PREAMBULE : Ce 50ème avitique (Champagne !) ne contient pas de partie spoiler, tu peux lire tranquille …

Affiche Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
« On fera tourner les torchons » …


EN BREF :
6ème réalisation en commune pour le duo désormais bien connu NAKACHETOLEDANO. Déjà scénaristes et réalisateurs de Nos jours heureux en 2006 et Intouchables en 2011 (3ème plus gros succès de l’Histoire au box-office Français), le talentueux duo revient cette année avec une nouvelle comédie bien plus légère que leur dernier film Samba. Présent au casting de 4 des 6 films des réalisateurs, Omar SY n’est cette fois SY pas de la partie (le retour de M. JEUDMOTS). Le rôle-titre est désormais entre les mains de l’expérimenté Jean-Pierre BACRI entouré d’une pléiade de jolis noms du cinéma et de la comédie françaises : Gilles LELLOUCHE, Jean-Paul ROUVE, Alban IVANOV, Suzanne CLEMENT, William LEBGHIL ou encore Benjamin LAVERNHE de la Comédie française, qui incarne un marié atypique et mémorable.

LE PITCH :
Max est traiteur et organisateur de mariages depuis plusieurs décennies. Un peu à bout de souffle dans sa carrière professionnelle, il organise aujourd’hui un mariage prestigieux au sein d’un spacieux château du XVIIe. À la tête de toute une brigade qu’il affectionne davantage pour leur sympathie que pour leur qualité de travail, nous somme conviés à le suivre tout au long de l’organisation de cette importante journée. Bien évidemment, l’individualisme de chacun et les imprévues vont faire basculer cette soirée magnifique dans un enchaînement de surprises pas toujours agréables.

Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
Chaque personnage à une histoire particulière et habilement présentée.


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Introduit par une longue scène d’ouverture, Le Sens de la fête nous présente d’emblée son protagoniste en la personne de Max (Jean-Pierre BACRI). Cet organisateur de mariage nous apparaît comme fatigué par son métier et légèrement à cran à l’égard des clients. Une situation plutôt cocasse face aux jeunes mariés troublés, mais qui nous montre que le film compte prendre son temps. Bien évidemment, l’individualisme de chacun et les imprévus vont faire basculer cette soirée magnifique dans un enchaînement de surprises pas toujours agréables. Le rythme est donc plutôt bien géré alternant calme et excitation, même si certains pourraient y trouver parfois quelques longueurs.

Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
Gilles LELLOUCHE en James, du grand art.

L’élément le plus marquant pour moi dans Le Sens de la fête est le travail remarquable d’Olivier NAKACHE et Eric TOLEDANO derrière la caméra. En effet, on assiste à plusieurs reprises à des plans-séquence où les personnages déambulent au milieu des salles en pleine effervescence pour les préparatifs. Des scènes qui nécessitent une préparation minutieuse, de multiples répétitions et une concentration maximale de la part de chacun. L’absence de coupures/cut dans ces situations renforce alors l’immersion du spectateur qui se croirait presque faire partie de la brigade avec eux.

 

Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
Le travail des deux réalisateurs derrière la caméra rend le film bien plus prenant et intéressant.

La bande son du film est composé par le musicien israélien Avishai COHEN. Contrebassiste de Jazz à la base, les réalisateurs ont fait appel à lui pour une grande partie des morceaux audibles dans le film, dont le thème d’ouverture Seven seas, qui se marie merveilleusement bien avec l’ambiance qui se met en place. Saccadée et dynamique, joviale et légèrement stressante, la création de COHEN est une belle réussite.

Mais le jazz de COHEN laisse par moment sa place à des morceaux plus populaires aux sonorités disco comme le célèbre Can’t take my eyes off you des Boys Town Gang datant de 1982. (Un choix qui n’est pas sans rappeler le fameux Boogie wonderland d’Intouchable.) Une ambiance immédiatement plus festive et qui rassemble petits et grands dans la bonne humeur. Enfin, le film nous propose également des scènes où l’adrénaline de l’organisation et du déroulement du mariage se suspend un instant pour donner lieu à de belles séquences. L’une d’entre elle nous marque évidemment grâce à l’accompagnement aérien et presque hypnotique, du chanteur-compositeur français Cascadeur avec son titre Meaning.

Outre la musique, venons-en désormais aux acteurs du film qui nous proposent des prestation des plus plaisantes. Conscients du talent de leurs comédiens, les réalisateurs ont choisi à plusieurs reprises de ne pas écrire de dialogues pour leurs personnages. Seuls leurs jeux et leurs regards suffisent à nous partager une émotion parfois amusante, parfois émouvante. Néanmoins lorsque texte il y a, c’est une écriture qui n’en fait pas trop et qui ne tombe pas dans des banalités et autres lourdeurs humoristiques. Les quelques personnages stéréotypés du film auraient pourtant facilement pu les amener dans ce piège. L’histoire de chacun est intéressante à voir évoluer, bien que celle de Max soit un peu bateau et simpliste. Il lui fallait une problématique personnelle pour le couper de son travail, mais n’étant en aucun cas un enjeu principal du film, elle est un peu bancal et sans grand intérêt.

Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
A la fois loufoque et émouvantes, certaines scènes sont assez étranges mais très belles

Enfin, le film se déroulant à 90% dans le domaine du château, c’est en quelque sorte un semi huis-clos sur moins de 24h. Pourtant la diversité des salles, des ambiances créées et les différents extérieurs visités à l’image de la très belle salle de mariage, nous montrent assez de variété pour qu’on ne soit pas attiré par l’ennui. L’affichage des différentes heures de la journée rejoint cette idée, et permet également au public de se faire une idée plus précise du déroulement de la soirée en étant lui aussi préoccupé par le temps…

Le Sens de la fête critique avec du recul avitique
Pierre, le marié, est un personnage simple en apparence mais qui ne cessera de nous surprendre.


AVEC DU RECUL …
Avec Le Sens de la fête, Olivier NAKACHE et Eric TOLEDANO nous présentent une comédie plus légère dans la forme mais très travaillée dans le fond. Portrait du monde du travail et de la collaboration en équipe, le film critique un individualisme trop prononcé au sein d’un groupe. Par l’intermédiaire du personnage de Jean-Pierre BACRI, l’histoire nous place également du côté du patron, qui n’est donc pas toujours un co…, mais qui œuvre souvent sans relâche pour que ses amis, ses salariés et ses clients soient satisfaits. Outre cette analyse, la réalisation très travaillée du duo cinéaste ainsi que leurs choix musicaux font de ce long-métrage une belle réussite. Ajoutez à cela des acteurs talentueux du premier au troisième rôle, et vous passerez sans aucun doute un moment agréable.

note Le Sens de la fête critique avec du recul avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)