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EN BREF :
Comme le laissait penser la place que j’ai attribué à La La Land dans mon Top 10 de 2017, les comédies musicales et moi ne font qu’un. The Greatest Showman avait donc inévitablement attiré mon attention et n’est pas passé loin de figurer dans mes attentes 2018. 3 fois nominés à la dernière cérémonie des Golden Globes, le film repart gagnant pour la Meilleur chanson originale. Une récompense plutôt appréciable quand on est une comédie musicale qui obtient d’ailleurs une excellente note moyenne de 4,4/5 sur Allociné de la part des spectateurs. Alors le premier film de Michael GRACEY mérite-il tout ce cirque ?

The Greatest Showman critique avec du recul blog avitique

LE PITCH :
Avec des rêves pleins la tête et un goût prononcé pour le risque, Phineas T. Barnum est au XIXème siècle en avance sur son temps. Avant-gardiste dans la communication et la publicité, il va devenir avec son cirque et ses « curiosités » une véritable célébrité en Amérique désirant proposer toujours plus grand et toujours plus extraordinaire à son public.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Une prise de partie assumée

A l’instar du film de Damien CHAZELLE, The Greatest Showman s’ouvre avec une scène musicale haute en couleur que l’on retrouvera également à la toute fin du film. Comme je l’évoque régulièrement, j’aime le grandiose au cinéma et avec un film basé sur la vie de P.T. Barnum ainsi qu’un titre pareil, il est difficile de faire autrement. Alors pour un premier essai derrière la caméra, il faut bien avouer que GRACEY ne s’en sort pas si mal ! Avec une style si casse-gueule il faut l’avouer, l’australien parvient sans mal à nous faire suivre la vie enjolivée de Barnum. Car oui, l’histoire n’est pas un biopic et le scénario est bien plus romancé comme on peut l’imaginer. Une volonté assumée du réalisateur qui souhaitait s’attarder sur l’incroyable envie de divertir du personnage et tout ce qu’il a révolutionné en son temps.

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Pour un premier film, GRACEY avait beaucoup à faire et s’investit à 100% dans ce qu’il voulait nous montrer.

Mais il faut bien avouer que le film reste globalement assez léger et ne creuse pas là où il aurait pu. Avec des thématiques qui font encore écho aux sociétés du XXIème siècle telle que la moralité des cirques, des businessmans ou tout simplement la tolérance et l’acceptation, le long-métrage est presque trop riche malgré lui. Au final tout cela est très vite survolé pour se concentrer sur le grandiose des spectacles Barnum. Ce n’est pas vraiment dommageable malgré tout, car cela est fait au profit d’une autre prise de partie entièrement respectable bien plus axée « grand public ».  Des propos plus sombres et plus tristes n’auraient évidemment pas pu coller à un esprit comédie musicale.

Et tu chantes, chantes, chantes…

D’autre part, qui dit comédie musicale, dit … t’as compris. Après avoir été paroliers sur mon doux La La Land, on retrouve ici le duo Benj PASEKJustin PAUL à qui l’on doit les compositions du film en question. Bien que je regrette une trop forte répétition de l’une d’elle ainsi qu’une tendance à chanter un peu trop à tout va, j’avoue apprécier et chantonner encore souvent « The greatest show ». Musique emblématique et pour moi la plus marquante du l’œuvre, elle représente très bien la magie et l’émerveillement des shows Barnum. Il est d’ailleurs évident que c’est la séquence qui a été le plus travaillée en termes de recherche (6 versions créées avant celle-ci) et de chorégraphie pour toute la troupe de Barnum, une belle réussite.

The Greatest Showman critique avec du recul blog avitique
Visible en ouverture et fermeture du film, cette scène musicale est très réussie et reflète à elle seule l’esprit du film.

On a tous dit, Ah c’est dommage…

En outre, le film s’intitule « The Greatest Showman » mais Barnum n’est pas tout seul, bien au contraire. En démocratisant les Freaks shows aux Etats-Unis, le showman était entouré de tous ses êtres extraordinaires, surnommés curiosités dans l’histoire. C’est forcément un peu plus sympa que « monstres » … Il est clair que Lettie (la femme à barbe) est celle que le film met le plus en avant au point d’avoir sa propre chanson. Mais cela se fait au détriment de tous les autres membres de la troupe que l’on entend dire 3 mots au tout début, voire même que l’on ne voit carrément pas sans y prêter attention lors des spectacles (As-tu remarqué les siamois ? Ou l’homme à trois jambes ?)

The Greatest Showman critique avec du recul blog avitique
Retour aux sources pour Zac EFRON…

Venons-en au point le moins réussi du film : une histoire d’amour entre deux personnages qui, bien que sympathiques à voir, n’est absolument pas fondée. Si le coup de foudre est envisageable, à la rigueur… Le coup de foudre réciproque en un regard l’est un peu moins et le film ne nous montre absolument pas cela. Cette romance reste ainsi trop bancale à mon goût en dépit de sa petite dénonciation du racisme.
Enfin, j’ai apprécié la capacité du film à nous montrer très (trop ?) subtilement l’égoïsme de Barnum qui pour séduire un public toujours plus nombreux, n’a que faire de ses artistes. Un paradoxe quand on voit le philanthrope qu’il semble être au fond, mais qui va en partie le conduire à sa chute.

The Greatest Showman critique avec du recul blog avitique
Les jeu de lumière et plongées/contre-plongées sont régulièrement utilisés pour mettre en valeur certaines scènes.

 

AVEC DU RECUL …
The Greatest Showman
a finalement bien répondu à mes attentes. Sans me surprendre littéralement, la première réalisation de Michael GRACEY possèdes de nombreuses qualités à l’image de ses décors, sa photographie, ses couleurs ainsi que ses compositions. Du côté de l’histoire, le choix de proposer une comédie musicale pour illustrer les incroyables shows de Barnum est indéniablement une bonne idée. Source de magie et de joie, les séquences chantées et dansées évoque avec pertinence l’esprit du « plus grand spectacle du monde ». Néanmoins, cette tonalité ne permet pas d’aborder des thématiques trop sérieuses alors que ce personnage en offrait moultes opportunités. Des sujets profonds souvent survolés en somme qui auraient gagnés à davantage de développement, au détriment d’une stupide romance par exemple.
Celui qui a commencé comme directeur d’effets visuels nous offre ainsi un film honorable qui m’a séduit sous divers aspects, et que tout amateur de La La Land et/ou comédies musicales saura apprécier sans aucun doute. Rendez-vous avec Michael GRACEY dans un tout autre style à l’avenir puisqu’il sera à l’œuvre pour l’adaptation de … Naruto. C’est un fait, les films à haut risque : c’est son truc !

note The Greatest Showman critique avec du recul blog avitique
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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)