PRÉAMBULE : Cet avitique ne contient aucun spoiler, tu peux lire tranquille … Retrouve moi sur Facebook juste làet aussi sur Instagram !

EN BREF :
Classé en 10ème position de mes attentes 2018, je n’attendais à première vue pas grand-chose de ce nouvel univers d’un des plus grands patrons du cinéma de la planète, Steven SPIELBERG. Adapté du roman Player One paru en 2011, le papa de E.T a eu le temps de tourner et nous proposer Pentagon Papers qui sonne au final presque comme un passe-temps, dans l’attente de la sortie de son nouveau vrai gros bébé. Un univers SF vendu comme grandiose où le réalisateur met à nouveau la motion capture à l’honneur après l’avoir testé avec Tintin en 2011. Très méfiant à l’égard de ce nouveau blockbuster ultra marketé comme je l’énonçais dans la présentation de mes attentes, le simple fait de le trouver en 10ème place seulement traduit ma réserve à l’égard de ce « Valérian » version US… Place au verdict !

Ready player one critique avec du recul avitique blog

LE PITCH :
En 2045, le monde tente tant bien que mal d’oublier les problématiques d’envergure qu’il ne parvient à résoudre (famine, guerre, pauvreté…) en s’évadant dans un monde alternatif appelé l’OASIS. Cet univers recréé virtuellement n’est à la base qu’un jeu en ligne, mais dont le succès planétaire et sociétal a rendu son créateur James HALLIDAY multimilliardaire. Le jour où il annonce l’apparition d’un easter egg léguant les pleins pouvoirs de l’OASIS à celui qui le trouverait, cette fausse réalité prend une envergure supplémentaire qui dépasse de loin le simple divertissement puisque que c’est la vie de millions de personnes qui est : en jeu…

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Film ou attraction ?

S’il y a bien un film où la 3D est indispensable, sans aucun doute, c’est Ready Player One. Avatar avait révolutionné le cinéma en l’introduisant en 2009 et le film de SPIELBERG lui fait prendre un nouveau tournant qui justifie largement le tarif majoré. Dans ses premières minutes, l’américain nous emmène dans une version de l’Ohio (état dont il est lui-même originaire au passage) où la misère et la pauvreté semblent coutumes dans ce bidonville surpeuplé. Par l’intermédiaire d’un long plan séquence impressionnant, il pose les bases de l’histoire selon le principe du show/don’t tell et nous permet de cerner la place énorme que prend la réalité virtuelle et l’OASIS à cette époque. Peu de temps après et de manière toujours aussi limpide, une séquence extraordinaire nous fait voyager quasiment à la manière d’un l’Hyperspace mountain, afin de nous expliquer en quoi consiste exactement ce monde alternatif. Une scène belle à en pleurer, qui introduit les premiers clins d’œil à la pop culture : fer de lance de Ready Player One.

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Cette vision de l’Ohio n’est pas juste là pour faire « jolie » mais apparaît comme un lieux clé, nécessaire à la contextualisation. 

Un film bien plus fédérateur qu’on ne l’imagine

Comme beaucoup le craignait, Ready Player One courait le risque de n’être qu’un ramassis de références aux années 80-90 sans intérêt et présentes en guise de simple fan service. Et bien… il n’en est rien ! Premièrement car l’auteur du livre Ernest CLINE, n’est pas un de ces réac à promouvoir le trop célèbre « c’était mieux avant ». Ainsi, les références à la pop culture (cinéma, jeux vidéo, internet…) ne se limitent pas à ce qui s’est fait à la fin du XXème siècle mais prennent racines dès l’apparition des premières consoles à fin des années 70, jusqu’à aujourd’hui ! On verra donc des parties d’Adventure sur Atari 2600 sorti en 1979 mais également d’Overwatch lancé en 2016 en passant par la rencontre de Lara Croft et Duke Nukem. Côté cinéma, le public à l’occasion de se délecter devant l’apparition de la chambre 237 de Shining, la fourgonnette de l’Agence Tous risques et la soudaine rage du plus célèbre des gorilles, King Kong. Une ode à cette culture alternative qui est généralement méconnue et surtout sous-estimée par les plus de 40 ans, mais qui pourrait bien s’avérer être une révélation avec Player One et ses semblants de retours en arrière que les gens affectionnent tant. Car oui, le passé est une notion rassurante pour l’être humain (d’où le « c’était mieux… »), ce qui explique pourquoi le public est si féru des références qui lui rappellent sa jeunesse. Voilà donc pourquoi un livre, puis un film rassemblant tout ce que tout le monde a déjà affectionné, n’a d’autre destinée que le succès planétaire.

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Le mélange VR et vie réelle est vraiment sympathique et bien géré.

Plus qu’un film certes, mais un film avant tout

Après l’avoir utilisé sur Tintin et Le BGG, SPIELBERG réitère l’expérience de la motion capture pour un résultat splendide. Au-delà de ça le film et son histoire est loin d’être stupide ou simpliste comme pourrait le laisser croire les clichés liés à l’univers. Ready Player One félicite cette pop culture et traite de ses avantages comme de ses inconvénients avec les dérives de l’OASIS. Le film n’est pas stupide et même assez intelligent pour intégrer une tonalité humoristique parfaitement maîtrisée. Si je trouve souvent que Marvel en fait trop à mon sens ce qui dessert son scénario, Player One parvient à jouer habilement entre les deux niveaux pour parvenir à un résultat ni trop lourd, ni trop fin vis-à-vis du contexte.

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L’OASIS et ses personnages sont tous d’un esthétisme incroyable, et ce n’est pas Lara Croft juste au dessus qui dira le contraire.

Côté mise en scène, si on peut le définir comme ça, la première épreuve de la course est hallucinante de dynamisme et de détails. A aucun moment illisible visuellement, cette séquence est je pense la plus réussie du film et vraiment bluffante. Par ailleurs le casting composé de Tye SHERIDAN (X-Men) dans le rôle-titre de Wade, Olivia COOK (Bates Motel), Ben MENDELSOHN (Rogue One, Les heures sombres) en passant par la révélation Lena WAITHE sous les traits de Aech… est globalement très réussie. SHERIDAN reste malgré tout un peu ce héros transparent que je craignais mais l’OASIS et ses compères sont là pour palier à cela.

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Une course en Dolorean ? Mais OUI !

Enfin, John WILLIAMS avait décidé de céder sa place à Alan SILVESTRI (Retour vers le Futur) pour se concentrer sur Pentagon Papers. Au final, le compositeur nous livre un main theme très réussi auquel s’ajoute des morceaux géniaux et phares des années 80 à l’instar de Jump de Van Halen en guise d’ouverture, et You make my dreams pour clôturer, en passant par un morceau plus récent de Depeche Mode, World in my eyes en version remixé.

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Wade, dépourvu de son avatar, n’est pas des plus charismatique.

AVEC DU RECUL …
Ready Player One
est à mes yeux LA surprise que j’attendais depuis la création de ce blog. Humble dixième de mes attentes de 2018, il y a fort à parier qu’on le retrouve dans le haut du panier de mon Top 2018. Par l’intermédiaire de l’histoire extraordinaire écrite par Ernest CLINE, Spielby parvient presque à nous rendre nostalgique avec ses références du passé tout en nous laissant rêveur devant cet OASIS que tout un chacun rêverait de parcourir sous les traits de l’avatar de son personnage préféré. Avec Ready Player One, Steven SPIELBERG fait preuve une nouvelle fois de son immense talent en montrant que même en tant que septuagénaire, il est bel et bien le patron. Un avis semble-t-il partagé avec l’auteur de la chaîne Popcast que j’ai eu l’opportunité de rencontrer après cette avant-première. (Hello à toi si tu me fais le plaisir d’être de passage !). Bref ! Verdict final ? Ready Player One est une claque visuelle, ce nouveau « Avatar« , un véritable phénomène, qu’il faut aller voir (en 3D).

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)