EN BREF :
Après « Da Vinci Code » (2006) et « Anges et démons » (2009), Ron HOWARD est toujours aux manettes pour ce troisième film adapté du roman du même titre écrit par Dan BROWN. Robert LANGDON ne doit pas connaître l’ennuie puisqu’après ces deux premières aventures au cinéma, cette troisième est encore une fois loin d’être reposante. Sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, le Professeur se réveille à l’hôpital en possession d’un objet dont il ignore tout. Grâce à celui-ci, un palpitant jeu de piste va se mettre en place afin de retrouver Inferno. Une peste créée par un scientifique aux idées très arrêtées. Tout en retrouvant peu à peu sa mémoire, l’expert en symbologie va mener une course contre la montre de l’Italie à la Turquie afin de sauver la vie de milliards de personnes.

 

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ALORS CA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ?
En reprenant les principaux codes de ces prédécesseurs, « Inferno » séduit en maitrisant son sujet. Tension, mystère et double jeu font du scénario une réussite. Le roman de base est une source sûre, l’objectif pour David KOEPP (le scénariste également à l’œuvre sur le précédent opus) est de garder une certaine cohérence dans l’histoire. Une mission plus difficile qu’il n’y parait en raison de la densité d’informations que comporte le récit original. Là où « Da Vinci Code » restait très complexe aux premiers abords, « Inferno » est plus abordable, et au dépens d’explications plus profondes, l’entrée en matière est bien plus rapide. Du côté musical, Hans ZIMMER (Intersellar, Inception, The Dark Knight…) ne déçoit pas. Tantôt discrètes tantôt intenses, ses compositions accompagnent agréablement le déroulement de l’histoire jusqu’à un final réussi.

Affecté par son amnésie, de nombreux effets de trouble et d’hallucination sur ses souvenirs sont réalisés pour nous faire ressentir son désarroi et sa douleur. En effet, toutes nos réactions sont liées à celles de LANGDON puisque nous découvrons son passé et ses souvenirs au fur et à mesure que sa mémoire lui revient. C’est en cela que réside l’intérêt de débuter une histoire avec un personnage partiellement amnésique. Il ignore beaucoup d’éléments sur sa propre situation, tout comme nous devant le film. Sa propre recherche de souvenirs en apprend donc autant à lui qu’à nous. Une technique narrative évidemment souvent utilisée dans les thrillers et autres films dont le but est de nous faire frémir… De plus, le montage de ces fragments de souvenirs encore flous est à mon sens très bien réalisé. Les images y sont impressionnantes et très intrigantes lorsqu’on les voit pour la première fois.

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L’équipe devant le Duomo de Florence où une partie du film a été tournée.

Du point de vue casting, Tom HANKS est désormais habitué à jouer l’enquêteur aventurier, il n’y a donc pas vraiment de changement. La présence de Felicity JONES, dont le nom sera sur toutes les bouches lors de la sortie de « Rogue one : a Star Wars Story », est la bienvenue puisqu’elle accompagne agréablement et dignement le professeur. Quant à notre franchie Omar SY, il est loin d’être mauvais même si j’ai personnellement eu un peu du mal avec lui au début du film. Une réaction sans doute causée par la vision de le voir décrocher un téléphone rouge avec un exhibitionniste au bout du fil… Une vision pas si lointaine après tout même si son rôle dans « Intouchable » (2011) m’avait comme tous, impressionné. Cependant, une fois cet effet dissipé, je me suis laissé convaincre et ai plutôt apprécié son personnage malgré un nom bien trop « français » à mon goût : M. Bouchard. Que veux-tu, il faut bien entretenir nos clichés aux yeux des étrangers.

Comme ses prédécesseurs, « Inferno » nous fait visiter des lieux fabuleux de notre Histoire (Basilique Saint-Marc à Venise, Cathédrale Sainte-Sophie à Constantinople…). Ajoutez à cela une étude de l’histoire de l’Art par le biais des analyses et anecdotes de LANGDON, et le film n’en est que plus enrichissant et jouissif. (On pourra maintenant évoquer l’enfer de DANTE lors d’un débat, plutôt classe avoue…).
Enfin, mention spéciale pour le final, à la fois intense et assez crédible, il se déroule dans un somptueux décor auquel s’ajoute la musique trépidante de ZIMMER… Ainsi, je ne saurais que reprendre humblement les mots de M. LEPERS pour évoquer mon engouement à l’égard de cette scène : « Ah oui oui oui oui ».

Tom Hanks;Felicity Jones
Les anecdotes de LANGDON sont toujours aussi passionnantes.

AVEC DU RECUL…
Cet avitique n’est en somme pas très long mais le film ne m’inspirait guère plus… Non pas en raison de l’absence d’autres qualités ou défauts, mais tout simplement car il est efficace dans sa simplicité. « Inferno » reprend en tout point ce qui a fait son succès. Un scénario solide ; des retournements de situations plaisants ; quelques bonnes idées de réalisation comportant des plans valorisant l’Art et les paysages architecturaux ; des lieux et décors qui savent illustrer de la meilleure des manières les lignes du roman… Bref, toutes ces petites choses font que j’aime suivre les péripéties parfois grossières mais plaisantes du britannique et ses amis/ennemies. Si vous avez apprécié les précédents opus, vous serez également séduit par « Inferno ». A noter qu’il est le quatrième livre de la tétralogie mettant en scène les aventures de Robert LANGDON, le troisième étant « le symbole perdu ». Une affaire à suivre puisque son adaptation est à l’état de projet …

MA NOTE : 7,75/10

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(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film, voire me montrer que j’ai tort !)