation très honnête en offrant la possibilité de comprendre la souffrance de cette mère rien qu’au travers d’un seul regard. Très peu bavarde, son personnage est paradoxalement à l’écran quasiment dans chaque scène. Le spectateur suit ainsi le dur combat de Félicité qui tente de récolter des fonds pour payer la lourde opération de son fils. Une quête qui la fera passer par tous les états mais qui n’altérera pourtant jamais le regard déterminé et glaciale de cette maman.
En somme, malgré un fond intéressant et une actrice principale saisissante, le film ne m’a pas réellement séduit dans le sens où la froideur (justifiée) de Félicité est trop profonde à mon goût. J’ai eu du mal à m’attacher à ce personnage qui, bien qu’impressionnant, n’a pas réussi à me toucher.

Félicité critique avec du recul blog festival de cannes


Une saison en France

Réalisé par Mahamat-Saleh HAROUN

Veuf et dans l’attente de son statut de réfugié de guerre, Abbas vit humblement à Paris avec ses 2 enfants scolarisés. Dans cette tentative de nouvelle vie, il a rencontré Carole qui construit petit à petit un foyer avec lui. Malheureusement, son autorisation de séjour en France arrive à échéance et tout cela pourrait disparaître si le droit d’asile ne lui est pas accordé.
Familial et émouvant, le film rend chacun de ses personnages intéressants et touchants. De plus, HAROUN parvient véritablement à les embellir devant sa caméra. S’ajoute à cela une photographie avec de belles couleurs souvent chaudes et agréables à l’œil qui viennent enjoliver les nombreux plans séquences du long-métrage. Un travail qui donne indubitablement une authenticité appréciable à cette histoire assez dure, mais qui permet surtout de rendre les dialogues beaucoup plus fluides, conviviaux et par conséquent les protagonistes plus humains.
En somme, cette triste histoire nous permet de comprendre bien des choses quant à la notion de réfugiés de guerre dont l’écho résonne inévitablement dans un contexte socio-politique tel que nous le connaissons. Malgré des scènes dures, le film parvient à nous faire respirer avec ses personnages à de nombreuses reprises grâce à un traitement maîtrisé de ces derniers .

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Le jeune Karl Marx

Réalisé par : Raoul PECK

Bien plus biographique que didactique, le film nous emmène en pleine révolution industrielle à la fin du XIXème siècle afin de nous faire suivre la rencontre entre Marx et Engels jusqu’à la publication de leur travail commun « La sainte Famille« . Un film qui s’avère être une belle histoire d’amitié entre les 2 hommes interprétés respectivement par August DIEHL (Alliés) et Stefan KONARSKE (Valérian). Vicky KRIEPS (Phantom Thread) incarne la femme de Marx, un personnage autant réussi que séduisant grâce au jeu toujours aussi délicat de la luxembourgeoise. D’autre part j’ai regretté la trop grande discrétion de la musique du film qui n’est que peu présente et/ou mise en valeur tout au long de l’histoire.
En somme, sans être intensément prenant, le film s’avère être une histoire intéressante et bien gérée dans sa construction narrative. Si curieux comme moi tu es, alors sans aucun doute il te donnera envie d’en apprendre plus une fois que le générique apparaîtra.

Le jeune Karl Marx critique avec du recul blog festival de cannes


Les Garçons sauvages

Réalisé par : Bertrand MANDICO

5 adolescents épris de liberté et de désir charnel se voient pris en main par le Capitaine qui au cours d’une croisière a pour mission de les remettre sur le droit chemin. Après une mutinerie, les jeunes garçons échouent sur une île où la végétation assouvit tous les plaisirs … luxure qui aura un prix.
Véritable OVNI cinématographique, le film de MANDICO est un voyage psychédélique en terres inconnues aux fausse allures paradisiaques. Semblant de version pour adultes de l’île aux plaisirs de Pinocchio (1940), l’oeuvre n’est pas seulement une histoire, mais c’est aussi, et surtout, un visuel. Une esthétique perturbante au cadre très particulier et en noir et blanc à l’exception de certaines scènes précises. Le casting du film est tout simplement excellent et bluffant.
En somme, le long-métrage ne m’a pas fondamentalement séduit par son histoire, mais je m’avoue subjuguer par cette proposition si audacieuse, travaillée, originale… saisissante.

Les garçons sauvages critique avec du recul blog festival de cannes


J’ai ainsi attribué mon vote au film de MANDICO « Les Garçons sauvages« , lequel a d’ailleurs remporté le fameux prix avec 42,5% des voix (environ 370 votants).

Enfin, j’ai décidé de pas attribuer de notes à cette sélection mais les films ont néanmoins été classés par ordre de préférence comme tu as peut-être pu le remarquer au fil de ta lecture !

Une expérience inoubliable qui m’a permis d’échanger avec le réalisateur récompensé ! Merci à lui, à FRANCE CULTURE pour cette agréable cérémonie ainsi qu’à tous les autres étudiants dont j’ai croisé le chemin ce jour-là pour leur bonne humeur !


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