PRÉAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à la séance de ce film. Retrouve leur page Facebook ici ! Et retrouve aussi la mienne juste là ! En outre, cet avitique ne contient pas de spoiler zone. Relax.

EN BREF :
Séduit par le dernier film où Dwayne JOHNSON nous montrait une énième fois ses gros bras, Jumanji s’est avéré être une belle surprise. Quelques mois plus tard, The Rock est de retour sous la houlette de Brad PEYTON avec lequel il avait déjà collaboré sur San Andreas en 2015. Avec Rampage, adaptation du jeu vidéo du même nom sorti pour la première fois en 1986, ce film d’action pur a tout pour plaire. Après un remake de King Kong raté l’an passé, c’est un autre gorille géant répondant au doux nom de George (parce oui George est doux…) qui débarque au cinéma, mais contrairement à Kong, il ne sera pas seul…

Rampage critique avec du recul blog avitique

LE PITCH :
David Okoye est primatologue de métier et profond misanthrope. Bien plus proche des animaux, David s’est lié d’amitié avec son gorille albinos George qu’il élève depuis ses 2 ans. Mais tout va basculer la nuit où une expérience scientifique transforme le primate en un animal dont la croissance évolue à vitesse grand V. En conséquence de cette mutation génétique, sa férocité explose également, ce qui lui fait oublier toute l’éducation perçue par son maître. Malheureusement pour les habitants de Chicago, George n’est pas le seul prédateur à avoir subi l’infection…

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Du muscle et du vide.

Il y a certains films où lorsque l’on s’installe, nous savons que nous allons assister à un bon divertissement, à une histoire profonde, à en prendre pleins les yeux … Ou à l’inverse à attendre dès le début la fin de l’histoire. Pour Rampage, c’est une magnifique surprise puisque si je m’attendais à voir un long-métrage bourré d’actions et plutôt sympathique à l’instar du bon souvenir que j’ai de Jumanji, je me suis retrouvé devant un magnifique … navet.

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Dwayne JOHNSON je l’aime, mais trop, c’est trop.

Si Dwayne JOHNSON a toujours eu pour habitude de mettre davantage en avant ses muscles que son cerveau c’était toujours sous forme d’auto-dérision de la part de son personnage que ce soit dans les 2 Voyages au centre de la Terre, Jumanji ou les F&F. Pour Rampage, Brad PEYTON prend The Rock mais délaisse cette aspect second degré, nécessaire au personnage. Une séparation qui fait que le film se prend beaucoup trop au sérieux pour ce qu’il est. Résultat, l’œuvre en devient risible. Ajoutez à cela un humour d’une lourdeur égal au poids du gorille, un duo de méchants exécrables, stupides et clichés à souhait ainsi que le surhomme interprété par JOHNSON… Bienvenu dans Rampage : Hors de contrôle. Et non, ce sous-titre de la version française ne bénéficiera d’aucune réact… pardon, j’ai vomi.

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Jeffrey DEAN MORGAN (Walking Dead) est le seul personnage qui sort véritablement du lot bien qu’il soit un peu toujours là où il faut… bizarrement.

Quand le toujours plus n’a plus de sens

Outre ce nom bien trop inadéquate pour un singe sensé tout détruire, George est rejoint dans sa rage par Ralph, un loup géant, et Lizzie, un crocodile qui s’apparente bien plus à un mix entre un phacochère, un serpent à collerette, et un alligator qui fait que je définirai plutôt cette femelle comme une sorte de Crocochère à collerette. Une magnifique espèce hybride inventée par mes amis lors du débat post-projection. Concernant ces 3 créatures gigantesques, il n’y a rien à redire sur l’extraordinaire puissance dont elles font preuves. Les destructions son très impressionnantes et les dégâts causés sont innombrables. Certaines scènes sont donc très réussies à l’image de l’arrivée du loup dans la forêt, ou de la sortie de l’eau du crocodile…

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Certaines séquences sont plutôt bien pensées.

Néanmoins, trop c’est trop… Depuis quand un loup qui vole, soit dit en passant, et un crocodile (ou crocochère du coup) sont capables d’escalader une paroi verticale d’un building ? Depuis quand des centaines de balles d’armes à feu n’affectent même pas ne serait-ce qu’un tant soit peu l’animal ? Ou au moins à court terme afin de voir la régénération de la bête. Quant au mode planeur du loup, il aurait fallu qu’il serve réellement à quelque chose et pas juste à une acrobatie… Bref, à trop vouloir en faire tout en se prenant au sérieux, le film se noie dans sa prétention.

Rampage critique avec du recul blog avitique
George est un très beau singe (visuellement) et plutôt attachant en soit.

C’est dommage car le jeu vidéo de base en donnant de tels noms aux créatures, George, Lizzie et Ralph, montrait bien au fond que tout ça n’était qu’un grand délire après tout… Une subtilité que le réalisateur a volontairement ignoré apparemment, à tort.

AVEC DU RECUL…
Rampage
est donc une énorme surprise ! Mais pas dans le bon sens. Avec un matériel de base plus qu’intéressant, Brad PEYTON réussit magistralement à proposer au final un beau raté. La lourdeur des dialogues ainsi que la stupidité et la caricature grossières de certains personnages détruisent le plaisir de ce qui aurait dû « au moins » être un divertissement à l’état pur. Malgré tous, les monstrueuses créatures sont impressionnantes et permettent des séquences de destructions massives qui le sont tout autant. Mais la coque du navire s’avère assez percée pour que le capitaine Dwayne JOHNSON ne puisse sauver son vaisseau et son équipage en même temps. Conclusion ? On  frôle le naufrage.

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)