PREAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à l’avant première de ce film. Retrouve leur page Facebook ici !
En outre, cet avitique contient une partie spoiler qu’il t’es possible d’éviter en sautant le paragraphe « Spoiler zone » pour reprendre la lecture au « over » situé juste en dessous !

EN BREF :
Depuis 1976 avec l’adaptation du roman Carrie, Stephen KING a vu ses œuvres transposées sur grand écran près de 40 fois. Avant de découvrir la première partie de Ça le 20 septembre prochain, c’est d’abord dans un univers plus fantastique que nous allons retrouver Idris ELBA et Matthew MCCONAUGHEY. Tiré de l’octalogie romanesque du même nom, La Tour Sombre est réalisé par le danois Nikolaj ARCEL (Millenium) et reprend plusieurs éléments du cycle de romans. Avec un casting alléchant et un univers intriguant, cette nouvelle adaptation de l’impressionnante imagination de Stephen KING me semblait des plus intéressantes. Alors verdict ?

Roland est le dernier pistolero en charge de protéger la Tour sombre, gardienne de la paix au centre des mondes. Mais Walter, dit l’Homme en noir, a pour seul objectif de la détruire. Pour ce faire, ce dernier va devoir utiliser l’esprit de plusieurs enfants particuliers afin d’attaquer la Tour. Un seul enfant permettrait de détruire la Tour d’un seul coup, il s’appelle Jake. Doté de visions hors du commun et d’un don extraordinaire, il va devoir échapper à l’Homme en noir et tenter de retrouver Roland. Ainsi, le pistolero va devoir poursuivre son plus grand ennemi afin de sauver les mondes en proie aux ténèbres.

La Tour sombre critique avec du recul blog avitique
Une belle affiche mais qui ne correspond pas vraiment au film en fait … Embêtant.


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?

Quelle tâche ardue que d’écrire un scénario inspiré de 8 romans afin de créer une histoire de 95 minutes… Aidé de 3 scénaristes, le réalisateur nous propose donc en un temps étonnamment court de découvrir l’univers, les personnages et les enjeux de ceux-ci. Jusque-là c’est plutôt logique pour un film. Mais lorsqu’il aborde le domaine du fantastique, et donc un monde différent de celui que nous connaissons… Là, ça se complique. S’attaquer à ce genre d’univers peut très vite conduire au fameux navet. Mais dans l’ensemble le quatuor en charge de l’écriture relève plutôt bien le défi. L’histoire va droit au but et ne s’éparpille à aucun moment sur des futilités qui n’apporteraient rien de concret pour faire avancer l’histoire. Un rythme que j’ai trouvé presque déstabilisant, en tout cas au début. Des scènes parfois très courtes sont simplement là pour nous introduire les personnages et la situation du monde au moment où nous le découvrons. Exemple avec une scène de 30 secondes pas plus, où l’on voit Jake s’énerver contre un de ses camarades pour une raison X, afin que l’on comprenne l’image que les gens de son âge ont de lui.

La Tour sombre critique avec du recul blog
Les scènes d’action sont plutôt cool !

C’est un fait le film va très vite dans ses explications et ne ralentit que lors de phases réservées aux développement de personnage. Des phases tellement courtes et répondant aux stricts nécessaires, qui font que l’attachement pour eux est aussi rudimentaire que leur présentation. Certes, ils sont intéressants à suivre, maiiiis sans plus. Quant au développement de l’univers dans lequel se déroule l’histoire, il ne faut pas compter sur plus de 2 minutes d’explication.

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Le jeune Tom TAYLOR se débrouille bien mais au fond, son rôle dans l’histoire est un peu flou…

Heureusement, les bonnes performances des acteurs principaux parviennent en partie à combler ce manque de développement. Tom TAYLOR sous les traits du jeune Jake rempli convenablement sa mission du traditionnel élu aux capacités hors normes, et Idris ELBA est honnête en tant que dernier pistolero. Néanmoins, c’est surtout la performance de Matthew MCCONAUGHEY qui marque les esprits. Nonchalant, charismatique à souhait et ultra puissant, l’Homme en noir est sans hésiter le meilleur personnage du long-métrage et le plus intriguant à suivre au détriment de Roland.

SPOILER ZONE :
J’aurais d’ailleurs adoré que Jake rencontre d’abord Walter. En soit, il ne sait pas qui veut du bien à son monde et qui veut du mal… Ce n’est pas toujours aussi simple. Ses visions sont floues, et il aurait été très intéressant de voir le petit douter face aux paroles du sorcier, pour ensuite se rallier à Roland de son plein gré. Mais tout cela n’est que pure fantaisie personnelle évidemment.
OVER

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Matthew MCCONAUGHEY est classe de son accoutrement jusqu’à ses répliques, en passant par sa gestuelle.

Du côté de la réalisation, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus spectaculaire notamment lors des gunfight avec Roland. Mais cela est sans doute lié à ma gourmandise, car le film est produit avec un budget de 60 millions de dollars, ce qui fait de lui un « petit film » pour un projet de cette trempe. Pour comparer, La Planète des Singes : Suprématie, sorti une semaine plus tôt : 170 millions, voilà voilà. Malgré cela, les scènes d’actions sont tout de même bien huilées et séduisantes visuellement. Les effets bullet time font évidemment leur petit effet en raison d’une utilisation intelligente et parcimonieusement.

La Tour sombre critique avec du recul blog avitique
L’affrontement des deux personnages peut-être crédible mais le film ne prend pas assez de temps pour nous exposer clairement ce qui les oppose.


AVEC DU RECUL …

La Tour sombre est somme toute agréable à suivre en raison d’un rythme qui ne nous laisse pas le temps de nous poser la moindre de question, ou presque. Hormis cela, les acteurs rendent les personnages intéressants à suivre et les scènes d’actions réussies font de cette adaptation un film plaisant. En seulement 1h35, il était évident que de nombreuses impasses seraient faites. Une décision sûrement liée à l’envergure du projet qui ne pouvait pas/voulait pas se permettre de trop s’étaler. Ainsi cela a pour résultat de faire perdre une partie de la magie propre à l’univers de Stephen KING, et donc de proposer une histoire peut-être un peu trop « hermétique » à nos yeux. Sans décevoir ni transcender, La Tour sombre d’ARCEL nous fait passer un bon moment et donnera à coup sûr l’envie à certains d’entre vous de découvrir les romans originaux.

note La Tour Sombre critique avec du recul blog avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)