PREAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à l’avant-première de ce film. Retrouve leur page Facebook ici !
En outre, cet avitique ne contient pas de partie spoiler, tu peux lire tranquille…

EN BREF :
Généralement peu friand de ce genre de film (Policier), Carbone m’était proposé en avant-première et il aurait été idiot de ne pas le découvrir. En partant malgré moi avec certains a priori négatifs, film policier… français … DEPARDIEU (qui ne m’enchante plus comme avant… ), je ne demandais donc qu’à être surpris !

Affiche Carbone avec du recul critique avitique
Une affiche plutôt jolie.

LE PITCH :
Alors que déposer le bilan devient la seule chose à faire pour son entreprise de 35 salariés, Antoine Roca se prend soudainement d’intérêt pour la taxe carbone. Mise en place par l’état afin d’encourager les efforts des entreprises en matière d’environnement, Antoine et ses quelques amis vont mettre en place une escroquerie qui atteindra jusqu’à 1,6 milliard d’euros rien qu’en France. Carbone nous raconte l’histoire d’un homme banale qui, en souhaitant sauver l’entreprise familiale, se retrouvera rapidement à la tête d’une affaire qui le dépasse.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Inspiré de la véritable fraude à la TVA sur les quotas de Carbone de 2008-2009, Carbone et son scénariste Emmanuel NACCACHE ont le mérite de proposer une histoire simple. Alors qu’il aurait été facile de vouloir partir dans un grand film à la « Le loup de Wall Street » qui aurait été casse-gueule il faut le dire, le film ne voit pas trop grand et ne perd pas son public avec des futilités scénaristiques. En simplifiant les faits dès le début et en proposant des explications claires et simples par l’intermédiaire du personnage de Michael YOUN, Carbone rassure son audience et l’encourage à comprendre les enjeux de son histoire.

Carbone avec du recul critique avitique
La simplification de l’histoire est la bienvenue.

Néanmoins, malgré cette approche appréciable, le fait de nous montrer en scène d’ouverture la scène finale que l’on retrouve en fin d’histoire n’était pas je pense la meilleure option. Désireux de créer un second degré de compréhension lors du deuxième visionnage de cette scène, Olivier MARCHAL nous révèle un rebondissement clé de l’histoire qui aurait eu bien plus d’impact si on le découvrait vraiment à la fin. Je comprends néanmoins l’effet recherché car il est vrai qu’en connaissant le dénouement tout au long de l’histoire, la morale et le message véhiculé est on ne peut plus clair.

Carbone avec du recul critique avitique
Laura SMET aurait mérité plus d’importance avec son personnage intriguant mais qui n’a pas énormément d’utilité…

Concernant les personnages maintenant, Benoît MAGIMEL et ses faux airs de Johnny DEPP nous propose une prestation plutôt intéressante. Son côté entrepreneur innocent se perd en revanche un peu trop rapidement alors que les événements prennent une ampleur assez énorme. À aucun moment nous ne le voyons incertain face à ses actes ou en proie aux doutes face à sa situation faciale. Le tout fait que ce bon Antoine devient à nos yeux un anti-héros, à l’instar de ses amis et collaborateurs. Par ailleurs, Laura SMET est tout à fait séduisante malgré un personnage très/trop secondaire, Michael YOUN colle plutôt bien à son personnage malgré une apparition délicate au début, et c’est un réel plaisir de voir GRINGE à l’écran qui se débrouille vraiment bien pour son premier film en solo (Tout du moins sans son ami Orelsan avec qui il partageait l’affiche dans Comment c’est loin – 2015).

Carbone avec du recul critique avitique
Michael YOUN et GRINGE font plaisir à voir dans un rôle inhabituel pour l’un et tout nouveau pour l’autre.

Comme on peut le voir sur l’affiche plutôt esthétique, l’ambiance et les couleurs du film ont été travaillées. L’objectif de MARCHAL était de nous montrer un monde de la nuit sensuel d’une beauté perverse qui fera ainsi sombrer le personnage principal. Pour un film du genre, de production française, je trouve que la réalisation nous propose quelque chose de plutôt pas mal malgré un personnage étonnamment rapidement à l’aise dans ce milieu. S’inspirant du style US, Carbone parvient aussi à garder son originalité.

Enfin, belle surprise avec la bande-originale du film et le choix d’intégrer le morceau Suicide social d’Orelsan qui correspond parfaitement à ce que le film nous propose.

Carbone avec du recul critique avitique
Le monde de la nuit et les couleurs visibles sont très esthétiques.

AVEC DU RECUL …
Carbone
ne fait pas partie de ces films qui me marquent en raison de mes goûts personnels. En revanche, le travail d’Olivier MARCHAL nous propose une histoire assez intense grâce à une simplification de l’intrigue original. Accompagné de l’excellent morceau d’Orelsan et d’acteurs justes, le film nous surprend à plusieurs reprises en dépit d’un final qui aurait pu être bien plus réussi si on ne le découvrait pas dès le début.

note Carbone avec du recul critique avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)