PREAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à la séance de ce film. Retrouve leur page Facebook ici !
En outre, cet avitique ne contient pas de spoiler, tu peux lire tranquille…

EN BREF :
Souvent amateur des films d’animation Disney-Pixar, je salue cette capacité des studios à nous proposer un univers et un monde totalement différent d’un film à l’autre. Coco est d’ailleurs un très bel exemple de cette diversité avec le cadre qui a été choisi, à savoir le jour des morts au Mexique. Par ailleurs, on retrouve Lee UNKRICH à la réalisation qui a notamment travaillé sur Cars ou Monstre et Cie… mais on lui doit principalement Toy Story 3, Oscar du meilleur film d’animation en 2011. En d’autres termes, comment partir défaitiste avec un homme aussi expérimenté !!!…

Affiche Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog
Une affiche aussi colorée que son histoire.

LE PITCH :
Miguel
est un garçon mexicain de 12 ans vivant dans une famille de cordonnier de génération en génération. Destiné à travailler dans l’atelier à son tour, il se cache pour laisser parler sa vraie passion : la musique. En effet, à cause d’une veille et triste histoire familiale, la musique est totalement interdite au sein de celle-ci, laquelle n’accepte aucune mélodie. Mais, le Jour des Morts, Miguel va faire des rencontres ô combien surprenantes qui vont peut-être lui permettre de changer son destin à jamais …

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Comme un vent de fraîcheur

Comme je l’évoquais plus haut, Disney, et plus particulièrement Pixar, a toujours réussi à nous embarquer dans un univers unique. Je pense par exemple à Ratatouille, 1001 pattes, Le monde de Némo ou encore Toy Story qui possède pour chacun une proposition totalement différente l’une de l’autre. Coco est donc dans la continuité de cette invitation à l’imaginaire. Néanmoins, cette fois-ci, les studios d’animations n’optent pas pour la personnification d’objets (Cars, Toy Story, Wall-E) d’animaux (Ratatouille, Monstre & Cie, Le Voyage d’Arlo) ou d’émotions (Vice Versa) mais pour de « vrais » êtres humains, à l’instar de Là-Haut. Ce n’est pas non plus une énième histoire de princes ou princesses comme l’était Rebelle, Raiponce ou la célèbre Reine des Neiges. Ici pour la première fois dans l’historique des films Pixar, on retrouve un petit garçon en guise de protagoniste. Un vent de fraîcheur qui fait de Coco un film à part.

Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog
Le film possède une touche d’humour très délicate qui passe à merveille.

El dia de los muertos au Mexique est mondialement connu de par ses extraordinaires festivités et ses coutumes qui diffèrent totalement de celles observables en Europe par exemple. Déjà aperçue dans l’introduction du dernier James Bond en date SPECTRE, ce cadre plaît au 7ème Art tant il est comparable à un décor « naturel » de cinéma. Les scénaristes ont ainsi trouvé la bonne idée d’associer ce jour hors du temps sensé mélanger les vivants avec les morts. Une opportunité donc d’imaginer en toute liberté la vie de ces fameux défunts durant cette célébration. Créer un monde à part que l’Homme ne connaît pas. Une technique habituelle pour les studios que l’on retrouve dans les Monstre & Cie ou Toy Story par exemple.

Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog
Les morts sont bien plus sympathiques qu’on pourrait le croire après tout.

Quand l’animation frôle la perfection …

Qui dit fête des morts, dit en quelque sorte carnaval mexicain et donc costumes, décorations, fleurs, musiques, festivités… Une notion que le film nous expose à merveille tout au long de l’histoire. Les couleurs chaudes sont omniprésentes à l’image de l’orange et du jaune. D’autre part, un gros travail a été fait pour embellir les morts et les rendre familiers à nos yeux très rapidement, à tel point qu’on oublierait presque qu’ils sont des squelettes. Mais l’animation est là pour nous le rappeler en jouant régulièrement et astucieusement avec les corps déconstructibles à volonté de ces morts. Aussi, l’impressionnante cité des morts, peuplé de ses nombreux alebrijes, est éclatante de couleurs fluorescentes, faisant de ce monde un univers post-mortem presque attirant.

Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog
L’univers créé par les studios d’animation est de toute beauté (comme dirait un certain laveur de vitre parisien…)

Toujours du point de vue visuel, il est bluffant de voir le niveau atteint par l’animation aujourd’hui. Les émotions de Miguel, les poils au menton de la Mama Coco, et les différentes expressions de chacun des personnages sont impressionnantes de détails. En revanche, je trouve toujours aussi scandaleux de voir certaines femmes modélisées avec une taille aussi épaisse qu’un cure-dent, mais aux formes avantageuses. Un film d’animation pour enfants ne peut se permettre de véhiculer de tels stéréotypes.

Pas si bête que ça le Coco

Si le titre possède une signification bien particulière et presque difficile à comprendre pour le plus jeune public, il est à l’image de son histoire. En effet, un enfant de moins de 10 ans ne saisira pas tous les éléments de Coco. Bien que les personnages expliquent à plusieurs reprises ce qu’ils doivent faire alors que cela est assez évident compte-tenu de la situation, l’histoire est originale et pas si attendue que ça. La première partie du film nous laisse penser que le message principal sera de croire en ses rêves, c’est d’ailleurs globalement le cas. Mais la fin ajoute une thématique supplémentaire à celle-ci grâce à l’aventure de Miguel.

Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog

Ainsi, même si la fin pourrait être discutée (Comment Miguel peut-il expliquer à sa famille d’où il tient toutes ses nouvelles informations sur leurs ancêtres …), Coco est une belle histoire qui m’a surpris par son plus gros rebondissement auquel je l’avoue je ne m’attendais pas. Au-delà de tout ça, l’image que véhicule le film sur la communauté mexicaine est des plus valorisantes et attachantes. Il va aussi permettre à des millions d’enfants de découvrir cette belle croyance et aux adultes on ose l’espérer redorer en partie une image ternie des Mexicains depuis qu’un certain blondinet dirige les Etats-Unis.

Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog
La notion culturelle qui entoure le film est non négligeable et apporte une vraie valeur au film.


AVEC DU RECUL …
Coco
est un très bon film d’animation comme je m’y attendais plus ou moins. UNKRICH nous emmène avec son équipe dans un univers une nouvelle fois bien pensé au milieu d’un cadre sublime et parfaitement modélisé. A l’image de nombreux films tirés des studios Disney-Pixar, l’histoire est touchante – bien que particulièrement pour Coco – mais en l’occurrence elle est davantage réfléchie qu’à l’accoutumée. Cela s’explique déjà par le choix d’un « simple » petit garçon en tant que protagoniste, une nouveauté chez Pixar, qui induit un aspect plus sérieux et terre-à-terre que lorsqu’un rat ou un robot était en tête d’affiche. Mais le contexte dans lequel se déroule l’action est aussi un élément clé du film puisqu’il se base sur une croyance festive mais également très sérieuse et très importante pour les Mexicains. Enfin, une telle ouverture culturelle visible par les plus jeunes est aussi chose inédite dans un film d’animation de la maison de Mickey, ce qui rejoint mon idée principale à son sujet : Coco une œuvre complètement à part.

note Coco disney pixar critique avitique avec du recul blog

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)