PRÉAMBULE : Qu’est-ce qu’un ADR ? Signification : Avec du retard. Il s’agit d’une catégorie d’articles (autre que mes avitiques) qui a pour but de traiter des films sortis en salle depuis un certain temps, et que je n’ai pu voir lors de leurs sorties. Voici donc l’ADR, qui est en quelque sorte un mini-avitique, où je te propose mon avis sur des films que j’avais à cœur de visionner et commenter …

Alien critique avec du recul blog avitique
Lis bien cette petite ligne verte au dessus… Un délice.

C’EST QUOI TON EXCUSE ?
A l’approche de ses 40 ans, Alien fait partie de ces sagas cultes du cinéma. Si l’univers de la science-fiction est dominé sans contexte par Star Wars et papa George LUCAS, Ridley SCOTT et son œuvre n’ont pas à rougir tant le xénomorphe est devenu une créature connue de tous. Me concernant, Alien fait partie de ces nombreux films que je n’ai toujours pas vu et il est temps de combler une partie de ce rattrape colossal qui m’attend…

VERDICT ?

40 ans en années SF, ça marque

Sorti en 1979, il est évident que la réalisation de Ridley SCOTT a pris son petit coup de vieux. Sans dénigrer l’Oscarisé des meilleurs effets spéciaux de 1980, le vieillissement de ceux-ci se remarque en partie aux niveaux des scènes dans l’espace quand bien même ce ne soit pas ultra dérangeant du fait de leur présence mineure. Mais au-delà de ça c’est indéniablement la créature en elle-même qui semble être la plus affectée par la crise de quarantaine puisqu’il s’agit d’un « simple » costume de xénomorphe. Les quelques brèves apparitions de l’alien sont donc loin d’être très esthétiques et impressionnantes quand on découvre le film en 2018. Mais il faut bien se rendre compte que pour l’époque, à l’instar de La Guerre des étoiles, c’était du jamais vu…

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L’hypersommeil, une technique qui n’a pas tant changer que ça au final…

Une ambiance maîtrisée

Loin de pouvoir se focaliser uniquement sur des images de sa créature, SCOTT travail et mise tout sur l’atmosphère pesante et la tension créée. Une immersion qui débute dès l’introduction avec un long plan spatial qui finira par afficher le titre. Cette méthode d’ouverture sera d’ailleurs reprise pour chacun des 3 films suivants quand bien même ce soit 3 réalisateurs différents qui reprendront le flambeau. Une fois ALIEN affiché fièrement en lettres capitales, la caméra va se contenter de nous présenter les lieux de l’action. Une visite calme et silencieuse du vaisseau encore vide permettant au spectateur de cerner en quelques secondes le lieu où les personnages se trouvent. Ce genre de vaisseau spatial était quasiment inédit pour beaucoup à l’époque, présenter ainsi les couloirs sombres et sinueux, les salles de contrôle ou autres était nécessaire pour montrer au public que ce n’est qu’un vaste labyrinthe…

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Malgré sa forme encore trop humanoïde, (en dehors de son crane), l’alien est véritablement effrayant.

Lorsque Ripley se retrouve seul dans ce dédale de couloirs soudainement plus qu’effrayant, la lumière vient intensifier cette tension. Sous forme de flashs blancs aveuglants ou filtre rouge sombre, sans même que le xénomorphe n’apparaisse à l’écran, la peur s’installe. Une technique maîtrisée par Ridley SCOTT puisque ne pouvant pas tout miser uniquement sur l’alien, il fallait imaginer et redouter sa présence dans la navette, en continu, sans jamais vraiment la voir. Une atmosphère pesante qui s’intensifie par une absence quasi-totale de musique en particulier lors des scènes d’actions et même tout au long de l’histoire.

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Un équipage qui réservera quelques surprises…

Un rôle avant-gardiste

Ripley, interprétée par une illustre inconnue à l’époque du nom de Sigourney WEAVER campe le rôle principal du long-métrage. Une protagoniste en guise de 1er rôle était un pari osé pour un film d’une telle envergure il y’a 40 ans. Un risque qui s’avéra payant pour le réalisateur au vu du succès que rencontra le film et des retours plus que positif vis-à-vis de l’actrice surnommée depuis « la reine de science-fiction ». Dans Alien, le lieutenant Ellen Ripley est la seconde personne la plus importante dans la hiérarchie du Nostromo. Avec un ratio 2 femmes pour 5 hommes, Ripley se fait malgré tout entendre et respecter avec un caractère fort et une analyse intelligente des situations critiques. C’est elle qui met en garde son équipage à plusieurs reprises face à la menace qui les guette. Courageuse, instinctive et charismatique, Ripley est un personnage bien construit devenu iconique depuis dans la pop culture et la science-fiction.

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La reine de la SF a un petit coup de chaud…


AVEC DU RETARD…
Alien
(le 8ème passager) est un film qui sans conteste a marqué son époque et le cinéma. 40 ans après sa sortie, son personnage phare Ripley, et ses créatures effrayantes n’ont pas disparu des mémoires et continuent de fasciner. Découvrir ce monument de SF aujourd’hui représentait ainsi un risque dans le sens où l’œil du spectateur n’est pas le même qu’en 1979. Malgré le petit coup de vieux inévitable que le film a subi, le travail de Ridley SCOTT n’en reste pas moins plus qu’honnête et représente un classique, une valeur sûre.

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)