PRÉAMBULE : Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre !

EN BREF :
11 ans après la sortie du premier film, Flash McQueen rempile pour ce qui est apparemment la fin de l’aventure. Mais avec Disney, rien n’est jamais vraiment terminé : Star Wars, Indiana Jones, Toy Story, films version live…). Grand fan du premier film lorsque j’avais 9 ans, (et oui forcément j’étais la cible parfaite) le deuxième en 2011 m’avait surpris par le choix de s’orienter sur une telle histoire. Bien qu’originale et sympathique lorsqu’on est enfant, cette suite était bien plus enfantine et n’avait pas vraiment la saveur que dégageait Cars 5 ans plus tôt. Mais baste cette parenthèse sur la vie de Martin, Flash est de retour en tant que personnage principal et pour lui comme pour nous, le temps à passer…

À l’heure où les Rookies prennent de plus en plus leur place dans les grandes courses, les concurrents dentant de Flash mettent fin à leur carrière tour à tour. Se sentant dépassé et moins fort qu’à la grande époque, il va devoir tout remettre en question pour revenir plus fort que jamais et tenter de battre le nouveau leader des circuits : Jackson Storm. Avec l’aide d’une coach pleine d’énergie du nom de Cruz Ramirez, de ses éternels amis de Radiator Springs ainsi que du souvenir de son mentor Doc Hudson, le numéro 95 devra faire les bons choix s’il veut revenir plus fort que jamais.

Cars 3 affiche critique avec du recul blog avitique
Au final, Storm n’est pas si présent que cela… l’affiche n’en reste pas moins très classe.


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Dès les premières images Brian FEE, nous montre que nous sommes de retour avec le grand Flash MacQueen. Les voitures qui défilent à toute vitesse, entrecoupées par des écrans noirs, le tout sous la voix du pilote qui se motive. L’égérie de l’écurie Rust-Eze est bel et bien de retour pour faire vibrer son moteur au plus grand plaisir de ses fans et du public qui l’avait laissé en 2006. Comme nous le montre la bande-annonce, il est rapidement victime d’un accident spectaculaire qui n’est pas sans nous rappeler celui de son ami et directeur technique Hudson Hornet en 1954. La puissance du choc et la gravité de la situation aussi bien physique que psychologique pour Flash est très bien retranscrite. Un jeune garçon de la salle a laissé échapper un « Oh le pauvre ! » en voyant ces images. Preuve que l’empathie avec ce personnage est présente et que son histoire et ses rêves sont toujours aussi touchants. Je trouve en revanche dommage qu’il n’y est pas réellement d’évolution, de changement témoignant de sa vieillesse comparée aux nouvelles voitures. Certes, les différences de performances le prouvent, mais d’un point de vue visuel pour nous, il n’a absolument pas changé. Un choix qui peut se comprendre si c’était le but en soit, qu’il n’est justement pas changé contrairement au monde de la course l’a fait.

Cars 3 critique avec du recul blog avitique
La modélisation des courses et les effets visibles sont toujours aussi immersifs et plaisants à voir.

Le plus saisissant pour moi reste néanmoins l’animation des détails qui donnent à cette histoire tant de cachet, d’authenticité et de réalisme. Certains décors, sans les voitures, peuvent totalement être confondus avec des photos de paysages, et ce à plusieurs reprises. La terre sous le passage des pneus, les effets de lumière ou de poussières donnent au film une âme unique rappelant sans cesse les bons souvenirs du premier film. Parce que oui, ce Cars 3 est en réalité un Cars 2 car le scénario ne tient absolument pas compte de ce qu’il s’est passé pour Martin. Aucune allusion, rien. Certes, la saga ne s’appelle par Flash MacQueen, mais le fait d’ignorer totalement les événements du deuxième opus nous montrent bien qu’ils ne savaient pas quoi faire de l’héritage de ce dernier. Ainsi j’ai été étrangement content de retrouver tous ces personnages qui avaient marqué mon enfance à l’époque. L’équipe de Radiator Spings est tout bonnement géniale, il faut le dire.

Cars 3 critique avec du recul blog avitique
De nouveaux personnages font évidemment leur apparition, et pour Cruz, c’est une réussite.

Les messages véhiculés au travers de l’histoire de Flash sont ce que j’aime dans Cars plus que dans d’autres animés. Dans le premier film, savoir se remettre en question, l’humilité et les conséquences économiques de l’abandon de la Route 66 sont les sujets que Cars abordait de près ou de loin. Désormais, McQueen doit accepter de se retirer un temps du devant de la scène pour revenir plus fort. De plus, la passion de la course l’emporte sur tous les bénéfices qui lui sont liés à savoir la richesse, la célébrité, l’image marketing … En d’autres termes, accepter de devoir passer le flambeau et/ou de trouver meilleur que soi, ainsi que la place de la femme dans un monde si masculin sont les thèmes que questionne ce 3ème film.

Cars 3 critique avec du recul blog avitique
Il est presque dommage de ne pas en voir plus lors de la découverte de certains lieux…

Mention spéciale pour Chick Hicks désormais journaliste sportif … L’idée est géniale et cela lui correspond parfaitement.

Cars 3 Critique avec du recul blog avitique
Bien que faiblement présent, Storm, tout comme ses compagnons rookies, sont tous très beaux à voir.

AVEC DU RECUL …
Cars 3 renoue avec ce qui a fait son succès à l’origine. Le retour de MacQueen et de son camion Mack, le retour de ses amis de Radiator Springs, des courses sur terre et sur le bitume des grands circuits. Ce nouvel opus est donc branché très rétro en jouant non seulement sur nos souvenirs à nous, mais aussi sur la nostalgie de Flash qui se remémore la belle époque lors des grandes courses qui ont marqué l’histoire. Un habile parallèle en somme entre notre plaisir de voir revenir ces personnages pour se rendre compte que le temps a passé, et la jeunesse qui tente de pousser Flash en dehors des circuits lui faisant ainsi comprendre que son temps est peut-être révolu. Mais le film ne joue pas que sur le passé et les souvenirs des spectateurs et du héros à quatre roues. Bien que peu nombreux au final, de nouveaux personnages font leur arrivée. De nouveaux environnements comme le centre d’entraînement de Sterling ou le magnifique circuit final en Californie sont des lieux superbes à découvrir. La fin aurait pu être bien plus bateau, mais ne tombe pas dans le piège en proposant une conclusion poétique et belle à suivre. Bref, si le 1 restera indéniablement le best, ce Cars 3 vaut très honnêtement la peine qu’on prenne la route pour lui.

note Cars 3 critique avec du recul blog avitique

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)