PREAMBULE : Cet avitique ne comprend aucune partie spoiler. Tu peux te détendre…

EN BREF :
Adapté du film d’animation japonais du même nom sorti en 1995, lui-même basé sur un manga paru 7 ans plus tôt, Rupert SANDERS propose désormais la version live action du titre. Comment rendre plus populaire une œuvre japonaise que seuls les geeks et fans de pop culture connaîtrons ? Choisir une star à la renommée mondiale dans le premier rôle… Et c’est ainsi que sur les un peu plus de 470 000 entrées réalisées pour le film (Allociné, en date du 07/04/17) je suis prêt à parier que 1/3 voire plus, ont découvert cette histoire grâce à sa tête d’affiche. C’était Margot ROBBIE qui devait au départ jouer le rôle du Major, mais c’est la folie d’Harley Quinn dans Suicide Squad qui l’attira davantage. (Vu sa performance, on ne peut pas lui en vouloir). Ce changement de tête d’affiche est pour moi un très bon point comme un mauvais comme nous le verrons plus tard.

Dans un Japon futuriste, le Major est une femme ou seul son visage et son cerveau sont encore humains. En effet après avoir frôlé la mort, son corps entier est remplacé par celui d’un robot aux capacités physiques et cybernétiques hors du commun. A l’heure où l’augmentation du corps humain est devenu un business mondial, elle devra combattre le terrorisme en tant qu’arme de l’état jusqu’au jour où elle apprendra que ses vrais ennemis ne sont peut-être pas ceux qu’on lui indiquait…

Ghost in the shell avitique Avec du recul
Le nom de l’actrice étant presque aussi gros que le titre… Il est facile de comprendre l’axe de communication du film. (Le trailer est encore plus explicite…)

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
NON, je n’ai pas vu le film d’animation original. Ainsi si tu attends une comparaison entre les deux, tu peux déjà t’insurger en commentaire « Comment peut-on parler du film sans en connaitre sa source ?! » (T’as plus qu’à copier) ou chercher un autre article qui sera rédigé dans ce but. En somme, je ne suis pas influencé par des envies de comparaison.
Pour en revenir au sujet de Scarlett JOHANSSON en tant que Major, je trouve que cela permet de faire découvrir l’histoire à un public plus large appréciant déjà l’actrice en elle-même. C’est donc le bon point qui permet à cette histoire japonaise de gagner en popularité facilement. Pour être honnête, c’est son nom sur l’affiche qui m’a attiré l’œil la première fois que j’ai entendu le nom du film. Cependant, d’un point de vue personnel puis d’un point de vue général, ce choix d’actrice ne (me) convient pas. Tout d’abord car malgré tout l’amour que j’ai pour l’interprète de Black Widow, je trouve que son jeu est trop souvent identique peu importe le personnage. J’avais d’ailleurs l’impression de voir Lucy (BESSON – 2014) dès la bande annonce et même tout au long du film… (Son rôle dans les Avengers a le mérite de la faire plus ou moins sortir, légèrement, de ses habitudes). Par ailleurs, outre ma perception de son jeu, d’un point de vue général, choisir une actrice 100% américaine n’est pas tout à fait logique lorsque l’action se déroule au Japon avec des interlocuteurs parlant le japonais et une actrice totalement japonaise en tant que mère ! Choisir une actrice blanche, à la limite, mais des traits démontrant des origines du lieu de l’action auraient été les bienvenues.

Ghost in the shell avitique Avec du recul
Bien que performante et sans compter l’aspect marketing, S. JOHANSSON n’était peut-être pas le meilleur choix pour le Major.

Concernant le film en lui-même… La réalisation est intéressante avec de très beaux environnements futuristes plaisants à observer. La structure des plans est souvent très ordonnée, horizontale ou verticale. On le voit au travers des nombreuses prises de vues aériennes qui nous montrent la ville vue du ciel comme si nous allions plonger à l’intérieur. Pour s’opposer à cette verticalité vertigineuse, on retrouve des plans horizontaux très proche du sol lorsque le Major vient voir les chiens par exemple… Cette structure « très cadrée » de l’exposition du décor représente évidemment le monde robotique et cybernétique dans lequel les personnages évoluent. Une image qui est facilement visible également au travers des déplacements du Major. Une démarche atypique de la part de JOHANSSON qui crédibilise grandement son personnage, lui donnant au passage plus de puissance lorsque son mal-être vis-à-vis de son corps est évoqué.

Ghost in the shell avitique Avec du recul
Les environnements de la ville sont très intéressants à observer.

Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé deux personnages secondaires que sont Batou et le grand méchant Kuze. Respectivement interprété par Johan Pilou ASBÆK (Ben-Hur, Game of Thrones) et Michael PITT (Hannibal – la série), ils semblent tous deux avoir un background très intéressant qui donnait envie d’en apprendre plus sur eux. Le film n’ayant pas pour objectif de nous expliquer la vie de ces derniers, on ne peut pas vraiment lui reprocher de ne pas assez s’attarder sur eux. Mais l’histoire de Kuze (ci-dessous, à droite) me paraît vraiment intéressante à développer…

AVEC DU RECUL …
Si cet avitique n’aborde pas une plus grande variété de points, c’est tout simplement car je ne pense pas avoir matière à écrire davantage. Si Ghost In The Shell se laisse regarder (j’adore cette expression qui n’a pas de sens… Choisissons plutôt…) : divertira son public d’une belle manière, il ne marquera sans doute pas les esprits. Séduisante sur plusieurs points, la réalisation de SANDERS peine à trouver le petit plus qui lui aurait permis de briller. La faute peut-être à une S. JOHANSSON qui bien qu’investit, n’était pas vraiment idéale pour ce rôle, ou une réécriture qui n’a pas su transmettre le succès de l’animé jusqu’au grand écran. En effet, le succès mondial n’est pas au rendez-vous comme l’explique le site 3DVF… Dommage pour tous les fans du manga de Masamune SHIROW qui attendait certainement au tournant cette adaptation.

MA NOTE : 6/10

(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)