PRÉAMBULE : Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre !

EN BREF :
Attiré par un projet qui propose une histoire originale à l’heure où suites, remakes, reboots, adaptations et autres prequels abondent, Seven Sisters apparaît comme une petite bouffée d’air frais. Réalisé par le norvégien Tommy WIRKOLA, à qui l’on doit Hansel et Gretel : Witch Hunters (2013), What happened to Monday de son titre original est sorti le 30 août 2017 en France. Avec Noomi RAPACE en tant qu’interprète de 7 personnages, la prouesse technique et artistique n’est pas sans rappeler celle de James MCAVOY dans Split. Ainsi, ce film aux bases de scénario SF m’attirait au point d’espérer une belle surprise en sortant de la salle…

Dans un futur pas si lointain, en 2073, la surpopulation mondiale contraint le gouvernement à établir une politique d’un enfant par famille. Morte en couche, la femme de Terrence Settman donne naissance à des septuplées que leur père va élever dans le plus grand des secrets. Pour qu’elles puissent vivre, leur père va être obligé de leur faire partager une seule identité. De plus, afin qu’elles voient le jour, il leur attribuera à chacune le prénom du jour de la semaine durant lequel l’une d’entre elles pourra sortir. Mais un soir, Lundi ne rentre pas et disparaît sans laisser de traces. Le stratagème mis en place pendant 30 ans va ainsi voler en éclats.

Seven sisters critique avec du recul avitique
Le titre original était quand même plus sympa…


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Interdit au moins de 12 ans, la violence du film est un élément qui fait gagner l’histoire en intensité et en impact dans les enjeux qu’il évoque. La surpopulation est une question qui pourrait concerner la Terre dans les prochaines décennies bien que ce soit déjà le cas dans certaines zones. Ainsi, le sujet de Seven Sisters a de quoi nous effrayer car la naissance de ces sept petites se calcule facilement et intervient donc en 2043, soit dans à peine plus de 25 ans. La temporalité choisi est de ce fait assez ambiguë. Un futur si proche avec un tel niveau de surpopulation critique semble peu probable mais bon, oui c’est un détail. J’ai d’ailleurs pu lire que les technologies et le monde futuriste visible dans le film n’était pas convaincant. Certes, tous ces éléments n’ont rien de totalement déroutant pour nous en 2017, mais cela coïncide pour autant avec le fait que les événements ne se déroulent que dans 56 ans. Le monde change vite certes mais je ne m’attendais pas à voir des voitures volantes ou autres robots soldats.

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La technologie est indispensable aux sœurs afin de préserver leur secret.

L’histoire du film et son contexte politique sont donc le cœur du film, presque davantage que son personnage principal au final. Si nous découvrons la vie sur Terre au travers des péripéties des 7 sœurs, je déplore le faible attachement que l’on peut créer pour chacune d’entre elles. Outre des looks très différents de l’une à l’autre, avec des coupes et couleurs de cheveux variées (c’était d’ailleurs plus simple avec 7 filles que 7 garçons…), les personnalités des sœurs ne sont quasi pas éclairées hormis brièvement pour 2-3 d’entre elle dont je ne pourrais redire le prénom.

Seven sisters critique avec du recul avitique
Hormis une apparence différente, les 7 sœurs ne se distingue que faiblement.

C’est donc bien dommage, car si les scènes d’actions sont vraiment cools et fortes en émotions notamment grâce au jeu de Noomi RAPACE, elles auraient pu l’être 10x plus si l’on avait été capable de savoir laquelle des 7 nous voyons à l’écran.

Heureusement comme je le disais, RAPACE partage diverses émotions et réactions face à un même événement au travers de ses différents personnages. En terme de réalisation, WIRKOLA n’a pas été fainéant sur les efforts techniques puisque l’on assiste à plusieurs reprises à des scènes sans cut où plusieurs sœurs sont en action. D’autre part, c’est un plaisir de retrouver Willem DAFOE qui apporte une touche d’authenticité aux relations de la grande famille secrète.

Seven sisters critique avec du recul avitique
Les séquences d’actions sont vives et originales dans leurs mises en scènes

Si la promotion du film se targuait de notre incapacité à deviner la fin, la plupart des événements sont malgré tout plutôt prévisibles surtout dans la première moitié. Quant à cette fameuse fin, elle est certes surprenante mais envisageable pour certains (je n’en faisais pas parti !).

Enfin je reviens sur un point plutôt intéressant, car tout au long du film jusqu’à un élément en particulier, les « méchants de l’histoire » ne le sont pas vraiment… Leur objectif est de réduire à un enfant par femme le taux de natalité, c’est un fait discutable, mais c’est un fait. Ainsi, dans le cas présent, c’est bel et bien la famille Settman qui transgresse involontairement les règles de par cet événement incroyable que de donner naissance à 7 enfants. L’histoire est donc plutôt bien agencée par rapport à cela puisqu’il ne nous montre pas les autorités comme le mal absolu, mais simplement comme une organisation qui cherche à préserver la Terre de la surpopulation de l’Homme pour revenir à des jours meilleurs. Une non prise de partie en soit qui permet justement une nouvelle fois à l’histoire de prendre plus d’envergure lors de ses rebondissements.

Seven sisters critique avec du recul avitique
Les femmes sont à l’honneur dans ce film en incarnant la protagoniste et l’antagoniste. On peut également remarqué le jeu des couleurs sur cette photo où le bleu de Karen symbolise la vie (avec ses sœurs) face au rouge de CAYMAN (Glenn CLOSE) qui représente le danger…


AVEC DU RECUL …

Seven Sisters
n’est malheureusement pas le petit bijou auquel je m’attendais presque. Je salue cependant la venue d’un scénario original au cinéma qui fait du bien comme je l’écrivais en introduction. Un peu trop prévisible et avare dans la présentation des personnalités de chaque sœur, le film de WIRKOLA aurait sans doute pu faire bien mieux. Néanmoins, l’intensité des enjeux dès le début ainsi que les scènes d’actions vraiment plaisantes font de Seven Sisters un bon film qui n’est pas sans nous évoquer tristesse, frisson et effroi lors de certains passages marquants et bien réalisés. Mention spéciale à la bande son de Christian WIBE qui bien que plus discrète sur la fin, apporte une tonalité au film qui nous donne l’impression d’être dépassé par les événements.

note Seven sisters critique avec du recul avitique
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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)