PREAMBULE : Cet avitique pour être intéressant et complet révèle plusieurs éléments du film. Si tu ne souhaites pas les découvrir, je te ne conseilles pas de lire ce qui suit !

EN BREF :
Si cet avitique pouvait presque se trouver dans la catégorie des ADR étant donné qu’il est sorti depuis 2 mois maintenant… Son statut un peu particulier (6 nominations aux oscars, 2 récompenses aux BAFA) et sa diffusion dans certaines salles encore aujourd’hui m’octroie la permission d’en faire un avitique.

Adapté d’une histoire vraie, Lion raconte l’histoire du jeune indien Saroo (Sunny PAWAR) qui à 5 ans, après s’être endormi dans un train, se retrouve à plus de 1 500 km de chez lui perdu dans Calcutta. La 14ème agglomération la plus peuplée du monde avec 16 millions d’habitants. Sans savoir d’où il vient exactement, et en ignorant le prénom de sa mère hormis « maman », Saroo va errer désespérément dans la ville pleine de danger jusqu’à être recueilli dans un orphelinat ou un couple d’australiens (Nicole KIDMAN & David WENHAM) se verra ravi de l’adopter. Plus de 20 ans plus tard, les quelques bribes de souvenirs de sa vie en Inde le hantent toujours à tel point qu’il décide, à l’aide de Google Earth, de tenter de (re)trouver son village, sa mère, son frère…

Lion avec du recul avitique critique blog
Une belle affiche mais un peu trop focalisé sur ses nominations (qui n’ont d’ailleurs pas été concluantes…)

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
N’ayant visionné aucune bande-annonce, lu aucun résumé, je ne connaissais rien d’autre que l’affiche du film et sa comparaison avec le célèbre Slumdog millionnaire (D. BOYLE – 2008) qui fera au passage certainement l’objet d’un ADR dès que possible ! (QUOI ? Tu n’as pas vu Slum…. Chut). La première chose qui m’a attiré l’attention au début du film et qui s’est confirmée par la suite est la réalisation simple et efficace de Garth DAVIS. Durant toute la première partie ou nous suivons Saroo enfant, DAVIS nous propose très souvent des plans d’ensemble avec le jeune indien au milieu. En train de courir dans les plaines, au milieu de la gare de Calcutta, traversant une route à plusieurs voies… Des plans larges ou la caméra est fixe, qui permettent d’intensifier l’immensité du monde qui s’articule autour du tout petit homme et à quel point il est perdu face à cet inconnu. Le plan de sa traversée au milieu de cette très large route fait partie des plus réussi à mes yeux. Mesurant au maximum 1m50, Saroo nous donne ici l’impression d’être une fourmi apeurée cavalant à toute vitesse au milieu d’un monde qui n’est pas le sien.

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Le jeune Sunny PAWAR est formidablement émouvant.

La misère et la vie dangereuse en ville nous est brièvement montré au travers des péripéties le garçon traverse. Un triste spectacle jusqu’à ce qu’il arrive à l’orphelinat qui me laissa perplexe sur un point. En effet, il rencontre plusieurs adultes qui s’intéressent de manière plus ou moins honnête à lui, mais qui ont un point commun. Pour la plupart d’entre eux, ils ne cherchent pas à savoir d’où il vient ni vraiment à l’aider à retrouver son village. Lorsqu’une personne lui demande c’est au bout de plusieurs minutes de conversations, comme si c’était une question anodine. Lorsqu’on rencontre un enfant perdu/seul c’est pourtant la première, ou deuxième chose que l’on demanderait il me semble. Le film n’insiste pas assez sur les recherches faites pour retrouver la famille de Saroo. Cela nous donne l’impression qu’il doit se faire adopter et qu’il n’y a aucune autre solution à sa situation. La publication de sa photo dans le journal pallie légèrement à ce problème, mais il aurait fallu expliquer cela avant, pour ensuite nous montrer que l’expérience n’était pas concluante comme elle le fait à Saroo. Cela aurait donner plus d’importance au résultat attendu alors qu’ici l’explication passe comme un détail.

Lion avec du recul avitique critique blog
On ne nous montre pas assez les recherches effectuées pour sa famille quand bien même l’histoire se focalise au début à 100% sur Saroo. 

Lorsque nous entrons dans la seconde partie de l’histoire ou Saroo (maintenant Dev PATEL) est désormais adulte, le film avance lentement… presque un peu trop. Il est nécessaire de nous exposer sa situation familiale plus ou moins compliqué avec son frère, sa petite-amie, ses amis, son travail etc. pour que nous comprenions dans quel monde il a grandi et sa nouvelle vie de « privilégié » comme il la qualifiera. Cela prend donc du temps et ce n’est pas dérangeant quand c’est bien fait, ce qui est le cas ici. De surcroît, sa copine Lucy (Rooney MARA) n’est d’ailleurs pas inutile au récit et nous est montrée comme un vrai soutient à Saroo dans sa vie. Ce n’est donc pas là-dessus que le temps me parut long mais sur les recherches entreprises pour retrouver sa famille. C’est pourtant un effet que je ne peux qualifier de néfaste pour le film, car il permet de nous faire comprendre l’extrême difficulté de la chose et les mois de travail qui lui ont été nécessaire pour arriver à ses fins. C’est donc un sentiment assez dérangeant de légèrement s’ennuyer devant l’histoire qui peine à avancer, mais cela est totalement justifié par ce qu’on voit et sert à préparer le final…

Lion avec du recul avitique critique blog
Bien que cela soit compréhensible, le film traîne un peu en longueur lors des recherches…

Un final qui est un peu particulier puisqu’en connaissant le résumé du film, nous comprenons aisément qu’il parviendra à retrouver sa famille à la fin. C’est d’ailleurs pour cela que les recherches nous paraissent longues car il est facile de deviner ce qu’il va se passer bien avant lui. La possibilité pour le spectateur de savoir cela entache évidemment les retrouvailles finales, puisque l’on sait qu’elles vont avoir lieu. Ce n’est donc pas une réelle surprise pour nous. Néanmoins, les explications sur l’origine de son prénom, (j’étais surpris au début du film de ne pas avoir vu apparaître le titre…) son frère ou encore les vidéos et photos d’archives, aident beaucoup à rendre la beauté de cette histoire incomparable.

Lion avec du recul avitique critique blog
Dev PATEL et Ronney MARA forment un beau duo.

AVEC DU RECUL …
Qui oserait dire que Lion n’est pas un bon film … Avec les deux interprètes de Saroo aussi talentueux l’un que l’autre, KIDMAN et WENHAM excellents, ainsi que R. MARA en tant que petite amie qui se débrouille très bien, le casting est 5 étoiles. L’adaptation de l’œuvre autobiographique de Saroo BRIERLEY par Luke DAVIES ajouté à la réalisation très esthétique et émouvante de G. DAVIS, ne peut que nous faire prendre conscience de la chance que nous avons chacun, chacune, de vivre la vie que nous menons. S’il possède évidemment ces petits défauts, ils n’entachent en rien notre plaisir à découvrir cette histoire hors du commun.

note Lion avec du recul avitique critique blog
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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)