EN BREF :
Deux ans après la sortie de Big Eyes, Tim BURTON nous présente Miss Peregrine et les enfants particuliers (« Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children »). Dans les salles depuis le 5 octobre 2016 dans l’hexagone, la scénariste Jane GODLMAN, connue pour être l’auteur de Kick AssKingsman et des 2 derniers X-men en date, adapte le roman de l’américain Ransom RIGGS, paru en 2011. Premier livre d’une trilogie, nous découvrons dès le début du film Jacob Portman (surnommé Jake) un Floridien de 16 ans à la vie routinière qui voit sa vie bouleversée par la mort subite de son grand-père Abe. Une disparition remplie de mystère et bien trop surprenante pour le jeune garçon, qui décide de partir au Pays de Galles vérifier les récits d’Abe. Doté d’un don particulier, il y découvrira l’orphelinat de Miss Peregrine, en ruine depuis la Seconde Guerre Mondiale… Avec le risque de ne jamais revenir à sa vie d’Américain, Jake aura la lourde tâche de sauver les enfants particuliers du danger qui les guettent.

Jake, prêt à accomplir sa mission.


ALORS ÇA DONNE QUOI CT’HISTOIRE ? 

Trêve de mondanité, que vaut cette belle histoire ? Si vous aimez l’esprit Burton, je ne peux que vous le conseillez. L’histoire d’un adolescent à la vie normale en banlieue avec une situation familiale compliquée, n’est d’ailleurs pas sans rappeler un certain Charlie BUCKET (et sa chocolaterie) …
Le rôle principal est tenu par l’interprète d’Hugo Cabret (2011), Asa BUTTERFIELD. Un jeu d’acteur assez plat et enfantin à mon sens, mais qui ma foi correspond très bien à ce genre de personnage (Aha, oui ça taille, mais en même temps, tu lis une critique, pas Harry Potter). Un jeune sans ami, un peu intellectuel, qui n’a pas d’amis (et oui intello oblige, c’est bien connu voyons…#leboncliché) qui est en réalité le type le plus courageux du monde sans le savoir. Malgré des moments où Jake devient très irritable, il n’en reste pas moins sympathique (niais), mais sympathique.
Du côté de MME : Eva GREEN – Miss Peregrine – vous ne pouvez que tomber sous son charme. La directrice de l’orphelinat évolue tout au long du film avec grâce, douceur, élégance… et noirceur. (t’enflammes pas l’ami, je m’explique). Celle qui interpréta la sulfureuse Artémise dans 300 : la naissance d’un empire (2014), se dévoile sous l’apparence d’une mystérieuse tutrice tout de noire vêtue. Un noir profond qui se mélange au bleu nuit, intensifiant ainsi son aspect magique et intriguant. Un regard tout aussi (trans)perçant qu’indescriptible, qui est à l’effigie du monde qu’elle protège et dirige.

Miss Peregrine, aussi mystérieuse qu’élégante.

Les enfants particuliers qui sont au nombre de… (va voir le film et tu compteras toi-même, un peu de suspense quand même !) sont aussi variés et différents qu’agréable. Ainsi, tant au niveau de leur âge que de leur particularité, il est plaisant de découvrir les spécificités de chacun. On notera quand même que certaines capacités sont plus WTF que d’autres, mais des fois il faut savoir dire « Et pourquoi pas ? ». Bien entendu, chaque enfant aura son rôle à jouer au cours du récit, et malgré un développement plus axé sur 1 personnage en particulier, les autres ne passent pas totalement a la trappe et inutile pour autant (contrairement à un certain Suicide Squad (2016), voui voui). Si une suite voyait le jour, il serait alors évidemment intéressant de voir l’évolution de ces derniers et de découvrir un peu plus encore leur personnalité et faculté.
Enfin, Samuel L. JACKSON qui me fascine autant qu’il me surprend dans le choix de ses rôles. Mais vive la diversité et la prise de risque ! (Jean DUJARDIN ne dira pas le contraire avec son Brice 3…). Dans la peau de M. Barron, (MICRO SPOILER ALERT MON POTE : l’adversaire principal de Jake) l’un des 8 salopards de TARANTINO en 2015, manque de fond. Il représente un personnage clé de l’histoire, mais pour moi, il n’est pas assez développé dans ses motivations et intentions. (Certes, c’est un film qui est aussi destiné aux « enfants », mais le méchant qui veut gouverner le monde, j’en fais une overdose. D’Toute facon on sait qu’il n’y arrivera pas). Avec un tel acteur, il était possible de lui donner beaucoup plus de profondeur et d’envergure (afin d’éviter les gestes dans tous les sens juste pour se justifier « Ahaha, je suis un méchant »). Malgré cela, il saura faire frémir les plus sensibles de par sa démence et surtout, ses acolytes.

En termes de frayeurs et de claquements de dents, BURTON dépasse largement Jafar et Scar (Bien que oui, je l’avoue, dans une moindre mesure, ils sont badass aussi, mais… voilà !). Les « sépulcreux », créatures invisibles pour la plupart et au régime alimentaire particulier, sont de vraies raisons pour donner des idées de cauchemars aux enfants ! La présence de ces monstres est un vrai point fort du film, car il permet à celui-ci d’obtenir un aspect bien plus sérieux et mature.
D’un point de vue réalisation, certaines scènes sont particulièrement plaisantes à voir. Ici, BURTON à su pousser son grain de folie à l’extrême, ce qui nous amène à admirer tantôt quelques beaux panoramas (mais trop peu pour un visionnage en 3D), tantôt des scènes d’actions rythmées, inédites et jouissives ! En dépit d’une logique parfois absente ou mise de côté, la fraîcheur des personnages parvient à nous faire oublier la raison afin de s’abandonner à leur univers. (Waouh, c’est beau ça…)



AVEC DU RECUL…
Si mon humble avitique s’intéresse autant aux personnages, c’est qu’ils sont l’essence même du long-métrage de BURTON. Les héros du film ont pour mission de maintenir le spectateur en haleine tout au long du visionnage, car il est évident que des personnages réussis et correctement développés, sont la condition sine qua non pour toucher et capter l’attention du public. Au travers d’une histoire intrigante et d’un univers envoûtant, il ne m’a pas paru difficile de se joindre à Jake pour partir à la recherche de ces enfants particuliers et de cette fameuse Miss Peregrine (juste pour elle, ça vaut le coup). Avec des cadres comme Eva GREEN et M. JACKSON, les jeunes sont bien entourés. Cependant, les particuliers et les autres font dans l’ensemble très bien leur travail, en réussissant à nous faire quitter 2016 l’espace de 2 heures, pour revenir en 1943…

MA NOTE : 8/10

Clique ici pour la bande annonce (VOST)

(Pour rappel, mon avitique est totalement subjectif ! C’est pour cela que je vous invite vivement à me donner le vôtre en commentaire… Ou tout simplement discuter du film voire me montrer que j’ai tort !)