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EN BREF :
Placé en 6ème position de mes 10 attentes de l’année, le nouveau film de Francis LAWRENCE signe sa 4ème collaboration avec l’actrice de 27 ans désormais incontournable du cinéma américain : Jennifer LAWRENCE. Red Sparrow est tiré du roman éponyme écrit par l’ancien membre de la CIA Jason MATTHEWS, reconverti en écrivain depuis. Une adaptation qui aura pris son temps pour voir le jour car dès 2013, c’est Darren ARONOFSKY (actuel compagnon de Jennifer LAWRENCE avec laquelle il a réalisé l’étonnant Mother !) qui était pressentie pour diriger le projet. Finalement occupé à travailler sur Noé à l’époque, nul autre que David FINCHER était alors annoncé pour réaliser le film sans que cela n’aboutisse. Après une phase de préproduction houleuse, il est temps de découvrir le résultat.

Red Sparrow Avec du recul blog

LE PITCH :
Danseuse étoile russe, Dominika voit sa carrière subitement interrompue après une grave blessure. Sans aucune solution pour aider sa mère malade désormais, elle se contraint à rejoindre les services de renseignements de son pays où son oncle travail déjà. Sous son influence, Dominika intègre alors une école qui la formera afin de devenir un « moineau » pour l’état. Un espion que rien arrête et dont le talent principal réside dans la séduction de son ennemi dans le but d’obtenir l’information désirée.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

La grâce d’une danseuse

A l’image du très bel opéra dans lequel se produit Dominika, (qui est en réalité celui de Budapest et non pas le Bolchoï) Red Sparrow est un film élégant et gracieux dans sa réalisation. La lumière joue un rôle très important tout au long du film et en plus d’être très bien travaillée sur de nombreuses séquences, elle symbolise de nombreux éléments de l’histoire. Exemple avec la longue ouverture qui précède l’apparition du titre. Une scène où l’on peut voir la danseuse en pleine représentation devant les projecteurs braqués sur elle qui se juxtapose au montage à la rencontre entre l’américain et la taupe dans la sombre nuit d’un parc faiblement éclairé. Les images alternent donc entre lumière vive et lumière tamisée, personnage au centre de l’attention et personnage dans l’ombre : synonyme de la future relation qui va être établie entre les deux protagonistes.

Red Sparrow critique avec du recul blog avitique
Des plans magnifiques tout au long du film.

Une guerre froide

Interdit au moins de 12 ans, la violence et la cruauté du film pourra surement écarter plus d’un spectateur sensible quand bien même il soit adulte. Red Sparrow n’est au passage pas sans rappeler un certain Black Swan de … qui dont déjà ? Darren ARONOFSKY, étrange n’est-ce pas ? Si en 2010 le signe est noir, le moineau est rouge en 2018. Outre cette banale similitude ornithologique colorée, la froideur du film de LAWRENCE est tout à fait comparable à la noirceur de celui qui mettait Natalie PORTMAN en tête d’affiche. Néanmoins Red Sparrow propose des images crues et déstabilisantes au travers de ses scènes de violence et de torture mais également au sein de ses dialogues. Le film est en effet très direct sur la vérité des enjeux de son histoire ainsi que les relations humaines qui la compose. On entend alors à plusieurs occasions de la part des personnages des phrases choquantes certes, mais criantes d’une triste et dure vérité.

Red Sparrow critique avec du recul blog avitique
Charlotte RAMPLING livre une prestation glaciale, parfaite pour son personnage.

La violence des images d’un film doit impérativement se justifier à 100% sans quoi elles ne font que desservir l’histoire. Dans le cas de Red Sparrow, je me suis donc posé cette question et oui, la dureté de certaines séquences correspond à l’atmosphère pesante que cherche à instaurer le film. Non pas qu’elles soient agréables à voir, elles nous permettent surtout de cerner les émotions de Dominika tout autant qu’elles nous font comprendre l’inhumanité dont les moineaux doivent faire preuve afin de servir leur pays. Comme l’expose le personnage de Charlotte RAMPLING, même leur corps appartient à la nation désormais.

Red Sparrow critique avec du recul blog avitique
La lumière est toujours très travaillée et l’omniprésence du rouge connote le sang, le désir, le danger, l’amour, la prise de décision, la sexualité…

Un film à l’atmosphère suspendue

A l’image du rouge sang utilisé par le titre lorsqu’il apparaît brutalement sur son fond noir, Red Sparrow va droit au but tout en s’étirant sur 2h20 tout de même. Contrairement à ce qui arrive souvent dans un film du genre (Cf : 007) je ne me suis étonnamment, et contrairement à beaucoup, pas ennuyé durant le développement de l’histoire. Le rythme est soutenu et Jennifer LAWRENCE ne cesse de prouver son talent en s’éloignant encore un peu plus de la saga pour ado qui l’a fait connaître. Pour lui donner la réplique on retrouve Joel EDGERTON en tant que meilleur ennemi, Matthias SCHOENAERTS ou le sosie non officiel de POUTINE ainsi qu’un Jeremy IRONS toujours aussi génial et Ciarán HINDS connu pour son rôle dans Game of Thrones.

Red Sparrow critique avec du recul blog avitique
Alors sosie ou pas sosie ?

Enfin, les rebondissements scénaristiques de la fin sont bien amenés et m’ont tout simplement surpris. Outre l’utilisation de téléphones démodés depuis 10 ans et la surprenante présence de disquettes informatiques au centre d’une intrigue sensée se dérouler de nos jours, le film fait du bon travail.

AVEC DU RECUL …
Red Sparrow
n’est pas un énorme coup de cœur en somme mais reste un film de bonne facture. Francis LAWRENCE réalise un travail très précis et soigné, de la lumière à son montage en passant évidemment pas une bande originale très appréciable signé James Newton HOWARD (Les Animaux Fantastiques). Le casting est brillant et le scénario parvient à conserver notre attention tout au long de l’histoire pour nous surprendre dans les derniers instants. Enfin, comment ne pas faire mention de la violence physique et psychologique qui nous est montrée car elle constitue l’une des caractéristiques principales du film. Des images qui ne sont pas pour autant gratuites et qui ont un réel objectif au sein de l’histoire. Auteur du roman, MATTHEWS a fait de l’histoire de Dominika une trilogie avec deux suites intitulées Palace of Treason et The Kremlin’s Candidate publié en février dernier… de quoi spéculer sur un éventuel retour du moineau rouge au cinéma.

note Red Sparrow critique avec du recul blog avitique

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