EN BREF :
Placé parmi les films que j’attendais en mars (quoi ? moi du retard ? noooooon) Kong : Skull Island est réalisé par Jordan VOGT-ROBERTS. Comme je l’inscrivais dans mon article, il réunit de jolis noms sur l’ile du crâne en la présence du talentueux Tom HIDDLESTON (Thor/Avengers) l’inconditionnel Samuel L. JACKSON (Pulp Fiction/Star Wars/Django Unchained…) ou encore Toby KEBBELL (Cheval de guerre/Warcraft/Ben-Hur). Si le film de Peter JACKSON sobrement intitulé King Kong en 2005 m’avait marqué, je me devais de me détacher de cette adaptation avant de découvrir celui-ci. De surcroît, c’est ce Kong là que nous devrions voir revenir sous peu avec l’ambition de Legendary Pictures de développer leur propre univers de films avec le MonsterVerse (débuté avec Godzilla en 2014). Oui oui on aura tout vu… Alors autant se faire à l’idée.

Kong skull Island critique avitique Avec du recul


ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Comment te dire que pour la première fois depuis que je tiens ce blog… j’ai hésité brièvement à arrêter mon visionnage.  A vrai dire j’ai du mal à dire ce qui ne va pas dans ce film. Alors commençons par ce qui m’a plu !

La principale qualité du film est sa photographie. En effet, tout au long du long-métrage, la palette de couleurs mises en avant sur l’affiche est réutilisée. Les tons d’oranger et jaune foncé sont régulièrement visibles à l’image ce qui créer une atmosphère esthétique à l’écran. Cependant le directeur de la photographie Larry FONG, qui a travaillé sur la série Lost, propose également des teintes très bleutées ou presque entièrement vertes (voir image ci-dessous) en adéquation avec l’environnement de la scène. Le film nous propose en somme de jolies séquences. J’ai aussi été attiré par l’habile travail réalisé sur le générique au début du film qui en plus d’afficher des noms, fait défiler le temps qui s’est écoulé entre la première scène et le réel début de l’histoire. Le tout dans le but de nous resituer dans le climat d’opposition de la Guerre froide puisque le pitch se déroule en 1973.

Kong skull Island critique avitique Avec du recul
De belles couleurs séparent certaines séquences marquantes.

Par ailleurs j’ai aussi apprécié les créatures qui nous sont montrées tout au long du film. La caméra de VOGT-ROBERTS se trouve et reste quasiment tout le temps au sol, proche des personnages. En raison de la taille surdimensionnée des « monstres », rester toujours du point de vue d’un Homme a pour but d’intensifier leur aspect impressionnant et la panique partagée des personnages.

Malgré ces petites bonnes choses, le film ne fonctionne pas du tout. J’ai longuement réfléchi à savoir pourquoi … Pourquoi Kong ne m’inspire rien ? Pourquoi les Rampants ne sont pas effrayants ? A quoi servent les autochtones de l’île ? Pourquoi les personnages sont-ils si inintéressants ? Et la réponse qui résout toutes ces problématiques m’est apparu une fois trouvée comme évidente : Kong ne prend pas son temps !

Kong skull Island critique avitique Avec du recul
Oui tu peux gueuler. Mais tu n’es pas aussi développé et fascinant que ne pouvait l’être ton prédécesseur…

Pourquoi le Kong de JACKSON était si terrifiant ? Car on parlait de lui à maintes reprises avant le voir, la crainte envers lui était partagée de tous… Ici on l’aperçoit dès la première scène, et si la technique Godzilla (C’est-à-dire, ne montrer que de très gros plan de la créature avant de la révélée en entière) est réutilisée, cela n’est encore une fois que très bref et laisse rapidement sa place à des plans d’ensemble de Kong au milieu de la jungle… Ce qui, a force, lui fait perdre de sa suprématie. Même chose pour les Rampants, ces créatures ne sont évoquées que brièvement par Hank (J.C. REILLY) le rescapé de l’île. Hormis leur design étrange et certes effrayant, à aucun moment on ne peut s’inquiéter pour Kong car on sait qu’il lui est supérieur… Il aurait fallu qu’on voie le gorille en difficulté face à elle lors d’un précédent affrontement pour qu’on lui attribue une plus grande crédibilité. D’autre part les habitants de l’île sont d’une inutilité aberrante et ne servent qu’à recueillir Hank et nous montrer qu’ils se protègent des Rampants. Le soldat aurait très bien pu vivre dans une cabane et cela aurait été la même chose. On ne sait pas pourquoi il a été recueilli par ces indigènes ni pourquoi ils l’écoutent. Ils ne sont ni effrayants (comme ils l’étaient en 2005…) ni sympathiques puisqu’ils ne prononcent pas un seul mot.

Kong skull Island critique avitique Avec du recul
Chaque personnages est d’une banalité sans égale.

Quant aux personnages, à vouloir trop en montrer, on ne prend parti pour personnes. Surtout quand chaque personnage et construit de A à Z sur les archétypes des héros et antihéros de film du genre. Même JACKSON et HIDDLESTON sont creux et banales. Quant à Brie LARSON qui joue la photographe, elle n’est là que pour la scène de l’affection de Kong pour une être Humain.

Kong skull Island critique avitique Avec du recul
Même JACKSON ne tire que très faiblement son épingle du jeu avec son personnage…

AVEC DU RECUL…
Kong : Skull Island veut faire les choses bien et en réussit certaines à l’image des scènes d’affrontements de créatures ou de la photographie. Néanmoins le film se perd dans ces ambitions et ne prend absolument pas le temps de poser correctement une relation, un personnage, un mythe créant une peur… En somme, l’œuvre de VOGT-ROBERTS ne dégage aucune émotion du début à la fin. La plus belle réussite du film est au final son premier trailer visible juste en dessous. Bref, un beau loupé à 185 millions de dollars qui ne présage rien de bon pour l’affrontement du plus célèbre des gorilles face à Godzilla.

Note Kong skull island critique avec du recul

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)