PREAMBULE : Je tiens à remercier les cinémas L’Alhambra et Le Camion Rouge de Saint-Etienne, qui m’ont permis d’assister à l’avant première du nouveau film de Luc BESSON. Retrouve leur page Facebook ici !
Sinon … Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre !

EN BREF
De retour après le réussi Lucy en 2014, Luc BESSON nous revient avec un projet qui lui tient particulièrement à cœur : l’adaptation de la BD française « Valérian et Laureline » des années 70. Un film au budget dépassant les 190 millions d’euros, faisant de lui la production la plus chère jamais réalisée par un studio indépendant, en l’occurrence celui de BESSON, EuropaCorp. Sorti depuis le 21 juillet sur le continent américain, Valérian et la Cité des mille planètes n’attire pas les foules, loin de là, en occupant seulement la 5ème place du box-office. Mais laissons le bouche à oreille se faire car cela pourrait vite changer si le film plaît. C’est désormais au tour des Français de découvrir l’histoire de Valérian

En 2740, Valérian et Laureline, agents spatio-temporels, sont mandatés par le Pouvoir Central afin d’aller enquêter sur une force obscure repérée sur Alpha, une station orbitale où toute la culture, tous les savoir-faire s’échangent en permanence entre les 17 millions d’habitants qui la composent. Dans cette Cité des Milles Planètes, les deux agents vont devoir faire vite pour identifier leur ennemi et tenter de maintenir la paix dans l’univers.

Valérian critique avec du recul blog avitique
Une belle affiche mais qui manque un peu d’originalité en reprenant le (trop vu) « Star Wars style« .

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Fan de Star Wars et difficilement emballé par l’univers des Gardiens de la Galaxie… Si tel est ton cas également, alors Valérian et la cité des milles planètes saura te séduire.

Un mot pour décrire le film ? Waouh … Un tel univers ! Je n’avais pas connu ça depuis la sortie d’Avatar, et c’était il y a 8 ans ! Le début du film introduit une communauté qui n’est d’ailleurs pas sans nous rappeler les Na’vis de CAMERON, mais qui est littéralement magique à découvrir. Le paradis dans lequel évolue ces créatures est dépaysant dès les premières images et nous voilà parti dans l’univers de BESSON. Cet émerveillement face à ce monde nouveau et fascinant se reproduit à plusieurs reprises tout au long du film mais c’est bien cette séquence qui est sans aucun doute la plus belle.

Valérian critique avec du recul blog avitique
Une espèce magnifique mais qui rappelle évidemment une autre …

Si le budget du film était énorme, on comprend pourquoi en découvrant le travail gigantesque réalisé sur les effets spéciaux. Et c’est très réussi ! Les dizaines d’espèces qui nous sont présentées à l’écran sont toutes très intrigantes. Une scène a retenu néanmoins mon attention. En effet, si je n’ai pas découvert le film en 3D, je pense que si l’opportunité s’offre à toi, tu devrais la saisir. Un tel monde si coloré, si vaste et si dynamique, m’a laissé penser plus d’une fois que la 3D avait un rôle intéressant à jouer. Pour la fameuse scène que j’évoquais, il s’agit d’un passage où la caméra se déplace à grande vitesse au travers d’Alpha. Une expérience, qui sur grand écran, m’a littéralement donné la sensation d’une attraction dans laquelle nous voyagions au milieu d’un endroit immense et inconnu. Une vraie belle surprise.

Valérian critique avec du recul blog avitique
Luc BESSON a réellement créé quelque chose  d’impressionnant.

Le duo Cara DELEVINGNE (Suicide Squad) et Dane DEHAAN (Chonicles, The Amazing Spider-Man 2) fonctionne très bien et leur relation est là-aussi assez surprenante à découvrir. Pour une fois, ce n’est pas juste un duo d’amis dont le scénario tente vainement de nous faire croire qu’ils ne finiront pas ensemble. Dès le début, les deux agents spatiaux jouent l’un avec l’autre et enfin, on assiste à une relation un tant soit peu crédible ! Ils ne sont pas niais et leurs échanges sont bien plus matures que ce à quoi je m’attendais. C’est alors que j’ai remarqué un paradoxe important du film.

Valérian critique avec du recul blog avitique
Les deux agents spatiaux entretiennent une relation plaisante à voir évoluer.

Clairement, le point faible de Valérian est son scénario. Bien dommage, car le début de l’histoire ouvrait tellement de pistes que j’ai cru un instant que l’histoire s’annonçait complexe à suivre dans son intégralité. Ainsi, l’histoire du film est bateau et décevante, ce qui pourrait inviter les plus terre-à-terre d’entre vous à s’ennuyer. Le plus décevant est sans nul doute l’arrestation de l’ennemie principale de Valérian et Laureline qui est digne d’une fin d’épisode de Scooby-Doo ! Et ce, autant dans les dialogues que dans la mise en scène. WTF LUC ?

Valérian critique avec du recul blog avitique
Le gouvernement de la Station Alpha est un peu trop cliché dans ses personnages et sous développé au vu de son importance.

Voilà donc ce que j’entends par paradoxe. Le film possède certains aspects (étonnamment) « matures » et profonds, notamment avec la relation entre les 2 héros ou bien le message transmis au travers de celle-ci qui, bien qu’un peu simpliste, reste intéressant. Mais, à contrario, l’histoire et certaines séquences sont déconcertantes par leur aspect enfantin.

Valérian critique avec du recul blog avitique
Certains personnages sont inévitablement … mémorables.

Enfin, la multitude d’acteurs présents à l’écran nous fait évidemment sourire lorsque l’on remarque par exemple le déjanté Bob interprété par Alain CHABAT ou encore la sulfureuse Bubble (Bulle en VF ?) sous les traits de Rihanna. Deux personnages remplis de charisme et qui captive notre attention au premier regard.
Je regrette pour finir que les compositions d‘Alexandre DESPLAT ne soient pas plus marquantes tout au long du film et qu’aucun « thème principal » n’en ressorte. Gros plus néanmoins pour la musique du générique de fin interprétée par Alexiane : A Million on My Soul.

 

AVEC DU RECUL …
En ayant aperçu l’article de Libération qualifiant Valérian et la cité des milles planètes de « Navet spatial », je me demande si nous avons bien vu le même film… Certes, je n’ai pas l’expérience et encore moins davantage de légitimer dans mon jugement, mais pour en arriver à de tels termes ! Pour moi, le travail de BESSON est une belle surprise dans le bon sens du terme. En effet, lors des premières annonces concernant ce projet, j’avoue avoir émis un certain « Waouh dans quoi s’embarque-t-il … ». Mais il est indéniable que réalisateur de Léon s’est plongé corps et âme dans cette adaptation et espère nous emmener dans d’autres aventures par la suite. En somme, il est clair que l’histoire fébrile fait boiter le film et lui empêche d’être un véritable coup de cœur à mes yeux. Mais le duo de protagonistes et le périple dans lequel nous les suivons m’ont littéralement transporté au XXVIIIe siècle. J’espère sincèrement que ce Valérian rencontrera le succès à la hauteur du travail produit, d’une part pour le cinéma français, d’autre part pour BESSON, et surtout pour voir si dans une suite, l’histoire pourrait devenir aussi passionnante que son univers. Alors, fonce !

note Valérian critique avec du recul blog

Merci pour ton intérêt à mon blog !
N’hésite pas à t’abonner à celui-ci en cliquant sur « suivre » afin d’être alerté par mail de la parution de mes articles ! Tu peux aussi me suivre sur Instagram afin de garder un œil sur mon actualité ! Clique ici pour y faire un tour…


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)