EN BREF :
Classé à la 8ème position de Mes 10 plus grosses attentes pour 2017, le dernier chapitre de l’hexalogie débutée en 2002 arrive (enfin) à son terme. Paul W.S ANDERSON termine ce qu’il avait commencé en ayant réalisé chacun des 6 opus à l’exception du 2 et 3ème. Une licence vivement critiqué certes, mais qui pour moi tenait la route dans les trois premiers films. En revanche c’est depuis 2010 et les trois derniers films, soit le retour d’ANDERSON derrière la caméra, que les choses se sont gâtées. En effet, là où les relations entre les personnages et où le scénario était à peu près cohérent dans les 3 premiers opus, c’est un véritable « grand n’importe quoi » qui a pris le dessus dans les deux suivants. L’ultime adaptation du jeu vidéo crée en 1996, doit ainsi conclure l’histoire d’Alice, le personnage principal créé uniquement pour les films car elle est inexistante dans le support original. Cependant, après avoir vu les routes empruntées par les 2 derniers films, il semble compliqué de redresser la barre pour produire un final grandiose. Malgré cela, l’espoir fait vivre… C’est donc avec cette idée en tête que je suis allé voir ce Resident Evil : Final Chapter.

Pour en finir une bonne fois pour toute avec Umbrella Corporation (les créateurs du virus T), Alice doit se rendre là ou tout à commencer : Raccoon City. Dans une course contre la montre, elle va devoir affronter les pires créatures de ce monde dans le but de sauver ce dernier où désormais, l’humanité n’est représentée que par quelques milliers de personnes sur Terre.

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Le titre de cet opus est à l’image du film : Dépourvu d’inspiration.

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
A un certain moment du film, Alice se lamente sur la situation du monde qui l’entoure et décrit son activité principale avec ces mots : Courir et tuer. Une réplique qui définit et résume à merveille le film et ses deux prédécesseurs. Néanmoins dans ce dernier opus, ANDERSON nous amène au paroxysme de l’action stupide et sans intérêt. Les 10 premières minutes ouvre le film avec une scène d’action intense qui a pour but de nous montrer à quel point les créatures de ce monde ont mutées à cause du virus. Des monstres empruntés au jeu vidéo qui apparaissent un peu trop soudainement à mon goût dans l’histoire, comme beaucoup d’autres par la suite. Certains parmi eux sont d’ailleurs plutôt intéressants, mais la vitesse à laquelle défile les plans fait disparaitre toute possibilité d’observer et d’apprécier la créature qu’Alice est sur le point de terrasser. Car ce n’est pas une nouveauté, Alice était auparavant imbattable grâce à ces pouvoirs surhumain. Cependant même après les avoir théoriquement perdus à cause de Wesker, elle est toujours aussi rapide et forte, en somme, inarrêtable. Il n’y a donc aucunes raisons de frissonner face au danger quel cours, car elle s’en sortira irrémédiablement. Le problème c’est qu’après 5 films, elle a déjà presque tout fait, tuer tout ce qui était possible et imaginable. Il est donc difficile de proposer de nouvelles scènes où le monstre est censé être encore plus puissant que celui d’avant. Tellement difficile, qu’elle élimine une espèce énorme seulement quelques mouvements, pour nous montrer qu’Alice est toujours plus badass… Seulement à ce niveau-là de la série, cette scène n’apporte pas le même message et nous montre davantage la nécessité de vite terminer son histoire.

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Les personnages secondaires sont aussi utiles que les zombis du film.

Par ailleurs, la pénurie de nouveautés et d’innovations pour nous surprendre semble contraindre le film à opérer un nombre incalculable de screamer. En effet, dans les fameuses 10 premières minutes que j’évoquais précédemment, les effets destinés à nous faire sursauter surviennent toutes les 2 minutes ! Une technique dont les (mauvais) films à frissons abusent également. Voir cela prouve bien une chose, qu’ANDERSON n’a plus aucune idée pour effrayer son public avec le matériau de base de la série, soit les zombis. Cela est visible avec l’utilisation de la masse de Mort-vivants utilisée comme un outil, qui n’a même plus la vocation de faire peur. Ce phénomène était déjà visible dans les derniers films avec l’ajout en masse des créatures mutantes, mais l’arrivée abusive des screamers est révélateur.

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La puissance d’Alice dessert le personnage plus qu’autre chose.

Enfin, les personnages sont un véritable sketch. Je crois que c’est le premier film que je vois ou les rôles secondaires sont à ce point inutiles. Le groupe de survivants quel rencontre se compose de plusieurs individus dont Claire Redfield, le seul personnage déjà connu par Alice. Les autres membres n’ont AUCUN intérêt hormis celui de mourir les uns après les autres afin de nous montrer qu’il est quand même possible de perdre la vie (et oui avec Alice on oublie un peu). De surcroît, Albert Wesker, un méchant emblématique et charismatique au possible dans le jeu vidéo, était plutôt bien présenté par Shawn ROBERTS. Cependant malgré toute sa puissance qui nous est exposée dans les précédents films, sa présence dans ce dernier opus est uniquement dû au souci de la cohérence scénaristique et il est clairement visible qu’il a embêté le réalisateur. Il ne sert à rien, et la manière dont il est éliminé fait honte au personnage tant elle est pitoyable.

AVEC DU RECUL…
Malgré ma faible lueur d’espoir, ANDERSON finit de s’enfoncer avec ce Final Chapter. Dans la complète continuité des deux derniers films, l’essence de la série jeu vidéoludique est abandonnée voire même lynchée. Milla JOVOVICH quant à elle reste convenable même si le ras le bol est presque lisible sur son visage. Si on devait me demander ce qu’il faut retenir de ce dernier film, je me retrouverai bien embêter. La révélation finale censé être surprenante m’a fait l’effet d’une pierre dans une mare. Quant à la scène finale, on peut se demander si ANDERSON avait relu le titre de son film. A partir de là, le seul point de réjouissance que l’on peut soulever est la fin de la franchise. Merci Alice, tu as fait ton temps.

MA NOTE : 2/10


(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)