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EN BREF :
Petit, qui n’a jamais été rêveur devant les histoires de la conquête de l’ouest où cow-boys, indigènes et soldats américains s’affrontaient sans merci. Si les westerns se font rares ces dernières décennies au cinéma, il est toujours plaisant d’en découvrir un de temps à autre. De plus, Christian BALE en tête d’affiche apparaît aujourd’hui comme une évidence pour interpréter un tel personnage dans ce genre d’univers. Alors retour en force du genre signé Scott COOPER ? Ou voyage en terres hostiles oubliable … ?

Hostiles critiques analyse avec du recul blog avitique

LE PITCH :
En 1892, le capitaine Jo Blocker se voit contraint de mener à bien l’escorte du cheyenne Yellow Hawk jusqu’à sa terre natale. Chef de guerre qu’il rêve de tuer pour avoir pris la vie de nombreux de ses hommes au cours de la guerre, Blocker va devoir prendre sur lui pour obéir aux ordres de son colonel alors qu’il est sur le point de prendre sa retraite. Un long voyage entre le Nouveau Mexique et le Montana au cours duquel Comanches et autres trappeurs vont venir jouer les troubles fêtes… Éreintés par leurs années de guerre, le Capitaine et ses hommes se dirigent peut-être vers l’opération de trop.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

I’m a poor lonesome cowboy …

Au rythme de la douce cadence d’un cheval au pas, Scott COOPER nous emmène en promenade dans l’ouest américain sur les traces de son scénario écrit d’après l’histoire de feu Donald E. STEWART (Oscarisé en 1982 pour Missing). En effet, avec une durée de 2h13, le film parait avare en action et pourrait ennuyer plus d’un spectateur non averti. Néanmoins, la force du réalisateur est d’arriver à distiller habilement ses séquences d’actions pour ne pas perdre son spectateur. Intercalés entre des dialogues souvent longs, calmes voire parfois pesants, les rebondissements arrivent tous à point nommé. Hostiles n’est pas là pour en mette plein la vue, mais pour nous présenter des personnages complexes dont la guerre a arraché nombre d’être chers.

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COOPER maîtrise son travail en offrant un film délicat, intelligent et très beau.

Un film intelligent de bout en bout

Avec un titre qui peut sembler énigmatique aux premiers abords, c’est en sortant de la salle qu’on se rend compte à quel point il est tout simplement parfait pour décrire en un mot ce que représente le film. Tout au long de son histoire, COOPER maîtrise tout ce qu’il s’y passe ce qui donne un sans-faute à mes yeux assez impressionnant. Dès son ouverture avant l’apparition du titre, au passage tout en finesse également mais non sans puissance, Hostiles ne prend pas plus d’une minute à nous transporter dans son monde avec une première scène saisissante. On découvre alors le personnage de Rosamund PIKE (HHhH), une femme incroyable dont il est impossible pour nous imaginer une seule seconde ce qu’elle endure. Sans trop en faire, cette fameuse Rosalie Quaid se ressaisit quand il le faut et n’est pas le fardeau qu’elle prétend être pour le groupe du Capitaine. Au contraire, elle représente également une autre partie du peuple tout aussi touchée par ces horribles affrontements entre les différentes ethnies du continent nord-américain.

Hostiles critiques analyse avec du recul blog avitique
« Vous n’avez aucune idée de ce que la guerre vous fait« 

Une vision inédite de la guerre

C’est en effet en cela que le titre est aussi efficace que le film en lui-même, Hostiles parvient à nous faire comprendre et véhiculer des messages forts sans jamais les évoquer de manière frontale ou répétée. La plupart des soldats de l’armée US sont épuisés par tout ce qu’ils ont vu, endurés, subit. Le traitement de la mort tient donc une place centrale dans le film puisqu’elle est quasiment banalisée à l’écran. D’un point de vu crédibilité, le film est l’un des rares où la fiction pourrait être remise en cause tant il ne cherche pas à « sauver » coûte que coûte ses protagonistes, et les fait souffrir tant psychologiquement que physiquement. Face à des épreuves si difficiles, la mort est donc une échappatoire pour nombre d’entre eux.

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Le film offre de nombreux plans splendides aux jeux de lumières naturels impressionnants.

En outre le Capitaine Blocker, parfaitement interprété par BALE, est fascinant. Charismatique à souhait, ce personnage évolue d’une manière stupéfiante tout au long du film. Face à lui, Yellow Hawk et sa famille représentent les peaux rouges opprimés eux aussi par toute cette violence. Hostiles nous montre ainsi au travers de ce regroupement de personnages très variés, soldats, civiles, cheyennes, que la guerre pour des terres, en quête d’une futile suprématie, prend bien plus qu’elle ne donne en retour. L’histoire nous convainc au travers de Blocker tout d’abord, mais aussi de son meilleure ennemi peau rouge, que leurs actes remettent en cause leur humanité alors qu’ils restent avant tout des semblables.

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Hostiles se défend de toutes visions manichéennes de la guerre. Peu importe le camp, tous ces Hommes restent des Humains.

 

AVEC DU RECUL …
Hostiles n’avait pas démérité les échos excellents qu’il a généré. Le travail de Scott COOPER est saisissant dans le réalisme perturbant de son film, dans la fausse simplicité de son travail, ainsi que dans la maîtrise de son sujet. Grâce à des plans larges et magnifiques de dizaines de paysages ultra variés (ce qui impressionne vu la diversité de chaque environnement pour des plans de quelques secondes seulement la plupart du temps), des personnages au charisme débordant ainsi qu’une approche délicate, intelligente et touchante des traumatismes de la guerre sur tous les peuples, Hostiles est un très bon film. Malgré ce rythme très posée qui pourrait décourager, le long-métrage mérite sans aucune hésitation qu’on lui accorde du temps car il fait honneur au Western et abordent des thématiques dont l’écho résonne encore au XXIème siècle…

Hostiles critiques analyse avec du recul blog avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)