PRÉAMBULE Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre !

EN BREF :
Placé à la 5ème place de Mes 10 plus grosses attentes pour 2017, La Planète des Singes : Suprématie est le 3ème opus du prequel de la pentalogie La Planète des Singes sortie de 1968 à 1973. Après avoir réalisé le second film, Matt REEVES tient à nouveau les commandes pour boucler la boucle d’une série de blockbusters ventée pour son intelligence et sa prise de risque perpétuelles. Alors final raté ou finish en beauté ?

Cachés dans les forêts, César et les siens tentent de vivre pacifiquement malgré la menace des Hommes. Déterminé à éliminer les singes jusqu’au dernier, le colonel et ses hommes vont tout mettre en œuvre pour acquérir la suprématie face aux primates. Un ultime affrontement qui déterminera l’avenir de la planète et de ses occupants.

La planète des singes : Suprématie affiche critique avec du recul blogc
On croirait en voyant cela que la jeune fille aura un rôle majeur dans l’histoire… Mouais.


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Séduit par le 1er film en 2011 où James FRANCO et Tom FELTON éveillait la curiosité des spectateurs, j’avais complètement adoré découvrir la suite en 2014. Impressionnant en tout point et original pour un film à tel budget, La planète des singes : L’affrontement était une pure réussite. Pour ce dernier film, j’attendais donc beaucoup de REEVES. Notamment pour voir si la prise de risque continuerait jusqu’au bout et si les enjeux présentés seraient tout aussi intéressants. Par ailleurs, étant donné que le prequel se termine, j’avais une certaine attente quant à la fin qui nous serait proposée.

La planète des singes : Suprématie critique avec du recul blogc
César a vieilli et n’est plus le jeune singe du premier film, cela ce voit.

Commençons par les points forts avec la performance d’Andy SERKIS qui ne choquera personne tellement ce mec est juste exceptionnel dans tout ce qu’il fait. (Hâte de voir ce qu’il va nous faire pour son premier film réalisé en solo en 2018, Jungle Book : Les origines) J’ai apprécié le travail réalisé sur le design de César. En effet, l’expérience de la vie lui a fait le don de poils blancs et grisonnants tout autour de son visage. Toujours le concernant, la famille est une valeur majeure pour lui et la proximité avec ses enfants et sa femme est tout aussi crédible que touchante à voir.

 

La planète des singes : Suprématie critique avec du recul blogc
Les environnements sont magnifiques et changent de ce que l’on voit souvent.

Autre aspect séduisant du film en dehors de la poursuite de l’utilisation du langage des signes qui a fait ses preuves dans le L’affrontement : je fais référence aux décors et environnement de l’histoire. Tourné en grande partie près de Vancouver, le film emmène cette fois les personnages loin d’un environnement urbain ou forestier comme on a pu le voir avant. La neige fait ainsi son apparition et apporte une vraie atmosphère particulière où le froid jouera un rôle important. On découvre également de nouveaux personnages comme Méchant singe (oui oui c’est son nom) qui est une sorte de mélange entre le Dobby des Harry Potter et le Gollum du Seigneurs des Anneaux. Un singe complètement en décalage avec tous ceux que nous avions rencontrés jusqu’à lors. Sa légèreté et son comportement « haut en couleur » apporte une touche novatrice dans le récit qui saura te faire sourire plus d’une fois.

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Charismatique certes mais sinon ….

Venons-en maintenant à ce qui fait qu’à mes yeux, Suprématie n’est pas à la hauteur de mes attentes. Tout d’abord en raison de son principal antagoniste, Le Colonel, interprété par Woody HARRELSON. Fan de ce qu’il apportait dans le personnage de Haymitch dans les Hunger Games, je m’attendais à un personnage ultra charismatique et marquant. Pour le charisme, les actes commis par son personnage et ses répliques font de lui un chef de guerre craint sans aucun problème. Mais son rôle dans l’histoire est, je trouve, faiblement développé et peu convaincant. Il aurait fallu qu’il soit déjà présent dans le film d’avant pour faire de lui l’ennemie ultime des singes. Ici … il sort un peu de nulle part il faut le dire. Et même si la mise en scène autour de lui est plutôt bien agencée, ça n’a pas suffi pour me convaincre.

Les "mulets" sont un aspect intéressant de l'histoire.
Les mulets sont un aspect intéressant de l’histoire.

Mais le plus décevant à mon sens est la fin du film… Je le reconnais cela est tout à fait personnel et au fond, n’enlève rien à la qualité globale du film. Mais comme je l’évoquais plus tôt, conclure une telle épopée qui est censée faire le lien avec l’histoire que l’on connaît… Beeeeeeen … Pour moi, ce final est totalement simpliste, facile, conventionnel et sans surprise. Totalement paradoxale au regard de la trilogie ! Même dans la mise en scène du dernier évènement qui se produit à ce moment-là (malgré encore une fois un lieu d’action très beau à voir) j’ai eu envie de dire « Quoi vraiment ? Vous êtes sérieux là ? » Je suis certain qu’ils pouvaient trouver bien, bien mieux pour ce dont je parle.

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La famille est une notion très importante pour César.

Finissons sur une onde positive avec les questions abordées dans le film qui sont toujours intéressantes et de loin supérieures à celles de bons nombres de Blockbusters. Le langage et la parole sont des points clefs du récit donnant naissance à des rebondissements parfois un peu trop tiré par les cheveux (le nouvel effet du virus est un peu trop expédié dans sa mise en place et son explication…). Mais la question sur notre définition de l’humanité est encore une fois au centre du long-métrage. En effet, tout au long de l’histoire de cette trilogie, la question suivante nous est implicitement posée : Au final, laquelle de ces deux espèces est la plus humaine, et pour quelles raisons ?

La planète des singes : Suprématie critique avec du recul blogc
Bravo les artistes …


AVEC DU RECUL …
Cette suite et fin de La Planète des singes conclu l’histoire de manière honnête en reprenant ce qui faisait son originalité et sa force. Avec des thèmes profonds sur l’évolution, notre appréhension face à celle-ci et la découverte éventuelle d’une espèce aussi intelligente que la nôtre … La Planète des Singes : Suprématie séduit par des personnages forts tant dans leur personnalité que dans leur développement. Malgré cela, je reste sur ma faim en raison d’un antagoniste en dessous du reste, et bien en dessous de l’aura qu’avait Koba dans le précédent opus pour faire la comparaison. De plus, la fin n’est clairement pas à la hauteur de ce qui nous a été proposé durant les 2h20 de film, ce qui laisse un goût amer en bouche. Certes, certains noms te seront familiers si tu connais les films originaux, mais cela s’arrête là. Bien que poétique, Evènement final est traité presque de manière dérisoire et je m’attendais à mieux. En somme, ce dernier film ne surpasse pas son prédécesseur mais reste convainquant.

note La planète des singes : Suprématie critique avec du recul blogc

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)