PREAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à l’avant première de ce film. Retrouve leur page Facebook ici !
En outre, cet avitique contient une partie spoiler qu’il t’es possible d’éviter en sautant le paragraphe « Spoiler zone » pour reprendre la lecture au « over » situé juste en dessous !

EN BREF :
Peu de temps après avoir découvert l’adaptation de La Tour Sombre, Stephen KING et son univers reviennent à nouveau sur nos écrans de cinéma. Contrairement à « The Dark Tower » et son accueil plus que mitigé (malgré que je n’ai pas trouvé ça si mauvais, check that) Andy MUSCHIETTI réinterprète une histoire ô combien connu de l’écrivain, en l’occurrence Ça. Déjà bien connu du grand public avec le téléfilm « Il » est revenu, diffusé en 1993 en France, le célèbre de clown Grippe-sou est de retour 24 ans plus tard… et non pas 27 comme nous l’expliquera le film.

À Derry, plusieurs enfants disparaissent sans laisser de traces. En parallèle, un groupe d’enfants va se réunir après avoir fait face chacun de son côté à un événement horriblement effrayant. Faisant le lien avec les mystérieuses disparitions, ils vont décider de s’unir afin de mettre fin aux agissements de celui qui se fait appeler Grippe-Sou le clown dansant…

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
Très, très classe.


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
N’ayant ni lu le livre de KING, ni vu le téléfilm qui fut le premier à l’adapter, il n’est donc pas question ici de réaliser un quelconque comparatif, mais bien de se focaliser uniquement sur le film.

Commençons tout d’abord avec le casting quasiment 5 étoiles. La bande d’enfants, auto-surnommée Le club des loosers, fonctionne à merveille entre autres avec le jeune Finn WOLFHARD, révélé dans Stranger Things (Mike) qui campe le rigolo du groupe. Chacune de ses répliques est très drôle et correspond bien à l’esprit d’un groupe d’enfants qui se permettrait de telles vulgarités en l’absence de leurs parents. Leurs relations entre eux ne sont pas niaises et feront évidemment penser à la série Netflix cité plus haut, car c’est un fait avec cette série, suivre les péripéties de gamins à vélos style Les Goonies (dont une éventuelle suite faisait beaucoup parler depuis un an. Comme quoi …) plait beaucoup en ce moment. Évidemment Ça ne plagie rien puisque le livre est paru en 86, mais cette adaptation intervient dans une période apparemment favorable et plutôt sensible à ce genre d’histoire. On notera aussi les personnages très intéressant de Beverly (Sophia LILLIS) – qui possède une histoire vraiment très perturbante et assez osée pour un tel film – et de Henry BOWERS (Nicholas HAMILTON), le Bad Guy ridicule qui persécute les jeunes à l’école au background assez intéressant, mais évidemment trop peu exploité (c’est loin d’être un enjeu du film, donc…)

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
La bande des ratés fonctionne à 100%.

Quand est-il désormais de Pennywise le clown ? Interprété par le suédois Bill SKARSGÅRD, le clown est doté de base d’un maquillage et d’un look idéalement terrifiant. Avec un jeu qui n’est pas sans rappelé l’incroyable Heath LEDGER et son Joker en 2008, SKARSGÅRD est convainquant et effrayant dans ses répliques, mais plus particulièrement encore dans sa manière de se déplacer et de bouger. Mesurant 1m92, sa taille accentue l’aspect impressionnant qu’il a lorsqu’il s’approche lentement des enfants. Je trouve cependant qu’avec un personnage si charismatique, il y avait matière à proposer des scènes bien plus terrifiantes et tendues que ce que nous avons là. J’espère que la suite saura hausser le niveau par rapport à ça … (C’était M. Jeudmots)

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
Le maquillage et le costume subliment le clown interprété par Bill SKARSGÅRD au talent évident pour ce personnage.

Concernant la réalisation, j’adore la scène d’ouverture où le petit Georgie s’aventure un peu trop loin avec son bateau… Si elle reprend (de ce que j’ai pu voir) presque au plan et au mot près la scène du téléfilm, c’est certainement qu’elle est également écrite de cette manière dans le livre. Une séquence imaginée par l’auteur qui est indéniablement une petite perle. Plus sombre et plus calme dans la version 2017, la discussion de Georgie face à Grippe-Sou est un moment suspendu ou la tension est habilement gérée.

J’ai aussi beaucoup apprécié les nombreux plans certainement réalisés à l’aide d’une grue, proposant ainsi des travellings avant/arrière sur la ville ou le départ/l’arrivée des gamins en vélo, #Strangerthingsstyle. Ces visuels donnent je trouve un aspect de légèreté un peu innocente à l’image des enfants, mais aussi d’aventures effrayantes qui les dépassent. Le tout accompagné pas la musique de Benjamin WALLFISCH qui sur le coup m’a plu, mais ne m’a pas vraiment marqué quand j’y repense.

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
Finn WOLFHARD (Richie) fait tout simplement gagner un point dans ma note final du film.

Pour en venir au scénario, l’histoire s’articule de manière à rendre les protagonistes tous, ou presque, intéressants et attachants. En découvrant un par une partie de leur vie actuelle, les scénaristes Gary DAUBERMAN, Cary FUKUNAGA (True Detective) et Chase PALMER nous permettent de découvrir les peurs de chaque enfant. Réalisé de manière assez succincte, ces micros développement de personnages sont révélateurs de ce que contient le livre et qu’il est impossible à retranscrire dans sa totalité. Néanmoins, ces scènes sont là et permettent à l’histoire de tenir debout.

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
Sophia LILLIS – Beverly possède une histoire très perturbante et rend le personnage vraiment intéressant.

SPOILER ZONE
Enfin, comme le critiquait un homologue, la fin est quelque peu perturbante de par le choix scénaristique opéré concernant la relation entre Beverly et Bill (Jaeden LIEBERHER). Si cette dernière choisit d’embrasser le grand frère du pauvre Georgie, c’est simplement parce qu’il est celui qui regroupe la bande une fois celle-ci dissoute et parce qu’il est en quelque sorte le leader du groupe des ratés. Mais il est triste de voir que malgré que ce soit Ben (Jeremy RAY TAYLOR) qui lui écrit le poème et qui l’embrasse… et bien que celui-ci s’en aille comme-ci rien ne s’était jamais passé ! Pour moi cela vient uniquement du fait que c’était le petit gros de la bande, et que nous savions tous dès le début du film qu’il n’avait pas la moindre chance avec elle. Alors si le stéréotype du petit gros qui finira solo est assumé par le film, pourquoi nous montrer une éventuelle romance entre eux ? Il aurait cependant été très culotté de la part du long-métrage de finir avec un baisé entre Ben et Berverly.

OVER

Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king
Dommage qu’avec un personnage si fort, le film ne soit pas plus effrayant encore…


AVEC DU RECUL …

Devenant le meilleur démarrage pour un film d’horreur aux USA, la promotion assez énorme et l’effervescence générée autour de Ça aura sûrement gagné l’hexagone lors de sa sortie le 20 septembre. Preuve en est, la salle dans laquelle je l’ai découvert à applaudi au début et à la fin du film ! De plus, cela faisait longtemps qu’un film d’horreur ne s’était pas basé sur une simple créature aux pouvoirs étranges.
De plus, cela faisait longtemps qu’un film du genre ne s’était pas basé sur une « simple » créature aux pouvoirs étranges. Cette simplicité dû à l’aspect très commun du clown, et le côté effrayant qui tourne autour de ce personnage fonctionne toujours aussi bien même 30 ans après la sortie du livre. De mon point de vue, cette hype autour du film n’est pas totalement injustifiée, car le film est bon. La mode des enfants à vélos est bel et bien de retour et séduira j’en suis sur bon nombre d’entre vous.

note Ça critique avec du recul avitique 2017 stephen king

Merci pour ton intérêt à mon blog !
N’hésite pas à t’abonner à celui-ci en cliquant sur « suivre » afin d’être alerté par mail de la parution de mes articles ! Tu peux aussi me suivre sur Instagram afin de garder un œil sur mon actualité ! Clique ici pour y faire un tour…


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)