PREAMBULE : Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre…

EN BREF :
Placé dans mes attentes des sorties de mars, The lost city of Z est désormais sorti depuis presque 2 mois. Un si grand délai qui aurait pu placer cet avitique dans mes ADR… Mais cela s’explique par la très faible distribution du film dans les cinémas. En effet, aucun des 3 multiplexes que je fréquente ne le proposait, et seul le cinéma de mon village le diffusait en VO pour 3 petites séances. Une étrange affaire quand on sait que des noms comme Robert PATTINSON, Tom HOLLAND et Sienna MILLER donnent la réplique au protagoniste interprété par le futur Roi Arthur (en salle le 17/05) Charlie HUNNAM.

Inspiré de la véritable histoire de l’explorateur britannique Percy Fawcett basée au début du XXème siècle, James GRAY s’est surtout servi du roman retraçant son histoire écrite par David GRANN et paru en 2009. En 1906, l’Angleterre propose au colonel de partir en Amazonie afin de cartographier la frontière entre le Brésil et la Bolivie. Malgré un nouveau-né, son petit garçon Jack et sa femme aimante, il décide de partir pour redorer le blason de sa famille terni par son père. Arrivé là-bas, il va tomber sous le charme de la jungle et de l’exploration malgré les dangers qu’elle réserve. Une passion envahissante causée par la découverte d’artefacts d’une civilisation ancienne. Après son retour au pays, Fawcett n’aura plus qu’une seule idée en tête, repartir pour découvrir la cité perdue de Z…

The lost city of Z critique avec du recul avitique
Une affiche très esthétique mais quelque peu trompeuse dans la réelle ambition du film.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Si comme je l’indiquais dans mes attentes, on s’attend à retrouver une sorte d’explorateur à la Indiana Jones, alors vous serez comme moi surpris de voir que ce n’est pas du tout le cas. En effet, le titre et l’affiche sont légèrement trompeurs. L’objectif de James GRAY est d’adapter le livre de GRANN et donc d’en reprendre son sens principal. Mais ce « sens principal » n’est justement pas celui qu’on imagine en voyant l’affiche et le titre. Pour moi le film aurait dû s’appeler, « La vie de l’explorateur P. Fawcett » ou même si ce nom claque bien moins c’est évident, il a le mérite de mieux correspondre à ce que le long-métrage nous raconte. Car dans le film, le sujet de la cité perdue est très secondaire, l’histoire est une sorte d’exploration et de découverte de Fawcett au travers de sa quête à lui.

The lost city of Z critique avec du recul avitique
Les voyages de Fawcett sont intéressants mais sans plus…

De surcroit, la découverte des poteries de la civilisation qui l’intrigue tant est bien trop survolée et brève. Si l’objectif est de nous faire découvrir l’explorateur au travers de son exploration à lui… Alors il nécessaire, je trouve, que l’on se prenne de passion avec lui pour ces reliques. Sinon on ne peut pas vraiment comprendre ce si grand amour soudain pour la cité des Z… Et c’est le cas ici. Le récit et la réalisation de GRAY ne nous permettent à aucun moment de partager la découverte avec Fawcett, dans le but de vraiment comprendre ce qu’il trouve et pourquoi cela est-il si fascinant.

The lost city of Z critique avec du recul avitique
La famille de l’explorateur (Sienna MILLER à gauche) est le point fort du film.

Pour comprendre ma vision des choses, il suffit d’être attentif au moment où l’explorateur trouve soudainement les fragments de poteries. C’est un plan large, ou les personnages sont à peine visibles au milieu de la jungle, et ou Fawcett et Costin (PATTINSON) sont très éloignés l’un de l’autre. Il est d’ailleurs amusant et totalement discréditant de voir que lorsque le colonel s’extasie devant sa découverte, son acolyte n’y prête guère d’intérêt. L’élément le plus important du film pour vraiment s’attacher au héros est ainsi bien mal traité.

The lost city of Z critique avec du recul avitique
Certains plans de l’avancée de l’expédition sont agréables à voir.

D’autre part, il est possible de remarquer quelques beaux plans d’ensemble de la jungle lors de leur voyage sur le Rio Madeira. La période de sa vie couvrant la Première Guerre Mondiale est une belle surprise en termes de réalisme et d’immersion avec le personnage. Mais au-delà de ces petits bons points, c’est surtout la relation familiale du britannique qui est plutôt bien réussie et qui parvient (enfin) à nous intéresser à son histoire. Les longs voyages de Percy sont visibles au travers de la vitesse à laquelle grandissent ses enfants sans leur père à leur coté. Un prix à payer difficile pour tous les membres de la famille. Fawcett ne voit ainsi littéralement pas ses 3 enfants naitre et grandirent. Le choc des retrouvailles est intensifié astucieusement par GRAY qui ne procède à aucune distinction entre le moment où il est dans la jungle, et l’instant où il est de retour chez lui. Les séquences se suivent sans la moindre transition.

The lost city of Z critique avec du recul avitique
Le voyage avec son fils Jack (Tom HOLLAND) est le plus réussi et le plus intéressant à suivre en raison de l’important développement de leur relation.

AVEC DU RECUL …
Si j’ai sans doute placé une attente un peu trop haute dans The lost city of Z, je n’ai pu qu’être légèrement surpris par l’angle adopté dans cette histoire. Si l’idée de suivre la vie de l’explorateur britannique est intéressante et justifiée au vu de ces exploits, James GRAY ne parvient pas à nous emmener avec son personnage. Malgré que son entourage amical et familial soit plutôt intéressant, on reste globalement spectateur de son histoire du début à la fin sans y prêter grand intérêt.

note The lost city of Z critique avec du recul avitique
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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)