EN BREF :
Premier film de cette nouvelle année avec l’adaptation du roman de Patrick NESS par Juan Antonio BAYONA (L’orphelinat, The impossible). Placé en 10ème position de mes attentes de 2017 (classement) j’étais très curieux de voir dans quel univers l’histoire allait nous emmener. Avec un casting haut en couleur composé de Felicity JONES (Rogue One, Inferno), Sigourney WEAVER (Avatar, Alien), Liam Neeson (Taken, Batman Begins, Star Wars) et enfin du jeune Lewis MACDOUGALL (Pan), le film repose sur des bases plus que solides pour nous présenter son scénario.

Nous découvrons la vie d’un jeune garçon prénommé Conor O’MALLEY à l’imagination débordante. Un monde qu’il dessine et s’imagine pour fuir la solitude qu’il éprouve à l’école et affronter dignement la grave maladie de sa mère. Une situation difficile pour Conor qui n’a personne pour l’écouter, il ne peut donc compter que sur son propre monde imaginaire…

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Une affiche assez mystérieuse qui nous invite à découvrir le monde de Conor…

ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
Dramatico-fantastique, Quelques minutes après minuit nous emmène tout au long du film dans le monde d’un garçon « trop vieux pour être un enfant, trop jeune pour être un homme ». Une citation du film que je trouve tout simplement magnifique. La relation avec sa mère nous est montré au travers de différents moyens au cours du film : photos, vidéos, moments partagés joyeux/ tristes… Ne voyant plus vraiment son père, le jeune Conor déjà très mature pour son âge fait tout pour aider sa maman. Une relation émouvante que F. JONES (la mère) interprète avec douceur dans l’évolution de sa terrible maladie. Le maquillage y est certes pour beaucoup, mais elle n’en fait pas trop dans le registre et confirme après Rogue One son grand talent. La grand-mère de Conor (S. WEAVER) renforce la solitude et le renfermement sur lui-même du jeune garçon. N’étant pas très proche de cette dernière, il semble également être plus ou moins rejeté par son père qui prétend ne pas pouvoir l’accueillir dans sa maison. Un contexte où les personnages secondaires jouent un rôle essentiel dans la construction et la compréhension des émotions de Conor. Néanmoins, la grosse surprise du long-métrage est bel et bien son interprète : Lewis MACDOUGALL. Il est en effet assez impressionnant de voir un si jeune acteur jouer un rôle avec un regard si concerné par l’histoire de son personnage. Les yeux de l’acteur sont d’ailleurs à plusieurs reprises filmés en gros plans car la profondeur du regard est un élément important du scénario.

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Conor (Lewis MacDougall) en est presque troublant.

En outre, la créature du film qu’interprète L. NEESON est réussie. Nous voyons au travers de sa conception et de son comportement qu’elle n’est pas destinée aux enfants, et qu’elle est le fruit d’un esprit tourmenté. Possédant une voix très grave, une taille immense et une allure plus monstrueuse qu’amicale, le monstre n’est pas là pour nous attendrir car il est la création imaginaire de Conor. Chaque nuit à une heure précise, la créature revient voir le jeune homme dans un but précis bien que son entré en scène soit un peu trop brusque à mon goût. Les histoires narrées à ces moments-là donnent naissance à de belles scènes de dessins aquarellés.

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L’amour que Conor porte à sa mère est habilement retranscrit à l’écran.

En somme, le film nous invite à réfléchir sur des concepts intéressants qui sont très souvent clichés dans les histoires et comptes pour enfants. Il n’y bien souvent pas un seul méchant n’y un seul gentil. Mais simplement une personne qui peut-être les deux en même temps.  D’autre part, l’imagination de Conor intervient dans un but précis, délivrant par la même occasions un conseil, un message fort, que tout un chacun aimerait pertinemment suivre plus assidûment.

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Le monstre (L.NEESON) est très intéressant et jamais montré dans les bandes-annonces, ni sur l’affiche… Un très bon point qui attise notre curiosité.

AVEC DU RECUL…
Bien que je n’ai pas été totalement transcendé par ce film, j’attendais Quelques minutes après minuit pour son originalité. Contrat parfaitement rempli. Malgré un rythme très lent et à la limite du répétitif à mon sens, cet effet a le mérite de nous faire ressentir la solitude du personnage, ainsi que la difficulté à avancer chaque jour dans sa vie. A l’aide de son échappatoire imaginaire, Conor parvient à rompre cet effet quelques peu routinier et à obtenir une chance de changer les choses. Malheureusement pour lui, ce ne sera pas de la manière qu’il espérait. L’œuvre de BAYONA mérite ainsi que l’on s’intéresse à elle en raison d’une proposition qui intriguera chaque spectateur de la salle, de l’affiche en entrant au cinéma jusqu’au générique de fin. Certains éléments mériteraient même un second visionnage afin d’en comprendre plus amplement leur signification.

MA NOTE : 7/10

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)